GRANDE FÊTE NATIONALE DE LA MOTO À CAROLE : ALAIN BROCHERY TIRE SA RÉVÉRENCE POUR DEUX ANS.

AMBIANCE DÉMENTIELLE À CAROLE

Alain Brochery, qui rappelle lui-même son palmarès de cascadeur et d’organisateur d’événements prestigieux, nous a envoyé une lettre pour indiquer que sa GNFM quitte Carole, qu’il l’organisera dorénavant dans le sud, plus tard dans la saison, les dates du 14 juillet étant intenables.

COURSES RADICALES

Comme il lui faut trouver un circuit très spécial, il se donne deux ans pour cette remise en lumière.

Bien sûr, ceux qui ne le connaissent pas pourraient trouver un poil de provocation dans cette lettre, et même un soupçon d’autosatisfaction, mais non, c’est un genre qu’il se donne, il est parfaitement conscient de ce qu’il écrit et c’est même pour ça qu’on l’aime.

ALAIN BROCHERY ET SA LÉGENDE

« See you later alligator » (Pas de moi, Bill Haley…)

Voici donc le texte intégral de sa lettre…

« Bonjour chers amis,

Un chapitre se ferme…

Depuis 2014 et 4 éditions, la grandefetenationaledelamoto.com sur le Circuit Carole a explosé tous les codes du diktat que certains ont voulu nous imposer…

Petit historique :

Souvenez-vous, il y a 4 ans, la seule ambition était de faire un événement moto dont les valeurs étaient la joie et la fraternité, s’appuyant sur un concept de course unique au monde et un esprit festif n’existant nulle part ailleurs, c’était un rêve irréalisable pour beaucoup, c’est bien pour cette raison que je m’y suis attelé.

Dès la deuxième édition, en 2015, qui a été la seule année « claire » et donc la meilleure en terme de fréquentation avec  8000 spectateurs (rappel : 2016, 6.800 spectateurs, coupe d’Europe de Foot avec sa finale le même dimanche à quelques kms du circuit, et sa cerise sur le gâteau avec la France en finale, 2017 : 14/15/16 juillet, 6.400 spectateurs sur 3 jours…dates impossibles), j’ai réalisé que nous avions atteint le maximum sur ce circuit, les infrastructures ne pouvant accueillir plus, les 5.000 places de gradins que nous installions à l’occasion des guidons d’or n’étant plus d’actualité pour cause d’impossibilité de visibilité due aux nouvelles installations du circuit, sans parler de la location du parking du parc des expositions dont le montant est fanfaronesque, tous ont bien compris : Ils ne  souhaitent pas vraiment accueillir «la Moto», pour finir sur l’explication de cette décision, je ne ressens plus d’émotion sur ce circuit, et, pour un artiste, ce serait aller contre nature, l’échec serait au bout du chemin. La bonne date serait en octobre, époque où les championnats sont terminés, Carole/Paris en octobre…je ne prendrai pas ce risque, le sud semble donc une évidence…

Le pire qui puisse arriver pour un promoteur événementiel est bien de ne pas pouvoir faire grandir son événement, la frustration est indescriptible, surtout lorsque le succès est au rendez-vous et que celui-ci n’est plus contesté ou de moins en moins, disons que l’on commence à l’exprimer un peu moins fort, le ton a baissé afin de ne pas être trop ridicule, c’est bien connu, la majorité agit en masse et lorsque celle-ci se réduit, ne souhaitant pas être seul, on adhère, soudain, à l’idée générale qui devient presque géniale … Il semble que ce soit déjà un grand pas dans notre milieu…

Nous aurons définitivement habillé le circuit Carole de ses plus beaux habits de lumière depuis sa naissance… que de beaux souvenirs pour nous tous !

L’aventure sur le circuit Carole se termine donc, et il n’y aura pas de 5e édition en 2018.

En effet, le temps de créer un nouveau réseau sur un autre circuit prendra bien deux ans. Je dois maintenant trouver un circuit qui corresponde parfaitement aux spécificités de la GFNM.

Pas simple de réunir tous les paramètres : un short circuit au soleil est indispensable, avec des infrastructures importantes pour l’accueil des spectateurs, parking, visibilité maximale, salle de presse, partie terre possible et intéressante, paddock moderne, un environnement «glamour», et, surtout, une réelle volonté des propriétaires ou gestionnaires des circuits qui ont eux aussi, un cahier des charges à respecter pour mener à bien la gestion de leur site, pas simple…

J’ai déjà ouvert ce deuxième chapitre, pourrai-je le mener à bien et dans des conditions sereines ? Je ne le sais pas moi-même pour le moment…

Soyez en sûr, cet évènement est un véritable petit joyau qui ne demande qu’à grandir mais qui ne mérite pas de stagner…

Enfin, beaucoup le savent, j’ai toujours œuvré uniquement pour ce qui me faisait vibrer, sans arrière-pensée, sans calculs ridicules,  je n’imagine pas me « forcer » pour durer 10, 20, 30 ans dans le seul but d’installer une épreuve chaque année, au même endroit, à la même date, d’autres le font mieux que moi et ce serait  un réel supplice et une forme de fonctionnariat qui me terrifie…Il m’est impossible de mettre sur pied un événement si celui-ci ne provoque pas chez moi une intensité, une magie, une rareté… Je suis aimanté par les objectifs exceptionnels, ils sont les seuls à provoquer cette inspiration indispensable à la création. Le reste m’importe peu, la réussite aux yeux des autres m’importe peu, je souhaite juste être en accord avec moi-même,  puis et surtout, rester et assumer l’électron libre que je suis, rien d’autre.

Je souhaite également à tous les moto-clubs et/ou organisateurs de «sortir» avec un bilan économique, sportif et populaire, comme le nôtre, en seulement 4 courses proposant un new concept ! La base de travail  n’existait pas : pas de pilotes, pas de motos, pas de championnat…un « truc » venu de nul part en somme… à l’époque ou remplir les grilles des courses traditionnelles est déjà un exploit  réunir chaque année une centaine de pilotes pour un one shot totalement atypique est un tour de force, surtout sans aller les chercher…

Je ne souhaite que me marrer, m’amuser, fédérer ceux qui veulent vivre une belle aventure, tenter de provoquer la sidération et la joie me remplit de bonheur…
«Soyez le plus con possible, car je vous le redis, ça passe très très vite» disait Jean Rochefort… Je vis avec cette philosophie depuis toujours !

Nous avons tous ensemble réussi l’impossible, du simple like aux implications directes, nous avons  réussi notre coup, même les « contre tout »  font partie de cette réussite, il m’appartient de les considérer comme les autres, un cercle d’amis ou d’opposants est toujours constitué de toutes sortes de personnalités, elles sont indispensables et c’est bien ce cercle qui m’entoure depuis 4 années  qui a provoqué le succès. Merci enfin à tous mes partenaires qui ont été fidèles et n’ont eu cesse de me valoriser et m’encourager.

Merci à mon équipe, et vous l’avez compris, avec une mention particulière et affectueuse pour mon « bras armé » (c’est ainsi que je l’appelle) : Fréderic Desannaux.

Vous serez bien sur informés de la suite…

Je termine par cette citation qui m’a suivi tout au long de ma vie et sur laquelle je m’appuie à chaque entreprise : « Tous savaient que c’était impossible, un imbécile est venu qui ne le savait pas… Il l’a fait » Marcel Pagnol.

Bravo à tous !

À très bientôt pour de nouvelles aventures !

Alain Brochery

a créé, avec P.Vassard : le Supermotard et son Championnat de France, le Guidon d’Or, le Short Track de Paris, le Dragstermania. Puis à son actif :  la Grande Fête Nationale de la Moto, les concepts X-Roadster, Supermot’Games, X-Trêmebike. Il a participé à de nombreuses productions son et lumière, il a participé à 400 films en tant que cascadeur et stunt coordinator et il continuera  à créer dès que son inspiration le lui ordonnera « .
 

Alain BROCHERY, intro by Jean Louis BERNARDELLI

Photos .
GFNM
.-Bruno LAURENT

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jeanlouis