NEIGE ET GLACE 2018 : LE MARATHON DES NUAGES …

 

 

 

Gros programme ce deuxième jour, il n’y a pas que dans les rallyes raids que l’on trace des étapes marathon !

Huit spéciales de régularité, 430 km au total dans la journée, six cols, dans des conditions parfois dantesques, voilà on retrouvé la vraie ambiance des rallyes de Monte Carlo et Neige et Glace des années soixante…

La journée a commencé par les ascensions dans le Vercors des cols de l’Echarasson et de Carri, à l’aveuglette sur des rails de neige.

 

 

C’est vraiment ce que m’ont raconté mes vieux potes du rallye mondial d’hiver, Neyret, Darniche, Andersson,  Waldegård, (on prononce valdégaurde)  on a retrouvé un rallye d’excellence et d’endurance…

Puis, phénomène classique, on passe le magnifique Col de Rousset, des lacets presque aussi beaux que la mondialement connue Tranfagarasan en Roumanie, en haut un tunnel, quand on entre on est dans la purée, quand on sort on est en pleine lumière, sur l’autre versant…

 

MÊME LES LIAISONS SONT MAGNIFIQUES

Encore de la neige ?

Incroyable alors qu’il n’est pas tombé un flocon en trois jours, mais sur ces routes peu empruntées, le gel a congelé le tissu neige-glace pour en faire un redoutable piège par endroits,.

Il arrive même qu’un secteur au soleil soit passé au noir et débouche sur un autre secteur gelé ou blanchi…

 

 

Et il arrive à des gens très bien de se faire piéger !

L’équipage père et fils Vervisch par exemple.

 

 

Aprés avoir remporté une belle première victoire en ZR lors du premier passage au circuit de Lans en Vercors, plus loin au col de la Haute Baume, la Porsche est partie dans un mur de neige et il a fallu une demi heure de pelletage et l’aide d’autres concurrents pour sortir l’auto…

 

 

Bien entendu, sur le plan sportif, une étape aussi longue était rêvée pour tenter de prendre le contrôle de la course.

Van Dalen a perdu du temps le matin – une seconde c’est  un point de pénalité et le mouchard GPS qui surveille la moyenne obligatoire imposée en spéciale pique le temps en plein d’endroits, pas seulement à l’arrivée de la spéciale-

Du coup, c’est un équipage français qui fait le bon coup, la Mazda No 45 de Serge Garosi et Valérie Fontaine gagne l’étape et prend la tête du groupe 4, devant la Fulvia de Canella et l’Amazone de Deflandre.

 

LA MAZDA DE GAROSI ET FONTAINE

 

Garosi a été champion de France des rallyes terre en 1988, il n’a pas perdu son coup de volant!

Un point technique explique aussi ce résultat, Garosi pilote une auto à moteur rotatif, la Mazda date de 1972, et le règlement lui donne un bonus sur ses pénalités, son total est multiplié par 0,8, on lui retire donc 20%  de ses points.

 

 

En groupe 5, on reste entre Belges, Van Dalen est encore leader, onze points devant Van Rompuy.

Cela dit, s’il ya des groupes dans les voitures historiques, en fonction de l’âge de l’auto, il ya aussi un classement scratch…

Qui donne Van Dalen quatre points devant seize points devant Van Rompuy et vingt trois points devant Deflandre.

Vraiment, le tête à queue est interdit!

 

IMAGE ABSOLUE DU RALLYE CLASSIC D’HIVER,C’EST ICI ET PAS AILLEURS…

 

En 4X4, la Delta intégrale de Figuiere et Pirotte a une avance confortable au classement, mais il reste une journée où l’on passera deux fois sur le circuit de glace de Serre Chevalier, où on peut perdre des pions, un tête à queue même repris tout de suite c’est dix à vingt points perdus…

Et en 4X4 c’est donc encore un équipage belge qui est aux commandes de la meute !

Notre ami et confrère Philippe Janssens, a recueilli quelques témoignages à l’arrivée:

 Patrick Zaniroli (France/Organisateur) : « Cette étape marathon restera à coup sûr dans toutes les mémoires. Tout d’abord je tiens à féliciter tous les équipages qui ont réussi à boucler les 430 kilomètres et les 8 ZR de cette magnifique journée entre le Vercors et les Hautes Alpes. Du côté sportif le sprint final s’annonce passionnant et je suis impatient de voir l’affrontement qui se prépare lors de la 3e et dernière étape ! »

 Yves Deflandre (Belgique/Volvo Amazon) : « Malgré la difficulté de maîtrise de la Volvo, nous avons vécu, Eddy et moi, deux étapes parmi les plus belles depuis nos débuts ici, voici près de dix ans. Tout le contexte de notre participation en hommage à Thomas Sorel ne rend que cette expérience plus belle ! »

Bref demain, l’erreur coûtera très cher chez les stars, tant mieux, les courses gagnées d’avance d’abord ça n’existe pas mais quand ça arrive c’est d’un ennui !

Jean Louis BERNARDELLI et Philippe JANSSENS

Photos: Richard BORD

Résultats  http://jbtimeconcept.be/live/ng2018/#!/overall/103

 

 

 

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