MOTOGP 2018 : VIÑALES SIGNE AVANT SEPANG, YAMAHA REPREND LA MAIN, ROSSI RIT… JAUNE !

 

 

VIÑALES EST PEINARD PENDANT TROIS ANS

 

C’est lors de la Présentation de l’Équipe d’Usine Yamaha à Madrid (la capitale espagnole, pour cause de sponsor) qu’a été faite soit une énorme erreur de communication, soit une grosse déclaration de guerre…

Tout en présentant les motos et leur nouvelle livrée, on a annoncé que Viñales avait déjà signé pour deux ans, 2019 et 2020 !

Et la presse s’est déchaînée sur cette info là au point que la présentation de la moto est passée quasiment à l’as !

Les motos, on les verra à Sepang pour les essais officiels à partir de dimanche, donc pas grave, mais la situation dans le team change du tout au tout.

Il faut remonter à quelques semaines avant cette présentation, quand Lin Jarvis, le team manager de Yamaha Factory, annonce qu’il en a marre de la dictature des pilotes et que ce sont les marques qui décident et non les pilotes…

Il est vrai que pour les Japonais de Yamaha, c’est limite humiliant d’entendre Rossi affirmer qu’il décidera s’il continue quand il aura vu ce que vaut la moto, après les six premiers GP.

 

LIN JARVIS

Sous entendu, quoi que je fasse, Yamaha me suivra…

Certes, Rossi reste le pilote le plus populaire au monde, transformant les publics de tous les GP (sauf en Espagne) en marée jaune.

Certes, Rossi reste le meilleur vendeur de motos du paddock, et le but de la course est justement de vendre des motos…

Mais dire à Yamaha que l’on verra si l’on continue ou non après six GP, si la moto est bonne, c’est un peu le monde à l’envers, même pour Rossi, il ya des règles à respecter, au moins en apparence.

 

ROSSI SUR LA DÉFENSIVE

 

Du coup, Yamaha signe Viñales avant même que la saison démarre, lui est peinard pour trois ans (alors que le moins que l’on puisse dire est qu’il manque de régularité) et Rossi voit le champ de bataille rétrécir…

Alors, il a été mis au courant de la signature de Viñales par Lin Jarvis deux jours avant la conf de présentation, Rossi lance la contre attaque et rétrécit les délais.

Au lieu d’attendre six GP, il se contentera des trois séances d’essais officiels d’avant saison et des trois premiers GP de l’année.

Il annonce aussi qu’il a déjà discuté avec Yamaha de la possibilité d’un contrat sur une seule année, au lieu des deux habituelles.

Donc 2019…

AMIS OU… AMIS ?

 

Et alors que Viñales est en mode sérénité, Rossi a une pression énorme, il doit faire de beaux résultats dès le début de saison, y compris en essais.

On sait aussi que s’il arrête, il montera à priori une équipe de MotoGP VR46, probablement avec Yamaha ce qui met Tech 3 en difficulté extrême à moins que Yamaha puisse et ait envie de faire rouler six motos au lieu de quatre.

On imagine enfin que s’il veut sortir de la course par la grande porte, il ne faut surtout pas faire l’année de trop…

Voilà, Yamaha a repris la main, Lin Jarvis était d’ailleurs absent de Madrid, pour cause de maladie, ce qui tombait bien  parce que lui et Rossi ce n’est pas le grand amour.

L’Anglais au sourire rare n’a pas pardonné à Rossi de faire partir Lorenzo chez Ducati…

 

CHEZ DUCATI AUSSI ON FAIT LES GROS YEUX AUX PILOTES EXIGEANTS

 

Ducati qui d’ailleurs met la même pression sur ses deux pilotes, eux n’ont jamais menacé de partir, c’est l’usine qui leur dit que ce ne seront plus les pilotes qui fixeront les tarifs…

La reprise en main est générale en fait…

Honda vient d’embaucher Puig comme team manager, Puig qui a été viré du stand de Pedrosa en 2014…

Puig qui a comme première tâche de garder Marquez en 2019 !

Oh les beaux jours !

(Merci à Samuel Beckett pour ma conclusion)

Jean Louis BERNARDELLI

Photos:
Yamaha    

 

 

 

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