NOUVELLE VICTOIRE DE LA PEUGEOT 3008DKR MAXI MAIS ABANDON DE LOEB-ELENA AU ‘DAKAR’ 2018 !

 

 

La cinquième et dernière étape Péruvienne reste dans la même veine que les précédentes. Le sable est au rendez-vous et en grande quantité ! Ce qui ne facilite pas la tâche des autos et des camions, dont le parcours du jour est différent des motos et quads. La région de Tacana et ses montagnes de dunes est notamment sans pitié.

Mais les concurrents peuvent aussi respirer avec un passage sur la plage avant une longue liaison vers Arequipa.

Leader du classement général, l’équipage Peterhansel-Cottret a remporté, lors de cette terrible 5ème journée de course au Pérou, la 3ème victoire d’étape de la PEUGEOT 3008DKR Maxi.

 

DAKAR 2018 Abandon pour le 3008 DKR PEUGEOT de LOEB suite plantage sur une dune et blessure au coccyx de son navigateur Daniel ELENA.

 

Hélas, le duo Sébastien Loeb-Daniel Elena, a été , lui, contraint à l’abandon à l’issue de la 1ère section chronométrée, après un choc dans les dunes, ayant affecté l’état de santé de Daniel Elena.

Déjà en tête du Classement général, le commando Peterhansel-Cottret, sort grand vainqueur d’une 5ème étape qui laissera des traces dans les esprits de nombreux concurrents. Les tenants du titre ont par ailleurs signé aujourd’hui leur 1ère victoire d’étape de l’année!

Une superbe performance, laquelle leur permet de porter leur avance au classement général à 31minutes.

 

 NOUVELLE VICTOIRE DE LA PEUGEOT 3008DKR MAXI MAIS ABANDON DE LOEB-ELENA AU DAKAR 2018

 

Malheureusement, la journée de l’équipage Loeb-Elena, s’est, elle, rapidement transformée en un immense  cauchemar…

Après une première séance de ‘jardinage’ en début d’étape, le duo est tombé dans un trou, en voulant éviter un autre concurrent à l’arrêt sur une dune.

Suite à ce choc important, Daniel Elena a éprouvé de vives douleurs au niveau du sternum et du coccyx. Il a fallu attendre l’intervention d’un camion pour que la PEUGEOT 3008DKR Maxi, néanmoins intacte, puisse reprendre son parcours.

Ne pouvant tenir en position assise, Daniel Elena n’avait d’autre choix que de renoncer à l’issue de la première boucle chronométrée.

L’équipages conduit actuellement l’auto sur la route d’assistance en direction du bivouac d’Arequipa, où il sera pris en charge par l’équipe médicale.

 

DAKAR 2018 Le 3008 DKR PEUGET de Carlos SAINZ

 

De leurs côtés, les Espagnols Carlos Sainz et Lucas Cruz réalisent une belle opération dans les dunes et se maintiennent dans un bon rythme sans prendre de risque.

4ème de l’étape, ce duo talonne désormais la paire Peterhansel -Cottret, occupant la seconde position du classement général provisoire.

Après ses mésaventures d’hier mardi et seulement … 1 h 30 de sommeil, le tandem Despres-Castera, est parti des… 4 h 40 ce matin, comme prévu , grâce au formidable travail des mécaniciens et techniciens de l’équipe Peugeot, à l’ouvrage toute la première partie de nuit pour remettre leur 3008 DKRV, en état de reprendre la piste et de poursuivre ce Dakar…

La fatigue se faisant cruellement sentir, les deux hommes, ont du coup, commis quelques erreurs en fin de parcours mais ont mené leur mission à bien, en ramenant la voiture à bon port, veillant les arrières de leur co-équipiers.

 

DAKAR 2018 – Stéphane PETERHANSEL.

EN DIRECT DU BIVOUAC… PEUGEOT

 

Bruno Famin, Directeur de PEUGEOT SPORT, Team Manager PEUGEOT Total :

« Ce Dakar 2018 est très compliqué et il se passe des choses importantes tous les jours. On ne sait vraiment pas comment ça va finir. Même si on mène largement au Classement général aujourd’hui, au rythme où vont les choses on ne peut être sûr de rien! On savait aujourd’hui que c’était la dernière, mais la plus compliquée, des étapes de sable et elle a été terrible pour beaucoup de concurrents. Sébastien et Daniel n’ont vraiment pas eu de chance, car c’est en voulant garder de la vitesse qu’ils sont tombés dans ce trou qu’ils n’ont pas vu. C’est d’autant plus difficile à accepter que la voiture est intacte, mais il est clairement impossible pour Daniel de continuer dans ces conditions »

 

Stéphane Peterhansel (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°300): 1er de l’étape / 1er au Général

« Je ne fais pas une mauvaise opération aujourd’hui, c’est sûr, mais ce n’était pas non plus une course parfaite pour nous. Nous avons perdu de la pression et on a déjanté donc nous avons dû nous arrêter et on a perdu plusieurs minutes. On a aussi fait une erreur de navigation à la fin de l’étape. On n’arrivait pas à trouver un way-point. On a tourné plus de deux minutes. Donc ce n’était pas parfait, mais comparé aux autres ce n’était pas si terrible. Je suis vraiment déçu pour Cyril, c’est mon ami. C’est décevant aussi pour Sébastien et Daniel, mais c’est la course, c’est le Dakar… »

 

Carlos Sainz (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°303): 2ème de l’étape / 2ème au Général

« C’était une étape très compliquée et on aurait pu perdre beaucoup. On n’est pas 100% satisfait de la journée mais on termine sur une position satisfaisante et on est bien placé au Général. On veut continuer sur cette lancée pour atteindre La Paz sans encombre. »

 

Cyril Despres (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°308): 8ème de l’étape

« Nous sommes très contents d’être toujours en course. C’est la chose la plus positive qui nous soit arrivée ces deux derniers jours. Nous avons passé dix heures épuisantes dans la poussière, dans la nuit, dans le stress. Nous avons puisé dans nos réserves, sans direction assistée et peu de sommeil. La 1ère section de spéciale aujourd’hui a été bonne. Nous nous sommes arrêtés dix minutes auprès de  Sébastien et Daniel pour voir de quelle manière nous pouvions les aider mais il n’y avait rien que nous puissions faire. Nous avons manqué de lucidité dans la 2ème spéciale à cause de la fatigue accumulée hier. Sur la fin, nous avons privilégié le fait de rentrer en sécurité sans abimer la voiture. Nous finissons malgré tout 8ème de l’étape. Ces deux derniers jours nous donnent de l’expérience importante pour la suite. »

 

Sébastien Loeb (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°306) : Abandon lors de l’étape 5 :

« Notre début d’étape a été très compliqué. Nous nous sommes ensablés rapidement une 1ère fois. Le sable était extrêmement mou et la voiture ne montait pas les dunes. Les traces des concurrents qui nous ont doublés entre temps nous ont aidées par la suite. Nous sommes revenus sur un concurrent bloqué sur une crête. Pour ne pas être obligé de s’arrêter dans la montée, j’ai choisi l’option de le contourner par la droite. Il y avait un trou derrière la crête que nous n’avions pas vu. Nous avons tapé fort. Il n’y avait rien à faire si ce n’est attendre le camion qui nous a sorti en quelques minutes. Daniel a eu très mal suite au choc. Nous avons  fini la spéciale au ralenti pour ne pas aggraver son état. Au vu de la blessure de Daniel, nous n’avons pas d’autres solutions que d’abandonner. »

 

Daniel Elena (PEUGEOT 3008DKR Maxi n°306): Abandon lors de l’étape 5 :

« Nous sommes tombés dans une sorte d’entonnoir de sable mou qui n’était pas visible. Ce fut un gros choc. J’ai tout de suite ressenti une vive douleur au sternum et au coccyx qui ne s’est pas dissipée. Nous avons dû terminer la spéciale au ralenti tellement j’avais mal. J’étais obligé de me raidir dans l’habitable afin d’éviter la douleur de la position assise. D’habitude, je ne lâche rien mais, là, je ne me sens vraiment pas de continuer un terrain où il y a autant de compressions. »

DAKAR 2018 Le TOYOTA Hilux de REN BRINKE et Michel PERIN

 

LES TOYOTA HILUX FONT DE LA RÉSISTANCE

Quadruple vainqueur de l’épreuve (1994, 1995, 1996 et 2014), Michel Perin, le navigateur du Hollandais Bernhard Ten Brinke, en connaît un rayon sur le Dakar, et il avait prévenu sur la dureté des dunes de Tanaka empruntées par la spéciale du jour

Il avait vu juste, mais avec son pilote Néerlandais, ils se sortaient avec brio de ces pâtés de sable particulièrement enchevêtrés, pour s’emparer d’une superbe deuxième position à seulement 4’52’’ du vainqueur Peterhansel.

Résultat qui leur vaut désormais d’occuper le troisième rang du classement général provisoire et d’effectuer un rapproché sur le second.

À l’arrivée, ils devançaient leurs équipiers Giniel De Villiers et Dirk Von Zitzewitz de 12’47 », beaux troisièmes, malgré trois nouvelles crevaisons et un ensablement en début de parcours.

Ten Brinke qui lâchait :

« On a fait du bon boulot aujourd’hui, se réjouissait Bernhard Ten Brinke. On s’élançait huitième dans l’ordre des départs, et avec Michel, mon copilote, on a su opter pour des pressions de pneus adaptées aux dunes de la première partie. Là où tout le monde s’est planté, nous avons réussi à passer en contournant les uns et les autres. Dans la seconde section, plus caillouteuse, on est parvenus à préserver nos gommes, tandis que Michel a encore effectué une très bonne navigation. Je suis ravi de ce résultat mais la route menant à Cordoba est encore longue. »

La performance d’ensemble du Toyota Gazoo Racing  était enfin complétée par Nasser Al Attiyah et Mathieu Baumel.

… Changer de boîte de vitesses en pleine étape n’est pas monnaie courante en Rallye-Raid !

C’est pourtant l’exploit réussi et … en vingt-cinq minutes par les hommes de l’équipe sur l’Hilux du duo franco-qatari.

D’ordinaire en effet, les mécaniciens ont le temps d’intervenir le soir venu sur le bivouac, car rares sont les spéciales à être ainsi coupées en deux par un secteur de liaison.

Mais aujourd’hui mercredi, le remplacement s’imposait, après qu’Al Attiyah et Baumel aient parcouru trente des cinquante-trois kilomètres au programme sur le premier tronçon, uniquement sur les deuxième et troisième rapports.

 

DAKAR-2018-Le-TOYOTA-de-NASSER-AL-ATTIYAH

 

Pointés alors à seulement 6’59’’ de la tête, soit un petit exploit là aussi compte tenu de l’handicap, ils allaient repartir à l’attaque, une fois leur monture réparée.

Avec succès, puisque les vainqueurs sortants de la Coupe du monde de Rallye-Raid, refaisaient une partie de leur retard et terminaient à une belle cinquième place, à 24’33’’, qui leurs autorise toujours des espoirs.

Nasser Al Attiyah, calmement confiai t:

« C’était une belle spéciale, mais nous n’avons pas eu de chance, avec la casse de la boîte de vitesses quasi d’entrée. D’un autre côté, on peut s’estimer heureux d’être parvenu à rallier l’arrivée. Après notre problème, on est repartis sur un bon rythme, mais sans non plus risquer le tout pour le tout. On a vu aujourd’hui qu’il s’est encore passé beaucoup de choses, preuve que la course est loin d’être terminée, et nous allons continuer à tout donner sur les neuf prochaines étapes. »

Avec l’un des exemplaires de son Hilux dernière génération sur le podium, et les deux autres dans son sillage immédiat, le Toyota Gazoo Racing,  assume ainsi pleinement son rôle d’outsider, alors que le premier tiers de la course vient seulement d’être effectué.

C’est un tout autre genre de difficultés qui attend désormais les concurrents, avec une altitude de plus de 4.000 mètres dès ce jeudi sur le chemin menant à La Paz, en Bolivie, et des organismes qui risquent d’être mis à rude épreuve…

LE SAVIEZ-VOUS ?

 

La gamme PEUGEOT proposée au Pérou comprend un modèle qui n’est pas vendu en Europe. Il s’agit de la berline tricorps 301, dont la version restylée produite en Espagne offre un rapport qualité/prix très intéressant pour le marché péruvien.

PROCHAINE ÉTAPE

ÉTAPE 6 (JEUDI 11 JANVIER) : AREQUIPA > LA PAZ. 758 KM DONT 313 KM DE SPÉCIALE

Cette étape comprend deux spéciales. La première, longue de 200 km ensablés, sera disputée sur le sol Péruvien.

Avant de franchir la frontière Bolivienne, les concurrents passeront sur un podium pour saluer le public péruvien. La 2ème spéciale, dont le départ sera donné au bord du Lac Titicaca à 3800 m d’altitude, comptera 113 kilomètres et abordera l’Altiplano Bolivien et des altitudes atteignant 4732 mètres.

Les pistes deviennent rapides avec un pilotage intense.

François LEROUX

Photos :
PEUGEOT – DPPI –RED BULL –TOYOTA –

DAKAR 2018 – 3008 DKR PEUGEOT -Stéphane PETERHANSEL

 CLASSEMENT DE LA CINQUIÈME ÉTAPE

  1. Stéphane Peterhansel (FRA)- Jean-Paul Cottret (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, en 2h51min19s
  2. Bernhard Ten Brinke (Hol)- Michel Perin (FRA), Toyota 4WD, à 4’52s
  3. Giniel de Villiers (AF Sud) / Dirk von Zitzewitz (AF Sud), Toyota 4WD, à 12’47s
  4. Carlos Sainz (ESP) – Lucas Cruz (ESP), PEUGEOT 3008 DKR Maxi, à 18’10s
  5. Nasser Al Attiyah (QAT)- Matthieu Baumel (FRA), Toyota 4WD, à 24’33s
  6. Orlando Terranova (ARG) -Bernardo Graue (ARG), Mini 4WD, à 24’38s
  7. Khalid Al Qassimi (Abu Dhabi) – Xavier Panseri (FRA), Peugeot 3008DKR Maxi, à 25’39s
  8. Cyril Despres (FRA)-David Castera (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 37’36s
  9. Jakub Przygonski (POL) – Tom Colsoul (BEL), Mini 4WD, à 41’13s
  10. Eugenio Amos (ITA) -Sébastien Delaunay (FRA), Ford 2WD, à 42’15s

CLASSEMENT GÉNÉRAL  APRÈS L’ÉTAPE 5

  1. Stéphane Peterhansel (FRA) -Jean-Paul Cottret (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, en 13h27’26s
  2. Carlos Sainz (ESP)- Lucas Cruz (ESP), PEUGEOT 3008 DKR Maxi, à 31’16s
  3. Bernhard Ten Brinke (Hol) / Michel Perin (FRA), Toyota 4WD, à 1h15’16s
  4. Nasser Al Attiyah (QAT) / Matthieu Baumel (FRA), Toyota 4WD, à 1h23’21s
  5. Giniel de Villiers (AF Sud) / Dirk von Zitzewitz (AF Sud), Toyota 4WD, à 1h34’34s
  6. Sheikh Khalid Al Qassimi (Abu Dhabi) – Xavier Panseri (FRA), Peugeot 3008DKR, à 1h46’48s
  7. Eugenio Amos (ITA) -Sebastien Delaunay (FRA), Buggy 2WD, à 2h15’7s
  8. Jakub Przygonski (POL) – Tom Colsoul (BEL), Mini 4WD, à 2h16’43s
  9. Martin Prokop (Tchéquie) – Jan Tomanek (Tchéquie), Ford 4WD, à 2h17’27s
  10. Patrick Sireyjol (FRA) – Francois-Xavier Beguin (FRA), Buggy 2WD, à 2h58’22s

Cyril Despres (FRA) – David Castera (FRA), PEUGEOT 3008DKR Maxi, à 54h55’25s

Dakar Rallye-Raid

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