AU ‘DAKAR’, AL ATTIYAH ET TOYOTA DÉJÀ LES PLUS RAPIDES !

 

 

On l’avait quitté en novembre 2017, victorieux du Rallye du Maroc avec son compère, le navigateur Français Mathieu Baumel.

On l’a retrouvé ce samedi 6 janvier 2018 à nouveau en vainqueur, après qu’il ait remporté au Pérou, au volant de son Toyota Hilux la 1ére spéciale de la 40ème édition du Rallye Dakar !

Entièrement tracée dans le sable, avec les premiers franchissements de dunes, cette première courte spéciale entre Lima et Pisco au Pérou, cette très courte spéciale longue de 31 km était au menu et s’annonçait représentative de ce qui attend les concurrents pendant une semaine au Pérou.

Elle n’a donné lieu à aucun round d’observation, avec des pilotes Toyota Gazoo Racing, montrant d’emblée leurs velléités.

Deuxièmes à s’élancer, Nasser Al Attiyah et Mathieu Baumel, son équipier tricolore, se refusaient à tout calcul, et remportaient leur première victoire d’étape. Un succès qui leur vaudra demain d’assurer l’ouverture et de fouler un terrain vierge de toute trace, mais les deux hommes, vainqueurs notamment ensemble du Dakar 2015, ont l’habitude de ce genre de défis.

Ils étaient suivis à 25’’ par Bernhard Ten Brinke et Michel Perin, tandis que Giniel De Villiers et Dirk Von Zitzewitz accrochaient quant à eux la sixième place à 54’’.

Le Qatari, a couvert le secteur chronométré en 21’51 » , l’emportant avec 25″ d’avance sur le Hollandais Bernhard Ten Brinke et le Péruvien Nicholas Fuchs qui pilote une Borgward et se classe  troisième à 34″, précédant la première des Mini X-raid, le buggy de  l’Américain Bryces Menzies, quatrième à 38″.

Ensuite, on pointe la Mini X-raid de l’Espagnol Nani Roma place à 53″  et qui compléte le Top 5 devant le troisième Toyota du Sd-Africain Giniel de Villiers, sixiéme à 54« .

Suivent encore un Toyota, celui de l’Argentin Lucio Alvarez à 1’12, le second buggy Mini X-raid du Finlandais Hirvonen à 1’36, la Mini du Polonais Jakub Przygonski à 1’45 et le Ford du Tchèque Martin Prokop qui à 2’4, complètent eux, le Top 10.

 

Alvarez qui expliquait:

«  Je suis content de cette première petite spéciale dans les dunes de Pisco et je me suis amusé. Nous sommes septièmes derrière Giniel de Villiers et non loin de Nasser. C’est, à mon avis, une très bonne place car demain, les dix premiers partent de 3 en 3’… et surtout, les autos partent devant les motos. Les dunes du Pérou sont différentes de l’Afrique, il faut jouer avec elles et surfer sur les crêtes. Malheureusement, aujourd’hui nous avons pris le départ en début d’après-midi, la lumière était blanche, aveuglante, et on ne voyait pas le relief. C’était dangereux. Je pense que demain, comme nous partons à 6h du matin, cela ira beaucoup mieux. »

DAKAR 2018 Le 3008 DKR de Stéphane PETERHANSEL le 6 janvier.

Et quid des quatre 3008 DKR ?

Les pilotes Peugeot entament doucement ce Dakar, qui sera leur dernière course !

Vainqueur sortant, Stéphane Peterhansel s’est montré le plus rapide de la ‘Dream Team’ pointant au onzième place à 2’15 » du vainqueur Nasser Al-Attiyah.

Quant à ses trois équipiers, Cyril Despres, Carlos Sainz et Sébastien Loeb, ils se retrouvent respectivement 15ème, 16ème  et 29ème, concédant 2’36 », 2’39 » et 5’37 »

 

DAKAR 2018 Le 3008 DKR de LOEB sans freins ce – janvier.

 

Première journée à oublier pour Sébastien Loeb. L’Alsacien a essuyé des problèmes de freins sur sa Peugeot, 3 kilomètres seulement après avoir pris le départ de la spéciale. Le nonuple Champion du Monde WRC cède déjà plus de cinq minutes à Nasser-Al Attiyah et va devoir cravacher pour les reprendre…

Loeb qui râlait:

« Heureusement qu’il n’y avait que 31 kilomètres

Avant de préciser:

« J’ai fait a spéciale sans frein ! Zéro frein, sans savoir d’où le problème venait»

Et d’enchaîner :

 « Sans frein, c’est vraiment la merde.  J’ai perdu les freins dès le troisième kilomètre : pied au plancher. Le problème est venu de l’arrière. J’ai donc dû faire quasiment toute  la spéciale en improvisant. Du coup j’étais vraiment très lent. C’était vraiment très délicat d’aborder les dunes dans ces conditions. L’important était de ne pas prendre de risque et de terminer la spéciale. Nous sommes à l’arrivée. C’est tout ce qui compte »

Stéphane Peterhansel pour ce qui le concerne racontait cette spéciale d’ouverture :

« Je n’ai pas eu un bon feeling avec cette lumière très haute, je ne suis pas parti très en confiance, alors j’ai un peu roulé comme un facteur. J’étais sur la défensive du début à la fin. En proportion, on perd beaucoup de temps sur Nasser puisque 2’ sur 30 kilomètres c’est énorme. Mais il faut rentrer dans la course, ça va venir »

Après cette mise en bouche, ce sont pas moins de 267 kilomètres de spéciale, tracés à 65 % dans le sable, qui sont au programme cedimanche, et sans doute aussi les premières grandes batailles !

 

DAKAR 2018 – Équipe TOYOTA Nasser AL ATTIYAH.

Nasser Al Attiyah heureux de l’emporter et qui à l’arrivée, lâchait:

« On a fait du bon boulot, sans prendre de risques inconsidérés.  Je suis content d’avoir retrouvé le sable, c’est un peu comme mon deuxième oxygène ! Ça ne sera évidemment pas facile d’ouvrir la piste demain, mais j’ai confiance en Mathieu, mon navigateur, pour que nous fassions quand même une bonne spéciale. Ça ne sera pas la première fois que nous nous retrouvons dans cette situation. »

Quant à Bernhard Ten Brinke, lui il expliquait :

« C’était une belle spéciale, expliquait avec pas mal de public par endroits. Cela fait toujours plaisir à voir ! Pour notre premier chrono ensemble avec Michel, on a roulé correctement, à notre rythme, et je suis content du résultat. On va voir désormais ce qui nous attend demain, avec le véritable début des hostilités. »

À ses côtés, leur partenaire Sud-Africain Giniel De Villiers, confiait:

« Les dunes étaient plutôt blanches et à cette heure-ci de la journée, la visibilité n’était pas optimale. On a rattrapé Carlos Sainz, il faut dire que tout le monde ralentissait un petit peu dans l’espoir de ne s’élancer devant demain. Au final, on partira sixième, c’est ce que j’espérais, donc tout va bien jusque là ! Mais la deuxième étape s’annonce difficile dans ce sable très mou, sans les traces des motos. »

Belle entame donc pour l’Équipe Toyota mais la route est longue jusqu’à Cordoba…

Des ce dimanche, suite de la lutte entre Toyota, Mini et Peugeot !

Sur que les pilotes des 3008 DKR, vont vouloir remettre les pendules à l’heure…

 

François LEROUX

Photos :
TEAMS

Dakar Rallye-Raid

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