MONTREAL DEBRANCHE LA FORMULE e

 

 

 

La quatrième saison de Formule e devait s’achever les 28 et 29 juillet prochains, à Montréal. Mais l’épreuve a été annulée. La maire, Valérie Plante, évoque un « fiasco financier ».

 

Montréal avait signé pour accueillir la Formule e jusqu’en 2019, avec une option pour trois années supplémentaires jusqu’en 2022. Finalement, donc l’ePrix de 2017 aura été le premier et le dernier!

A peine le damier brandi, que Hydro-Québec le financier fit le compte…  il n’y avait que 45.000 spectateurs, alors que 90.000 étaient attendus. L’électricien, sponsor principal de l’épreuve, fut le premier à jeté l’éponge.

La course laissa un déficit de 6,2 millions de dollars canadiens (4 millions d’euros.)  A l’époque, maire de Montréal, Denis Coderre, demanda un audit. Denis Gallant, en charge de l’audit, accusa Sylvain Vincent de conflit d’intérêt.

En effet, il était à la fois dans l’organigramme de l’organisateur Montréal c’est électrique (MCE) et dans celui du promoteur Evenko. A ce titre, Gallant pointa du doigt les 7,5 millions de dollars canadiens (4,9 millions d’euros) facturés pour les murets ou les 4,5 millions de dollars canadien (2,9 millions d’euros) pour l’asphaltage du tracé.

Lors de sa campagne pour devenir maire, Valérie Plante plaidait pour un déplacement de l’épreuve. Les Montréalais s’étant plaint des nuisances. Une fois élue, elle demanda donc à MCE d’organiser l’ePrix sur le Circuit Gilles Villeneuve dans l’Île Notre Dame, où se déroule le Grand Prix du Canada de Formule 1.

Or, ce dernier sera en travaux à l’été 2018 pour le réaménagement des stands et paddock. De plus, faute de sponsor majeur, la ville de Montréal aurait du payer seul, les 30 millions de dollars canadiens (19,7 millions d’euros) de coût d’organisation de l’épreuve.

Trop c’est trop…

La maire, laisse donc MCE se débrouiller seule avec la Formule e, pour l’annulation de l’ePrix. Pour elle, c’était l’équipe sortante de Denis Coderre qui avait signé le contrat et c’est donc cette équipe qui est responsable, pas elle!

Surcoûts, tribunes clairsemées, plaintes de riverains, budget mal ficelé…

Ce sont des airs connus en Formule e. Déjà, Moscou, Londres, Pékin, Putrajaya, Miami ou Long Beach, ont renoncé pour ces raisons.

Et pour cette saison, rappelons que Sao Paulo qui devait organiser une manche le 17 mars 2018, s’est également à son tour, tout récemment retiré du calendrier!

La discipline devrait davantage prendre le problème à bras le corps, car pérenniser les ePrix est essentiel pour son développement.

Et assurer son avenir…

 

Joest Jonathan OUAKNINE

photos: Formula e et Radio Canada

 

Valérie Plante

Formule E Monoplaces

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