AU ‘DAKAR’, PETERHANSEL-COTTRET REMPORTENT L’ÉTAPE ET REPRENNENT LA 2ème PLACE DERRIÈRE SAINZ-CRUZ.

 

 

Bien qu’ouvrant une étape très difficile en navigation et en pilotage, Stéphane Peterhansel et Jean-Paul Cottret ont roulé à fond pour tenter de gagner l’Étape et de reprendre la deuxième place au Classement général.

À l’arrivée ce mardi 16janvier 2018, mission remplie!

Avec Carlos Sainz et Lucas Cruz toujours leaders, deux PEUGEOT 3008DKR Maxi, pointent à nouveau en tête du ‘Dakar’ 2018.

Stéphane Peterhansel et Jean-Paul Cottret ont abordé cette dixiéme étape avec 7 minutes 5 secondes de retard sur le second au Général, le Qatari Nasser Al Attiyah.

Malgré le handicap d’ouvrir la route sur cette spéciale redoutable, les tenants du titre se sont livrés à un mano-à-mano, extrêmement serré avec leurs opposants directs.

Les deux équipages étaient d’ailleurs à égalité au premier waypoint du jour !

En dépit des difficultés extrêmes du parcours, l’équipage de la PEUGEOT 3008DKR Maxi N°300, s’est donné à fond et a remporté sa troisiéme victoire d’étape.

Une performance qui lui permet comme souhaité de reprendre la deuxiéme position au Classement général à 50 minutes 35 secondes de leurs équipiers, le duo Sainz-Cruz.

 

DAKAR 2018 Le 3008 DKR de Carlos SAINZ en ARGENTINE le 16 janvier.

Les leaders du Rallye, Carlos Sainz et  Lucas Cruz ont fait preuve de prudence dans cette spéciale particulièrement difficile en navigation, avec beaucoup de rios à traverser.

Ils ont ensuite augmenté le rythme lors de la seconde partie pour signer un superbe troisiéme chrono.

L’équipage Cyril Despres – David Castera, a rempli son rôle d’escorte du duo Sainz-Cruz, qu’il a attendu en début de spéciale. Cela ne l’empêche pas de signer  la septiéme meilleure performance du jour.

 

EN DIRECT DU BIVOUAC… PEUGEOT

Stéphane Peterhansel (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°300): 1er de l’Étape / 2ème au Général

« C’était hyper piégeux avec des pierres dans les rios, de l’herbe à chameau qui a allumé toutes les alarmes des amortisseurs… C’était compliqué en navigation mais nous n’avons pas fait de grosses erreurs, juste tourné un peu pour quelques waypoints. J’ai roulé le plus vite possible sachant que nous ouvrions la piste. Nous n’avons pas grand-chose à perdre. Nous sommes vraiment en mode attaque. Nous ne pouvons pas faire mieux. »

Carlos Sainz (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°303): 3ème de l’Étape 1er au Général

« Ça a été une journée très difficile ! La navigation était compliquée. Il y avait des endroits très accidentés et étroits, de nombreux rios à franchir… C’était vraiment piégeux. Je pense que c’est l’une des spéciales les plus difficiles que j’ai connues sur le Dakar. Je me suis montré très prudent lors de la première partie de l’étape, et j’ai attaqué un peu plus sur la deuxième.»

 

Cyril Despres (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°308): 7éme de l’étape / à confirmer au général

« Même si le rallye-raid un sport individuel lorsque l’on est sur la piste, nous faisons une bonne course d’équipe chez PEUGEOT. En partant deuxième ce matin, la stratégie était de laisser passer Carlos et Lucas dès le début de la spéciale. Nous avons essayé ensuite de les suivre et de les garder à vue pour leur porter assistance si besoin. C’est difficile dans certaines portions, où il est impossible de s’approcher à plus de 40 secondes. Dans ce cas, on espère que nos coéquipiers n’ont pas besoin de nous. Le Dakar est un énorme travail d’équipe pour tout le staff du team PEUGEOT Total. Il nous reste encore quatre jours avec David pour faire notre job correctement. Nous essayons d’être des coéquipiers modèles »

LE SAVIEZ-VOUS ?

Après une année 2016 faste qui s’était soldée par une augmentation de 20,80 % des ventes, la dynamique du Groupe PSA s’est confirmée sur le marché Argentin en 2017.

Fort d’une croissance de 21 % par rapport à la même période en 2016, le Groupe PSA a franchi la barre des 100.000 véhicules vendus sur les onze premiers mois de l’année 2017.

 

ÉTAPE 10 :
NASSER AL ATTIYAH EN MANQUE DE RÉUSSITE

De vastes étendues de sable, parsemées de broussailles touffues, des rios, ces lits de rivières asséchés, au sol copieusement ramolli par la chaleur écrasante, et une trace à faire au milieu.

Le menu du jour (372 kilomètres de spéciale), pour la reprise des hostilités entre Salta et Belen, en Argentine, avait tout du piège parfait. D’autant que pour corser encore la navigation, le roadbook se montrait avare en informations.

Deuxième ce mardi matin, Nasser Al Attiyah savait combien cette journée s’annonçait déterminante pour la lutte pour le podium, et il était bien décidé à frapper un grand coup.

À l’issue de la première partie de spéciale, il avait d’ailleurs repris plus de dix minutes au leader de la course, tandis qu’il maintenait le troisième en respect. Déterminé à poursuivre son effort, sur un deuxième tronçon encore plus difficile qui chamboulait littéralement la hiérarchie en motos, il voyait hélas son élan stoppé à soixante-dix kilomètres du but, par la rupture du demi-train arrière gauche de son Toyota Hilux, suite à des passages répétés dans de l’herbe à chameaux particulièrement éprouvante pour la mécanique.

Dixième finalement du jour à 29’16’’ du vainqueur, le Qatari n’en conserve pas moins la troisième place du classement général provisoire.

Giniel De Villiers et Bernhard Ten Brinke, ses équipiers au sein du Toyota Gazoo Racing, ne déméritaient pas non plus, en accrochant respectivement les deuxième (à 8’46’’) et cinquième (à 22’22’’) positions de l’étape.

Si bien que les deux équipiers sont toujours aux coudes à coudes pour le gain du quatrième rang.

La journée de ce mercredi constituera le deuxième morceau de bravoure Argentin, avec le passage dans les dunes redoutées de Fiambala (280 kilomètres de spéciale), où là encore, les débats risquent d’être animés…

À l’arrivée, Nasser Al Attiyah dressait un premier bilan de la journée et avouait :

« C’est une mauvaise journée pour nous. En même temps, je suis content d’être à l’arrivée, après avoir parcouru les soixante-dix derniers kilomètres avec le demi train arrière gauche cassé. Il y avait énormément d’herbe à chameaux, et c’est là qu’une pièce a cédé. C’est peut-être la conséquence d’une grosse réception de saut. C’est vraiment dommage car nous étions en train de réaliser une belle étape. Nous avions repris pas mal de temps au leader de la course sur le premier tronçon de spéciale. »

Giniel De Villiers, confiait, lui :

« J’ai un peu souffert aujourd’hui de maux d’estomac,  mais on a tâché de faire une belle étape, et nous avons seulement une crevaison à déplorer. Notre rythme était vraiment bon. C’était toutefois une journée particulièrement difficile, notamment la deuxième partie, avec énormément d’herbe à chameaux. J’ai une pensée pour tous les amateurs qui risquent de finir à la nuit, car nous avons été les premières voitures à en terminer et il était déjà 18 heures passé. D’autant que nous recommençons très tôt demain, pour un autre gros morceau avec Fiambala. J’y ai connu de très bons moments, d’autres très mauvais, j’espère donc que demain on privilégiera la première option! »

Enfin, Ten Brinke, expliquait :

« J’ai fait une erreur dans la première partie de spéciale en m’enlisant sur une dune. Cela nous a coûté huit minutes, on a en plus connu des difficultés pour actionner les vérins, ce qui nous a fait perdre deux minutes supplémentaires. Il faisait vraiment très chaud aujourd’hui, et avec tous ces buissons qui venaient boucher les aérations, il nous a fallu nous arrêter pour dégager les ouies, afin que notre Hilux ne chauffe pas. Dans le second tronçon, nous avons aussi eu une crevaison d’entrée. C’était clairement une journée difficile pour nous, avec pas mal de petits soucis, mais je suis content d’être venu à bout d’une étape aussi dantesque. »

 

LUCIO ALVAREZ REMONTE DANS LE TOP 10

 

Après une étape marathon  sans assistance dans laquelle l’équipage du Toyota 318, ait roulé toute la Spéciale 8, Uyuni-Tupiza, en deux motrices, Lucio a retrouvé le sourire.

À cause des conditions climatiques très mauvaises, l’arrivée fut épique à Tupiza où le bivouac était sous eau. Pour ces raisons, la dernière étape en Bolivie, celle du 15 janvier, a été annulée et les concurrents ont donc pu rallier Salta en Argentine tranquillement, en liaison.

Aujourd’hui, l’étape était coupée en deux Spéciales dont la première était loin d’être une balade de santé mais un parcours très dur en pilotage et en navigation.

Le moral au beau fixe et l’envie de se battre n’ont pas quitté Lucio Alvarez et Robert Howie qui ont fait une très belle journée et remontent dans les dix premiers, à la neuviéme place au classement général provisoire

Lucio qui lâchait et commentait à l’arrivée au bivouac de Belen, un sourire sur les lèvres :

 « Je suis vraiment content d’être enfin arrivé en Argentine, chez moi. C’était une étape difficile. La première partie de Spéciale était plus amusante que l’autre, avec des passages de dunes et de l’herbe à chameaux. Je connais bien la région, car je cours souvent ici, il y a donc des endroits que je n’aimais pas et que j’ai pu contourner. Dans la première Spéciale, nous avons perdu 7’ en cherchant un Waypoint et à cet endroit, il y avait une vingtaine de motos et autos qui tournaient en rond. Mon Sentinel (alarme entre concurrents) ne marchait pas, j’ai donc fait très attention à éviter les motos et les quads, ce qui m’a fait perdre un peu de temps aussi. Le deuxième secteur sélectif était très lent et cassé, pas du tout amusant mais pas difficile. »

PROCHAINE ÉTAPE

ÉTAPE 11 (MERCREDI 17 JANVIER) : BELÉN – CHILECITO. 746 KM DONT 280 KM DE SPÉCIALE

 

L’ordre de départ est déterminé par les chronos de la veille. Les dix voitures les plus rapides de l’étape 10, ainsi que les dix motos et les cinq camions les plus véloces, s’élanceront dans l’ordre de leur chrono, toutes catégories confondues.

Ils attaqueront alors « Super Fiambala« , l’une des spéciales les plus redoutées du ‘Dakar’ moderne dans une des zones ensablées les plus délicates d’Argentine. Si la chaleur est au rendez-vous, le sable n’en sera que plus meuble.

 

François LEROUX

Photos :
PEUGEOT – DPPI – RED BULL –TOYOTA

DAKAR 2018 Le 3008 DKR de Stéphane PEYERHANSEL en ARGENTINE le 16 janvier

CLASSEMENT PROVISOIRE DE LA DIXIÈME ÉTAPE

 

1.Stéphane Peterhansel (FRA) – Jean-Paul Cottret (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, en 4h 43minutes46s

2.Giniel de Villiers (AF Sud) – Dirk von Zitzewitz (AF Sud), Toyota 4WD, à 8minutes46s

3.Carlos Sainz (ESP) – Lucas Cruz (ESP), PEUGEOT 3008 DKR Maxi, à 13minutes7s

4.Sheikh Khalid Al Qassimi (Abu Dhabi) – Xavier Panseri (FRA), Peugeot 3008DKR Maxi, à 19minutes11s

5.Ten Brinke (HOLL) – Michel Perin (FRA), Toyota 4WD, à 22minutes22s

6.Jakub Przygonski (POL) – Tom Colsoul (BEL), Mini 4WD, à 23minutes42s

7.Cyril Despres (FRA) – David Castera (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 24minutes30s7

8.Orlando Terranova (ARG) – Bernardo Graue (ARG), Mini 4WD, à 26minutes59s

9.Mikko Hirvonen (FIN) – Andreas Schulz (ALL), Mini 2WD, à 27minutes41s

10.Al Attiyah (QAT) – Matthieu Baumel (FRA), Toyota 4WD, à 29minutes16s

 

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS LA DIXIÈME ÉTAPE

  1. Carlos Sainz (ESP) – Lucas Cruz (ESP), PEUGEOT 3008 DKR Maxi, en 32h 10minutes53s
  2. Peterhansel (FRA) – Jean-Paul Cottret (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 50minutes35s
  3. Nasser Al Attiyah (QAT) – Matthieu Baumel (FRA), Toyota 4WD, à 1h 12minutes46s
  4. Bernhard Ten Brinke (HOLL) – Michel Perin (FRA), Toyota 4WD, à 1h 22minutes15s
  5. Giniel de Villiers (AF Sud) / Dirk von Zitzewitz (AF Sud), Toyota 4WD, à 1h 22minutes48s
  6. Jakub Przygonski (POL) – Tom Colsoul (BEL), Mini 4WD, à 2h 29minutes11s
  7. Sheikh Khalid Al Qassimi (Abu Dhabi) – Xavier Panseri (FRA), Peugeot 3008DKR Maxi, à 2 h 51minutes46s

 

Cyril Despres (FRA) – David Castera (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, en 44h 47minutes28s

 

 

Dakar Rallye-Raid

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