VISITE À L’USINE ‘MBK/YAMAHA’ DE ST. QUENTIN : SUPERBE HISTOIRE… DE FRANCE !

 

On sait  que si la moto ou le scooter sont des objets de désir, on ne va jamais voir comment ils sont faits et pourtant c’est chez nous, en France !

On sait ce qu’il en est des ex-prestigieuses usines françaises tombées ensuite en déclin et rachetées par des boîtes étrangères, MBK est aujourd’hui la possession à 100% de Yamaha, ça pouvait sentir le roussi.

 

QUALITÉ FRANCE

Pour la production, pour le personnel etc…

Yamaha Europe a eu l’idée inverse, redynamiser une industrie française.

DES IMAGES QUE L’ON NE VOIT JAMAIS

Et autre bonne idée, à l’occasion de l’essai à Paris du nouveau X-Max 125, d’emmener les journalistes (de toute l’Europe), le lendemain de l’essai, en visite de l’usine de St. Quentin.

Il est vrai que nous journalistes et nous motards, nous voyons surtout la face brillante du miroir.

ICI L’HUMAIN EST RESPECTÉ

Celle qui scintille de rêve, d’affrontements sportifs, de voyages au long cours ou de trajets quotidiens pour aller bosser où l’on gagne environ 14.400 minutes par an, soit 240 heures, soit dix jours….

VOS ENGINS PRÉFÉRÉS COMMENCENT COMME ÇA

Mais ces objets du désir il faut les fabriquer et l’on imagine toujours qu’un produit japonais vient de très loin, parfois d’ailleurs d’autres pays exotiques, mais on se fout bien de comment c‘est fabriqué…

Ce que l’on veut  c’est que ça marche…

ICI ON FABRIQUE…

ROND-POINT AVANT L’USINE, RAPPEL DE LA GRANDE ÉPOQUE ‘MOB BLEUE’…

Et tout à coup, on découvre que dans un coin il est vrai où je ne me rends pas souvent, à St Quentin, pas celui qui est en Yvelines, mais à 180 km de Paris, 60 km à l’est d’Amiens, dans une région nouvellement appelée les Hauts de France, qui commence pas loin de la capitale et se termine à la frontière belge, il existe une magnifique histoire industrielle !

Celle de Motobécane, aujourd’hui MBK, où a eu lieu cette formidable aventure de la ‘Mobylette’ bleue…

Qui ne se fabrique plus, et par ailleurs, le 50 cc, qui a fait la fortune de l’usine, se vend de moins en moins.

80 000 MOTOS ET SCOOTERS DE LUXE SONT FABRIQUÉS CHAQUE ANNÉE ICI

 

C’est là qu’intervient Yamaha, qui nous disait produire à St. Quentin et il est vrai que nous y avons peu cru et surtout nous n’y sommes jamais allés.

Bien sûr, à Paris, avant de partir vers le nord,  on a d’abord vanné les dirigeants de Yamaha.

Les journalistes, même en humour, ne sont pas forcément tendres, insistant sur le fait que c’était forcément une usine d’assemblage, où l’on ne créait rien…

Mais déjà, on apprend que l’on y fait bosser 650 personnes, dont un tiers de femmes, ce qui semblait beaucoup pour de l’assemblage…

Et une fois sur place, grosse surprise, on fabrique vraiment des motos et des scooters, en particulier les prestigieuses séries X-Max, 125, 300 et 400, côté motos on a vu une chaîne de MT125, on construit aussi la Tracer 700, là ça calme…

 

 

Certes, les moteurs viennent d’Italie, mais de l’usine Minarelli à Bologne, également propriété de Yamaha, encore un sauvetage finalement, mais surtout, vu que ça vient de cette région (Ducati, Ferrari) on reste dans la belle histoire de la moto.

 

LES MOTEURS SONT FABRIQUÉS À BOLOGNE

Le reste est fabriqué sur place, soudé, injecté, peint, monté sur chaînes et exporté en Europe et jusqu’en Australie !

Et oui, mine de rien, c’est la plus grosse usine de production de moto française…

On sort d’ici 80.000 motos et scooters alors qu’à titre indicatif, Ducati à Bologne c’est 60.000 motos, même si ce n’est pas vraiment le même prix, cela donne idée de la puissance de production de l’usine…

Et en effet…  ça usine !

DANS L’INCONNU RÉVÉLÉ

ROBOTS DE SOUDURE

Les Japonais ont investi dans les robots, mais aussi dans des outils comme des chariots qui se baladent tous seuls, guidés par laser entre les chaînes pour apporter les pièces, ce qui évite à certains personnels de marcher près de 25 km par jour pour pousser les chariots à mains…

SOUDURES FINES FAITES À LA MAIN, DE LA HAUTE COUTURE…

Je ne vais pas dire que c’est humain, travailler sur les chaînes je ne sais pas ce que c’est, expérience à vivre d’ailleurs pour un journaliste qui aime sentir ce dont il parle,  en revanche j’ai du visiter 100 usines dans ma vie, dont certains monstres comme Hyundai en Corée,  et à St. Quentin, je n’ai pas eu le sentiment de stress si souvent vu ailleurs.

Il est vrai qu’aujourd’hui, une usine qui emploie 650 personnes en France avec des perspectives de développement, ça vaut une visite présidentielle !

Nous avons eu celle du Président de la Région, Xavier Bertrand, qui est évidemment ravi que ce genre de belle histoire se passe chez lui, en plus il est des nôtres, il est motard…

XAVIER BERTRAND

Madame le Maire de St Quentin, Frédérique Macarez, était aussi de la visite, des journalistes de toute l’Europe ça ne vient pas à St. Quentin tous les jours.

Elle n’est pas motarde, mais s’habille tout à fait comme bon nombre d’entre nous, pas du tout le genre collet monté…  et son enthousiasme est torride !

FRÉDÉRIQUE MACAREZ, MAIRE DE ST. QUENTIN

Il est vrai, je me répète, qu’une industrie qui ne ferme pas et qui se développe ça devient rarissime…

Et puis il ya l’aspect technique de cette production.

LA QUALITÉ Y A QUE ÇA DE VRAI !

ATELIER DE PEINTURE DIGNE DES GRANDS CARROSSIERS

Le marché français du scooter est le troisième en Europe, après l’Italie et l’Espagne, c’est une des raisons de cette implantation.

Et il faut fournir l’Europe et une partie du monde.

Ce sont des produits de haut de gamme, il faut donc que le boulot soit fait comme dans une industrie de luxe…

Spécialité française, la qualité.

Et qui ne triche pas sur les contrôles anti pollution… (Et paf…)

Et c’est vrai que les gens qui bossent ici choient ces scooters et ces motos comme des bijoux.

VÉRIFICATION DE L’ABS.

On peut évidemment penser qu’on s’est fait avoir, que nous n’avons vu le bon côté du miroir…

Qu’à l’instar de «Tintin chez les Soviets» on ne nous ait montré que ce que l’on voulait nous montrer…

Mais justement, en Europe, les journalistes ne sont pas «embedded» comme dans d’autres pays, on ne prend tout ce qui vient de haut pour du pain béni (re-toc, ça c’est pour les ricains), on nous a laissé fureter partout, photographier partout et de toute façon, 650 personnes ne peuvent pas jouer la mélodie du bonheur en même temps.

Car nous avons visité l’usine en plein fonctionnement !

Bref, il peut y avoir un peu de magie en milieu ouvrier, c’est ça qui a été ressenti.

Et aussi ce respect, je n’ose pas parler d’amour, pour ce que l’on produit.

Les phases délicates de la chaîne de montage sont confiées à des femmes, j’ai parlé d’industrie du luxe, là on est carrément dans la haute couture…

DES FEMMES SUR LES MONTAGES MINUTIEUX

Voilà, vous trouverez dans ces pages, plus tard, l’essai du nouveau scooter X-Max 125, assez réussi d’ailleurs, et on l’a vu, produit en France avec un soin extrême.

Parce que là j’ai le GP. du Japon qui arrive et j’entre en décalage permanent.

Je décrirai plus tard l’engin, testé à Paris, mais j’avoue que ce GP me prend bien la tête, le voyage à St. Quentin était finalement une pause heureuse avant la guerre…

DES PRODUITS DE QUALITÉ, DES HOMMES DE QUALITÉ…

ÉRIC DE SEYNES, CHEF D’ORCHESTRE DE LA VISITE

Et puis, discuter avec le patron de Yamaha Europe, Éric de Seynes, qui est aussi membre du board au Japon, est un délice.

On entre dans le domaine du marketing passion, un truc que les comptables ne comprendront jamais, en parlant avec ce très grand monsieur de la Moto, on est moins con le soir que le matin et c’est une façon de vivre avec bonheur…

Il a somptueusement guidé cette visite et les essais avec toute la bande de Yamaha Europe et ceux qui s’occupent du marché français, à commencer par Vincent Thommeret, patron de YMF.

CÔTÉ CARROSSERIE, TOUT COMMENCE PAR CES PETITES BILLES

Je vais même, je ne le fais que très rarement, remercier l’attachée de com de YMF, Chrystelle, qui a fait un boulot de folie dans cette très belle histoire.

 

LES MOULES À INJECTION AVANT LEUR ENTRÉE DANS LES PRESSES

Il ya tellement dans ce métier de com d’abruti(s) mais aussi de gens très bien et comme j’adore la compétence, quel que soit le métier de l’intéressé, un ébéniste au boulot ça me fout en transes, il arrive parfois que je remercie les forces de l’ombre qui transforment les situations potentiellement  banales en nuit de Noël.

LES ROBOTS INTRODUISENT LES MOULES DANS LES PRESSES

 

LES SORTIES DE PRESSE SONT VÉRIFIÉES MANUELLEMENT

PARIS…

 

Même pour le Parisien né à Paris que je suis, visiter la ville avec des journalistes étrangers en testant une jolie nouveauté, c’est un grand moment.

On s’est fait la totale en essayant ce nouveau X-Max 125,  mais surtout les encombrements à Paris sont les pires au monde (merci Hidalgo, je ne dis pas madame quand j’évoque des staliniennes), non seulement en bouchons hermétiques depuis l’élection de la susdite et de son prédécesseur, mais aussi parce qu’à Paris, les conducteurs, déjà culturellement violents, sont devenus enragés depuis que l’on a congelé leur ville.

Et donc pour un scooter 125 à priori urbain, c’était un test phénoménal, nos confrères étrangers étaient quand même étonnés de l’extrême violence du trafic parisien.

Et de notre façon de nous en extraire…

C’est une autre belle histoire à venir, plus tard, à partir de vendredi matin, AutoNewsInfo est du côté de Motegi. Pour couvrir le Moto GP du Japon !

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :
Yamaha-Laurent BENCHANA

 

 

 

 

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