VICTOIRE D’ÉTAPE DE CARLOS SAINZ, LES PEUGEOT 3008DKR MAXI SIGNENT LEUR TROISIÈME DOUBLÉ SUR LE DAKAR 2018.

 

 

Après les équipages Français Despres-Castera, Loeb-Elena et Peterhansel-Cottret, c’est au tour ce jeudi 11 janvier du duo Espagnol Sainz-Cruz, de la ‘Dream-Team’ Peugeot, de décrocher une victoire d’étape sur ce Dakar 2018, à l’issue d’une 6ème étape, longue de 313 km, commencée au Pérou et terminée dans l’Altiplano Bolivien.

Le Dakar quittant momentanément le  sable pour attaquer la montagne. Malgré la raréfaction de l’oxygène à des altitudes allant jusqu’à 4732m, les PEUGEOT 3008DKR Maxi, ont délivré aujourd’hui une excellente performance et signé leur 3ème doublé PEUGEOT depuis le début du rallye, millésime 2018.

 

DAKAR 2018 Le 3008 DKR PEUGET de Carlos SAINZ

 

Dès le premier waypoint du jour, l’équipage Carlos Sainz-Lucas Cruz, a affiché un rythme prudent mais soutenu, qu’il a conservé jusqu’à l’arrivée. Le passage de la frontière entre le Pérou et la Bolivie et la beauté du Lac Titicaca, bordant la spéciale, n’ont nullement perturbé le duo Espagnol qui remporte sa 1ère victoire d’étape de l’année et la 4ème de la PEUGEOT 3008DKR Maxi sur ce rallye-raid le plus difficile au monde.

Il en profite pour réduire son retard sur les leaders au classement général, pointant désormais à 27’10’’ du 1er, le tandem Peterhansel-Cottet .

 


DAKAR 2018 Le 3008 DKR de PETERHANSEL.

 

 

Fidèles à leur stratégie, Stéphane Peterhansel et Jean-Paul Cottret, ont effectué une étape à un rythme de métronome. Classés seconds de l’étape, ils renforcent encore leur avance au classement général sur la concurrence.

 

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DAKAR-2018-Le-3008-DKR-de-Cyril-DESPREZ-et-Dvid-CASTERA

 

Désormais épargné par la pression d’un résultat au classement général, l’équipage Cyril Despres-David Castera, a roulé à son rythme sans rencontrer de problème technique et veillant sur ses équipiers à l’avant. Il termine cinquième de l’étape.

 

EN DIRECT DU BIVOUAC… PEUGEOT

 

Carlos Sainz (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°303): 1er de l’étape / 2e au Général

« Après cinq jours dans le sable nous retrouvons des pistes dans lesquelles la navigation joue un rôle moins important. La deuxième section de l’étape était vraiment très rapide. Je me suis bien senti dans cette spéciale et je suis très content de remporter ma première victoire d’étape au volant de la PEUGEOT 3008DKR Maxi. L’altitude était élevée aujourd’hui puisque nous sommes montés jusqu’à 4732 mètres mais cela ne m’a pas posé de problème pas plus qu’à la voiture. Je m’étais préparé à cela. »

 

Stéphane Peterhansel (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°300): 2e de l’étape / 1er au Général

« Il faut considérer cette étape comme une journée de transition. Nous sortons de cinq jours compliqués dans le sable péruvien et nous rentrons dans une étape bolivienne où il n’y avait pas de problème de navigation. La difficulté était plutôt de s’adapter un peu à l’altitude. C’est le type d’étape où l’on ne peut pas faire de gros écarts. Nous n’avons pas voulu trop attaquer pour ne pas faire d’erreur et endommager la voiture. Nous perdons quelques minutes sur Carlos mais rien de bien grave, nous augmentons l’écart avec nos concurrents à 1h20, c’est déjà mieux que ce que nous espérions. »

 

Cyril Despres (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°308): 5e de l’étape, à confirmer au Général

« L’altitude ne nous a pas posé de problème. Après toutes les mésaventures que nous avons vécues depuis deux jours, ce ne fut pas facile de se remettre en action en étant au maximum. L’enjeu est surtout d’être présent pour soutenir les deux autres 3008DKR Maxi. Cela ne sert à rien de prendre des risques. Nous avons roulé à un rythme moyen sans faire d’éclats ans sur ce parcours assez humide. Et puis, je serai passé au moins une fois au bord du Lac Titicaca. C’est déjà ça. »

 

DAKAR 2018 – Le TOYOTA de Nasser AL ATTIYAH et Mathieu BAUMEL

ÉTAPE 6 : TIR GROUPÉ DES TOYOTA HILUX

 

Les sommets enneigés surplombant Arequipa, la ville de départ du jour, ne laissaient guère de doutes quant à la nature de l’étape à venir, elle allait être montagneuse, avec l’ascension vers l’Altiplano le long du lac Titicaca et La Paz, plus haute capitale en Bolivie au monde, via des pistes rapides.

À pareille altitude, 4600 mètres pour le point culminant de la spéciale, la raréfaction de l’oxygène a non seulement des effets néfastes sur les organismes, souvent en proie à des maux de tête, mais aussi sur le fonctionnement des moteurs, qui perdent de leur puissance.

A fortiori lorsqu’ils sont atmosphériques comme le V8, pourtant brillant du Toyota Hilux. Sous la pluie qui s’invitait à la fête, il fallait donc toute la détermination et le talent de Nasser Al Attiyah, Giniel De Villiers et Bernhard Ten Brinke pour permettre au Toyota Gazoo Racing, de réaliser un tir groupé aux troisième, quatrième et septième places, avec un débours de temps limité.

Des performances qui leurs permettent de maintenir le leader de l’épreuve sous pression à l’orée de la journée de repos à La Paz. Une journée de repos bienvenue pour recharger les batteries avant une deuxième de partie de course qui s’annonce tout autant palpitante et incertaine.

Elle débutera sur les chapeaux de roues après demain samedi, avec la première partie de l’étape dite marathon, entre La Paz et Uyuni (425 km de spéciale) en Bolivie, où les équipages devront se débrouiller seuls le soir venu pour assurer l’assistance de leur monture.

Avant d’enchaîner le lendemain par près de cinq cent kilomètres supplémentaires de chrono jusqu’à Tupiza. Autant dire un sacré morceau de choix en deux temps à venir..

 

DAKAR 2018 – Vue de l’interieur du cockpit du TOYOTA de Nasser AL ATTIYH – Photo Mathireu BAUMEL

 

Al Attiyah qui confiait :

« Ce n’était pas une spéciale facile, avec de la pluie, de la neige, décrivait Nasser Al Attiyah. Elle était aussi très rapide, or avec notre moteur atmosphérique, on manquait de puissance, de vitesse de pointe également, comparé aux turbo diesel de nos principaux concurrents. La journée de repos arrive à point nommé après une première semaine difficile. Mais nous allons continuer à attaquer et mettre la pression sur nos adversaires. »

Quant à Ten Brinke, lui il lâchait :

« La première partie du chrono s’est bien passée pour nous. Sur la deuxième, c’était impossible ne serait-ce que de suivre les Peugeot, ils ont tellement de puissance comparé à nous. J’étais derrière Peterhansel, et il volait littéralement dans les flaques d’eau, tandis que moi j’étais obligé de choisir de nouvelles trajectoires à gauche ou à droite. Peut-être aurions-nous pu opter pour des réglages plus typés rallye, car l’auto bougeait un poil trop à mon goût, mais je suis content d’être troisième à la journée de repos. Je m’y attendais pas, pas grand monde ne s’y attendait je pense ! On va tâcher de continuer sur notre lancée. »

Et Giniel de Villiers, concluait :

« On a connu une première semaine correcte. Dommage que nous soyons restés longtemps enlisés au cours de la quatrième étape dans les dunes. Aujourd’hui encore, on a effectué une bonne spéciale. La route est encore longue jusqu’à l’arrivée, on a disputé six étapes, or il en reste encore huit à négocier. Beaucoup de choses peuvent encore survenir, notamment du côté de Fiambala et Belen, même s’il ne faudra pas non plus négliger l’étape marathon d’Uyuni. Si tu te fais piéger sérieusement dans Fiambala, tu peux perdre facilement une heure. »

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

 

PEUGEOT a déjà remporté une victoire sportive en Bolivie. C’était en 1979, lors du premier Rallye Codasur désormais connu comme le Rallye d’Argentine, épreuve phare du Championnat du Monde des Rallyes WRC. Les PEUGEOT 504 officielles des équipages Guichet-Todt et Lefebvre-Rouget, avaient signé un doublé à l’issue d’une course tumultueuse.

Prévu sur un parcours passant par l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie et le Pérou, le rallye avait été interrompu en Bolivie suite à des troubles politiques.

 

PROCHAINE ÉTAPE

Pas de spéciale à disputer. Journée de repos ce vendredi 12 janvier à La Paz.

François LEROUX

 

Photos :
PEUGEOT-DPPI-RED BULL

 

DAKAR 2018 LQE 3008 DKR de PETERHANSEL-COTTRET

 CLASSEMENT DE LA SIXIÈME ETAPE

  1. Carlos Sainz (ESP)- Lucas Cruz (ESP), PEUGEOT 3008 DKR Maxi, en 2 h 53’30s
  2. Stéphane Peterhansel (FRA) – Jean-Paul Cottret (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 4’06s
  3. Nasser Al Attiyah (QAT) – Matthieu Baumel (FRA), Toyota 4WD, à 5’5s
  4. Giniel de Villiers (AF Sud) / Dirk von Zitzewitz (AF Sud), Toyota 4WD, à 5’31s
  5. Cyril Despres (FRA) – David Castera (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 8’49s
  6. Mikko Hirvonen (FIN) -Andreas Schulz (All), Mini 2WD, à 9’31s
  7. Bernhard Ten Brinke (Holl) – Michel Perin (FRA), Toyota 4WD, à 9’31s
  8. Lucio Alvarez (ARG) – Robert Howie (ZAF), Toyota 4WD, à 12’26
  9. Martin Prokop (Tchéquie) / Jan Tomanek (Tchéquie), Ford 4WD, à 12’31s
  10. Jakub Przygonski (POL) – Tom Colsoul (BEL), Mini 4WD, à 12’39s

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS LA SIXIÈME ETAPE

  1. Stéphane Peterhansel (FRA) – Jean-Paul Cottret (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, en 16 h 25’2s
  2. Carlos Sainz (ESP) – Lucas Cruz (ESP), PEUGEOT 3008 DKR Maxi, à 27’10s
  3. Bernhard Ten Brinke (Holl) – Michel Perin (FRA), Toyota 4WD, à 1 h 20’41s
  4. Nasser Al Attiyah (QAT) – Matthieu Baumel (FRA), Toyota 4WD, à 1 h 24’20s
  5. Giniel de Villiers (AF Sud) Dirk von Zitzewitz (AF Sud), Toyota 4WD, à 1h35’59s
  6. Jakub Przygonski (POL) – Tom Colsoul (BEL), Mini 4WD, à 2h 25’16s
  7. Martin Prokop (Tchéquie) – Jan Tomanek (Tchéquie), Ford 4WD, à 2 h 25’52s
  8. Khalid Al Qassimi (Abu Dhabi) – Xavier Panseri (FRA), Peugeot 3008DKR Maxi, à 2 h 29’6s
  9. Eugenio Amos (ITA) – Sébastien Delaunay (FRA), Buggy 2WD, à 2 h 30’58s
  10. Patrick Sireyjol (FRA) – François-Xavier Béguin (BEL), Buggy 2WD, à 3 h 25’35s

 

Dakar Rallye-Raid

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