LE ‘TEAM PEUGEOT TOTAL’ CONTESTE LA SANCTION INFLIGÉE À L’ÉQUIPAGE SAINZ-CRUZ.

 

 

 

Sur le ‘Rallye Dakar’, ce lundi 15 janvier 2018, le Collège des Commissaires sportifs, a pénalisé l’Équipage de la PEUGEOT 3008DKR Maxi N°303, de dix minutes pour un comportement en piste prétendument dangereux lors de la septième étape.

Le Team PEUGEOT Total a annoncé son intention de faire appel de cette décision, qu’il juge infondée et incompréhensible.

 

DAKAR 2018 – Le 3008 DKR de Carlos SAINZ en BOLIVIE.

 EXPLICATIONS

 

Le concurrent N°254, engagé en Quad, a porté réclamation à l’encontre de l’équipage Sainz-Cruz, auquel il reproche un comportement dangereux au km 184 de la septièmes spéciale.

Consécutivement à cette réclamation, Carlos Sainz a été convoqué par le Collège des Commissaires ce lundi 15 janvier, à Salta, en Argentine.

Il a pris connaissance de la réclamation et conteste qu’il y ait eu contact avec le concurrent, soutenant au contraire que sa réaction avait permis d’éviter la collision qui aurait été nécessairement désastreuse au vu de la vitesse de la voiture.

Quelques heures plus tard, le Collège des Commissaires du ‘Dakar’ a annoncé une sanction arbitraire de dix minutes à l’encontre de l’Équipage de la PEUGEOT 3008DKR Maxi N°303.

Suite à cette décision, le Team PEUGEOT Total a annoncé son intention de faire appel de cette décision qu’il juge infondée et injuste.

 

DAKAR 2017 Carlos SAINZ Équipe PEUGEOT

EN DIRECT DU BIVOUAC… PEUGEOT

 

Carlos Sainz (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°303)

«  Je suis très contrarié par cette décision. La description faite par le pilote de quad n’est pas conforme à la réalité. J’ai au contraire permis d’éviter l’accident. Je suis désolé de ce que lui est arrivé, mais en ce qui me concerne je suis arrivé sur lui et j’ai actionné le système Sentinel. Il s’est écarté et m’a regardé Il y avait beaucoup d’espace mais le terrain était très boueux. Il a perdu le contrôle et est revenu sur la piste. J’ai fait un écart pour l’éviter. C’est passé près mais nous ne nous sommes pas touchés. Je constate qu’il termine douziéme de l’étape. Si je l’avais heurté, je me serais bien sûr arrêté. Je n’approuve absolument pas cette décision.»

 

Bruno Famin, Directeur de PEUGEOT Sport :

« Cette décision est incompréhensible. Il n’y a aucun élément concret dans le dossier. C’est parole contre parole. Pour nous, il est évident qu’il n’y a pas eu de choc entre le quad et la voiture. Si l’impact avait eu lieu tel que le pilote du quad le prétend, il est à craindre qu’il ne serait plus là pour en parler, vu la vitesse de la voiture. Toutes nos datas confirment la version de Carlos, qui a par ailleurs toujours montré un comportement exemplaire. Le pilote qui dit avoir eu son quad endommagé dans cet incident termine douzième de cette étape et dixiéme de la suivante, deuxième partie de l’étape marathon. La sanction de dix minutes est complètement arbitraire. Le collège des commissaires reproche à Carlos de ne pas s’être arrêté, alors qu’il n’y a pas eu de choc. De plus, à supposer que le comportement de Carlos puisse être reproché par le collège, ce genre d’infraction devrait faire l’objet d’une amende et non pas d’une pénalité en temps – dont le montant est totalement arbitraire – qui impacte le déroulement de la course. Bien sûr, nous avons signifié notre décision de faire appel. Il est du coup probable que nous ne connaitrons pas le vainqueur du Dakar 2018 à Cordoba, samedi. Outre la question de principe, être leader avec 1 h 06 ou avec  56 minutes, ce n’est pas du tout la même chose surtout lorsque l’on doit affronter des étapes, comme celles qui nous attendent dans les jours qui viennent. »

Une chose est certaine, comment donner raison au Pilote du Quad, qui obtient une très satisfaisante position à l’arrivée de la spéciale et qui n’a pas été blessé !

Une fois de plus, les Commissaires se comportent comme des ‘petits chefs’ et décident d’infliger une sanction, attribuant une pénalité qui n’a pas lieu d’être…

 

 PROCHAINE ÉTAPE

ÉTAPE 10 (MARDI 16 JANVIER) : SALTA – BELÉN. 795 KM DONT 372 KM DE SPÉCIALE

 

La montagne laisse place au sable et à la végétation. Au programme de cette première spéciale du jour (206 km) : des dunes inédites sur un vaste plateau sablonneux.

Les Concurrents croiseront ensuite les Équipes d’Assistance cheminant en direction de Belén.

Ces dernières auront exceptionnellement l’autorisation d’intervenir en cas de besoin.

La deuxième spéciale du jour (166 km) sera placée sous le signe de la navigation avec des croisements de rios en fin de parcours.

 

François LEROUX

Photos :
PEUGEOT-DPPI- RED BULL

 

DAKAR 2018 – Le 3008 DKR de Carlos SAINZ en BOLIVIE.

LE CLASSEMENT GÉNÉRAL APRÈS LA HUITIEME ÉTAPE

L’appel étant suspensif, le Classement demeure celui édité à l’issue de l’étape 8

 

  1. Carlos Sainz (ESP) – Lucas Cruz (ESP), PEUGEOT 3008 DKR Maxi, 27 heures 04 minutes
  2. Nasser Al Attiyah (QATAR) – Matthieu Baumel (FRA), Toyota 4WD, à 1 h 06 minutes 37s
  3. Stéphane Peterhansel (FRA) – Jean-Paul Cottret (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 1 h 13 minutes 42s
  4. Bernhard Ten Brinke (HOLL) – Michel Perin (FRA), Toyota 4WD, à 1 h 23 minutes
  5. Giniel de Villiers (AF Sud) – Dirk von Zitzewitz (AF Sud), Toyota 4WD, à 1 h 37 minutes 09s
  6. Jakub Przygonski (POL) – Tom Colsoul (BEL), Mini 4WD, à 2 h 28 minutes 36s
  7. Martin Prokop (Tchéquie)- Jan Tomanek (Tchéquie), Ford 4WD, à 2 h 43 minutes 30s
  8. Sheikh Khalid Al Qassimi (Abu Dhabi) – Xavier Panseri (FRA), Peugeot 3008DKR Maxi, à 2 h 55 minutes 42s
  9. Peter Van Merksteijn (HOLL) – Maciej Marton (POL), Toyota 4WD, à 4 h 59 minutes 41s
  10. Nicolas Fuchs (PER) – Adrian Mussano Fernando (ARG), Borgward 4WD, à 6 h 34 minutes 09s
  11. Cyril Despres (FRA) – David Castera (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 44 h 46 minutes 5s

 

Dakar Rallye-Raid

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