RETOUR DE LA TRIUMPH TR7 V8 AUX ‘LEGEND BOUCLES’ AVEC BENOÎT GALAND.

 

 

 

 

Benoît Galand, l’un des tous meilleurs journalistes et rare journaliste-pilote Belge, septième participation avec jusqu’alors une onziéme plae lors de l’Édition 2017 avec ue Peugeot Coupé 504 V6 du Team FYL

Cette année, il conduisait la fameuse Triumph TR7 V8, voiture qui autrefois s’illustra en Championnat du Monde des Rallyes à la fin des années 70 aux mains du Britannique Tony Pond et du Français Jean Luc Thérier.

Entièrement reconstruite au cours des deux dernières années dans les ateliers de l’Équipe FYL, installée sur le Circuit du Luc, dans le Var.

 

 

Associé à Jonathan Lemaire, le week-end dernier au ‘Legend Boucles de Bastogne’ dans les Ardennes Belges, il nous raconte ses premiers tours de roue de cette Triumph ‘Newlook’ et plutôt performante !

« C’est une auto bien née car beaucoup de soins ont été apportés lors de sa reconstruction par l’Équipe technique de chez FYL. Mais comme bien souvent, elle n’est arrivée à Bastogne que deux jours avant le départ et la prise en mains, s’est résumée à quelques tours sur une piste d’École de conduite, près de Francorchamps. Ma première impression, fut immédiatement très positive, avec une voiture très saine, prévisible avec un moteur doté d’une sacrée pêche. Je me suis donc de ce fait tout de suite, senti à l’aise à son volant.

 

 

Samedi matin début des hostilités avec la première des 19 RT (Régularité Test en Spéciale) celle de Roumont, longue de 9,720 km.

6’20 soit le vingtième chrono, plus vite de neuf secondes que la voiture sœur du Team FYL de l’équipage avec le patron de l’Équipe, François Lethier navigué par le local, le très expérimenté Marc Sevrin.

Benoît nous confie :

« Un tracé super rapide, plutôt humide et gras avec quelques plaques de verglas. Donc satisfait et content de mon chrono car je découvrais l’auto, la spéciale et les conditions météo.

Spéciale suivante, dénommée Mirwart et développant 10,550 km sur des petites routes tracées au milieu des bois, vraiment très piègeuses car grasses.

Résultat ? 7’53, soit le 18ème chrono.

Benoît lâche :

« Encore une fois, je suis resté très prudent mais attentif et efficace car je la connaissais déjà, celle-là. Je continue de découvrir les réactions de l’auto et à bien les comprendre.

 

 

Suit le second passage dans la première spéciale où Benoît Galand se montre plus rapide !

« On gagne dix secondes par rapport au premier passage car plus en confiance et ce malgré une petite touchette avec un petit muret mais sans dommage.

Ensuite,  on apprend le retard de la spéciale suivante, retardée d’une heure trente et ce à cause d’un trop nombreux public et indiscipliné et mal placé. Ce qui a pour effet de bloquer les concurrents, car la police n’apprécie pas…

Finalement après quatre-vingt-dix minutes, les Legend peuvent reprendre.

« Je gagne six secondes malgré l’apparition de la pluie et deux grosses chaleurs me permettant de cerner les limites de l’auto.

 

 

On en vient a l’avant-dernière spéciale, la sixième de cette première partie de samedi, l’ES 5 de Withimont. 7 km 070, couverts en 5’18, soit le 20ème temps.

Benoit Galand, précise :

«C’était la 1ère fois que je roule sur des chemins de terre et de la caillasse et là je me rends compte que cette voiture est là dans son élément. Du coup j’attaque je mets le curseur.

 

 

Puis, arrive l’ES 6 d’Hardigny, longue de 14 km 110, que la TR7 couvre en 9’33 , synonyme de 24ème temps.

« La, je sens que j’ai un peu de difficulté à engager et enclencher la 1ère dans cette ES de grand garçon avec une moyenne super élevée. Malgré les problèmes de boîte, je me régale et je me réjouis à l’idée en soirée, de disputer les futures spéciales de nuit, la neige de surcroît étant annoncée.

Hélas, en voulant repartir de l’assistance de Bastogne, Benoît ne parvient plus à enclencher le moindre des rapports ! Les mécaniciens font malheureusement vite le constat que la butée hydraulique de l’embrayage ne répondait plus, créant une piscine d’huile sous la voiture…

L’abandon est inévitable au grand dam de l’équipage et de son préparateur qui la mort dans l’âme doit se rendre à l’évidence que ces ‘Legend’ sont terminées !

 

 

Alors que Benoît Galand et Jonathan Lemaire occupaient une belle dix-septième place au Classement Général Provisoire. Soit, franchement un superbe classement pour une voiture, cette Triumph TR7 qui disputait sa toute première compétition, vu la qualité du plateau.

Pour l’équipe technique de cette équipe FYL, Romain Delimbeuf et Didier Poilroux et le Team-Manager Christian de Barré, il s’agit d’un défaut de jeunesse, la voiture n’ayant jusqu’alors parcouru qu’une petite centaine de kilomètres en test, avec le Patron, François Lethier, à son volant !

François, qui avec sa 504 Coupé V6, terminait dimanche à une sensationnelle vingtième place de ces ‘Legend Boucles’, une réelle perf pour ce type de voiture, sur un tel parcours…

Chapeau à lui et à son navigateur, Marc Sevrin.

 

Gilles GAIGNAULT

Photos :
Jacques LETIHON- Jonathan LEMAIRE- AutoNewsInfo

 


LEGEND-BOUCLES-2018- La TRIUMPH TR7 de l’équipe FYL, a surpris pour ses débuts

 

 

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