INDYCAR 2018 : PLAN SOCIAL CHEZ GANASSI

 

 

La silly season d’Indycar va commencer par des confirmations : après le retour de Takuma Sato chez Rahal, Ganassi annonce qu’il passera de 4 à 2 voitures en 2018.

En 2017, Ganassi avait choisi de revenir au moteur Honda, après trois années à utiliser des blocs Chevrolet (qui avaient d’ailleurs permis à Scott Dixon d’être champion, en 2015.) Le bloc japonais souffrait sur les « routiers » et la mission de Ganassi était de le transformer en moteur compétitif. Après tout, lorsqu’en 1996, Chip Ganassi avait chipé le moteur Honda à Rahal, il ne valait guère mieux. Et Ganassi lui avait offert ses lauriers. C’était grâce à ce coup de poker que Ganassi avait pu émerger dans une Indycar en pleine mutation. 21 ans plus tard, point de titre pour Ganassi. Néanmoins, grâce à la cure administrée par l’équipe, le moteur peut viser le podium sur un « routiers ». Il n’a plus rien à envier au moteur Chevrolet. Voilà pour le positif.

Le négatif, c’est que Chevrolet a Penske. Honda n’a pas de grande équipe. Il faut croire que Ganassi ne s’est toujours pas remise de l’accident de Dario Franchitti (qui avait entrainé sa retraite forcée), fin 2013. Depuis, Dixon s’est souvent retrouvé bien seul. Ce fut le cas à Sonoma, où les pilotes Penske formaient un bloc et où les autres pilotes Ganassi étaient loin derrière.

En prime, Ganassi a perdu son sponsor historique (les supermarchés Target), fin 2016 et il n’en a pas trouvé d’autres.

En conséquence, l’équipe a choisi de réduire la voilure, passant de 4 à 2 voitures. 40 mécanos et ingénieurs seront licenciés. Côté pilotes, seul Dixon reste. Le vétéran Tony Kanaan, qui devait remplacer Franchitti, est remercié après une saison décevante (un unique podium dans le Texas.) Malgré un âge canonique (43 ans), le champion 2004 pourrait se recaser chez Foyt.
Le bilan de l’ex-pilote de F1 Max Chilton est d’un seul top 5 en deux saisons. Le pilote Britannique est attendu chez Carlin, qui pourrait débuter en Indycar en 2018.
Quant à Charlie Kimball, la question n’est pas savoir pourquoi il a été viré, mais pourquoi il n’a été viré que maintenant ! En effet, cela fait très longtemps que le pilote US plafonne, voire régresse. Désormais, atteindre le top 5 est de l’ordre de la mission impossible ! Brouillon et lent, il a fini le championnat à une modeste 17e place, indigne d’un team comme Ganassi.

Malgré toutcela, Ganassi fait rêver et les prétendants ne manquent pas. Brendon Hartley, au chômage avec le retrait de Porsche du WEC, tiendrait la corde. Le motoriste Allemand lui aurait même donné un pécule (ainsi qu’à Earl Bamber.)

JOEST JONATHAN OUAKNINE

Tony Kanaan. Copyright : HONDA

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