‘AFRICA RACE’ 2018, JOUR DEUX : VASSILIEV MÈNE EN AUTO ULLEVALSETTER LEADER MOTO POUR TROIS DIXIÈMES !

 

 

ULLEVALSETTER COMMENCE UN DUEL DE 443 KM AVEC CECI

 

L’étape de la journée est énorme, on est déjà dans le grand sud grâce à une liaison colossale la veille après le débarquement à Nador, on quitte donc Dar Kaoura pour Agdal, 478 km plus lion, vers Foum Zguid.

Les cartes habituelles, d’abord le fonds qui montre où on est précisément

 

 

Puis la carte générale du parcours de l’Africa Race 2018

 

 

Enfin le profil de la journée, qui montre le terrain à passer, avec sept cordons de dunes parfois balaises, on est dans le coup jusqu’au cou !

 

 

Ce deuxième jour, 443 km de spéciale (sur 478 km au total, c’est génial, le vrai rallye raid).

Les départs ont lieu à partir de huit heures, les motos de deux en deux minutes.

On laisse quarante minutes se passer à la fin de la dernière moto, et on lâche les autos/camions, toujours de deux minutes en deux minutes.

La dernière auto, il serait inconvenant de dire de qui il s’agit, a donc quitté le départ à 10h25.

 

MOTOS :ULLEVALESETTER, CECI ET LES AUTRES,TOUS LES AUTRES !

« ULLE » EST TROIS SECONDES DEVANT CECI AU GENERAL!

 

Au CP1, contrôle de passage, les premières motos sont arrivées une trentaine de minutes plus tard, et c’est Bertrand Besse, parti dernier, qui passe avec le meilleur chrono!

Mais il n’a pas pris la piste, il a déjà eu des pépins la veille et préfère ne pas embouquer cette très longue spéciale.

Embouquer, chez les marins, signifie prendre un chenal, balisé, pour arriver au port.

Et d’une certaine façon, si les dromadaires sont les vaisseaux du désert,  c’est que ledit désert est un océan !

Le vrai premier est Ullevalsetter, qui a repris les deux minutes prises au départ puisqu’il est parti derrière l’Italien Ceci, puis il a rajouté 14 secondes, en somme les deux pilotes roulent quasiment ensemble…

Derrière, Martin Bekko a déjà quatre minutes de retard, quant à Agoshkov, parti troisième le matin, il pointe douze minutes derrière.

A ce CP1, On a déjà traversé deux gros tas de sable, à commencer par le sud des dunes de Merzouga, on suit parfois des oueds, pas dans le fond pierreux mais dans la vallée, où le sable peut être très mou, l’eau n’est pas loin…

Au CP2, à l’entrée d’une nouvelle zone dunaire, Ullevalsetter et Ceci sont vraiment seuls au monde, on roule quasiment à fond vu le sol sableux, le GPS les pointe à 125 km/h, au fond d’une énorme vallée de sable de 25 km de large.

 

LUIS ANJOS OLIVEIRA, ETONNANT TROISIEME

 

Le Norvégien est deux minutes devant Ceci, autrement dit on roule depuis des heures et si l’aventure est immense, le chrono est désespérément plat, ils ne se lâchent pas.

L’arrivée sur le CP 4 est difficile pour les motos et elle le sera pour les autres, un cordon dunaire de pas loin de trente km à passer, on progresse royalement à 35 km/h mais on ne se lâche pas entre Ceci (on prononce Tchétchi)  et Ullevalsetter.

L’Italien a repris un poil d’avance sur le Norvégien.

 

PAOLO CECI, ADVERSAIRE CORIACE

 

C’est enfin le CP4, on s’est cogné 383 km de piste sur 443 de spéciale en tout, ça commence à sentir la fin, la preuve, on roule mintenant à plus de 140 km/h !

Sur une vraie piste, bonheur total !

Au fait, il ya toujours moins de deux minutes entre les deux motos, quand j’ai annoncé au départ à Monaco qu’ils seraient les duellistes du rallye, le pronostic était bien vu, même s’il n’était pas très compliqué au demeurant.

Après 5h et 52 minutes de ce duel infernal au coude à coude, Ullevalsetter et Ceci passent la ligne d’arrivée, trois kilomètres au sud de Foum Zguid, il y a deux minutes et vingt deux secondes entre les deux pilotes, le Norvégien avait deux minutes et quelques de retard la veille au général, il n’y a que trois secondes entre eux au général ce soir, ça promet!

A noter qu’ils ont passé la ligne d’arrivée les premiers, même si leur chrono est battu par la première auto, elle ne les aura pas repris, et donc aucun danger au moment du dépassement en tous cas pour ces deux pilotes là.

Anjos Oliveira, sur sa Yamaha, est troisième au scratch à 34 minutes.

Résultats Moto Africa Race 2018 

http://2018.africarace-live.com/fichiers/PDF/02MG.pdf

AUTOS/CAMIONS : VASSILIEV, SERRADORI,THOMASSE, TROIS INTOUCHABLES

VASSILIEV A MENÉ DE BOUT EN BOUT

 

Vassiliev, le pilote de la Mini pointe en tête dès le CP1, il est même meilleur chrono absolu devant les motos de Ullevalseter et Ceci.

Au classement temporaire, il est deux minutes devant le camion Iveco de De Rooy!

Jan De Rooy qui poursuit le rêve de son père, gagner un Paris Dakar (l’Africa Race en est le descendant) au scratch, en camion, devant les autos…

 

DE ROOY ACCROCHEUR MAIS PAS JUQU’AU BOUT

 

Le buggy MD de Pascal Thomasse est deux minutes trente derrière De Rooy!

Et l’autre camion Iveco, celui de Van Ginkel, est lui aux trousses de Thomasse!

C’est assez démentiel, les camions méritent leur statut de star de ce rallye!

Au CP2, après avoir suivi la vallée de l’Oued Draa, Vasiliev pointe en tête, huit minutes devant De Rooy.

L’équipage est ultra pointu, la voiture, préparée par l’usine, a coûté un million de dollars au pilote, assistance comprise, elle est d’une puissance phénoménale, avec une mise au point qui remonte à des années de pratique de tous les grands rallyes, difficile à aller chercher, sauf pépin bien sûr, mais en navigation, Zilstov est une grosse pointure aussi…

 

SERRADORI SUPERBE SECOND A SEPT MINUTES DE VASSILIEV AU GENERAL

 

Et en plus, ils ont les traces des motos devant eux quand c’est sableux, ce qui est fréquent dans cette spéciale.

Thomasse est toujours trois.

Au contrôle 3, la situation change un peu, Serradori et Thomasse ont passé De Rooy, qui a eu des soucis!

Vauthier, Ruskoy ont également passé le surpuissant camion du Hollandais.

On se retrouve entre buggies hyper puissants, à la poursuite de la Mini des Russes, et il reste un gros bout de chemin, cette étape est extrêmement longue, elle traverse quasiment de part en part le Maroc d’ouest en est, et ce tout au sud du pays, dans des régions peu connues et sur des pistes parfois interdites au tourisme.

 

THOMASSE ET SON BUGGY MD BLEU DES MERS DU SUD

 

Je l’ai dit, la dernière partie est rapide, sur une vraie piste comme on les aime, les autos ne tardent pas à arriver au bout, tracé génial, on est à quelques km du bivouac et les mécanos vont pouvoir tout de suite se jeter sur le boulot à faire.

Les camions d’assistance passent par la route, parfois par de vraies pistes, ils partent très tôt le matin pour être en place avant l’arrivée de leurs poulains.

Certaines autos et certaines motos quittent la piste à partir de CP3, les traceurs ont prévu des itinéraires « de délestage » pour ceux qui ont de gros problèmes, on rentre au bivouac par la route en rejoignant celle des camions d’assistance, au nord de la piste.

On arrive au bout, Vassiliev gagne l’étape et est donc en tête au général, il finit deux minutes devant Serradori, qui a fait une superbe fin de spéciale, quatorze minutes devant Thomasse.

Au général, Serradori a sept minutes de retard sur les Russes, Thomasse dix sept minutes.

Ce qui est sûr, c’est que les deux leaders moto et les trois leaders auto ont mis une grosse dégelée au reste du monde, pas suffisant bien sûr pour être peinards jusqu’à Dakar, on vient de commencer le combat mais sauf jardinages ou problèmes mécaniques sérieux, ces clients là sont les calibres à battre.

Dommage pour De Rooy, c’était parti tellement fort!

Ce soir, au général, il se retrouve à une heure onze minutes du leader…

 

 Jean Louis BERNARDELLI

 Photos : Alain ROSSIGNOL et Jorge CUNHA/ CAPTAIN NOWHERE

 

Résultats Autos/Camions Africa Race 2018

http://2018.africarace-live.com/fichiers/PDF/02AG.pdf

 

 

 

Africa Race Rallye-Raid

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