CHAMPION INDYCAR 2017: JOSEF NEWGARDEN, LE NOUVEAU SURDOUÉ ?

 


INDYCAR 2017-SONOMA-JOSEPH-NEWGARDEN. Le nouveau CHAMPION INDYCAR

 

Hier, à Sonoma, Josef Newgarden a décroché son premier titre en IndycarA bientôt 26 ans, il a réussit à trouver sa place dans le top-team Penske, dès sa première saison chez eux.

Fer de lance de la nouvelle génération de pilotes US, il est promis à un grand avenir.

 

DES HAUTS ET DES BAS

 

Josef Newgarden débuta dans la modeste Formula Barber. second de la série hivernale 2006-2007, il fut deuième de la série nationale 2008. Chaque année, le Team USA Scholarship envoi deux espoirs Américains au Formula Ford Festival.

Traditionnellement, il y a un lauréat « senior », promis à un grand avenir et un lauréat « junior ». Trop vieux ou manquant de budget, le junior disparaît souvent des radars ensuite. Ainsi, en 2008, le ‘golden boy’, c’était Conor Daly, le fils de l’ex-pilote de F1, l’Irlandais Derek Daly. Newgarden était le « junior », ce qui ne l’empêcha pas de s’imposer au Formula Ford Festival (en catégorie Kent.)

Fort de ce succès, Newgarden resta en Europe. Il fut vice-champion de Formule Ford 2009 et il disputa le GP3 2010.

En 2011, il décida de retourner au pays. Il fit une OPA sur l’Indy Lights, obtenant 5 victoires, le titre et reléguant son dauphin, à près de 100 points!

 

Josef Newgarden en GP3. Copyright : GP3

 

DÈBUTS EN INDYCAR

 

Le titre en Indy Lights lui permit de décrocher une bourse et ainsi financer sa saison 2012 d’Indycar. Néanmoins, il arrivait en plein chaos. La discipline changeait de châssis et il y avait désormais trois motoristes (Chevrolet, Honda et Lotus) Les équipes de fond de grille avaient du mal à convaincre un motoriste.

Newgarden fut recrutée par Sarah Fisher. A l’hiver 2011-2012, Ed Carpenter, son pilote, était parti fonder sa propre équipe, emmenant avec lui nombre de mécanos et d’ingénieurs.

Rahal, qui avait un contrat avec Honda, prêta des moteurs à l’équipe. In extremis, Fisher pu ainsi disputer la première course de la saison, avec Newgarden au volant de l’unique Dallara-Honda de l’équipe.

Il termina onzième de sa toute première course. Hélas, ce fut sa meilleure performance de l’année.

 

Le portrait officiel de Josef Newgarden, lors de ses débuts en 2012. Copyright : HONDA

 

L’hiver suivant fut plus serein pour l’équipe de Sarah Fisher. Cinquième à Sao Paulo et à Pocono, Newgarden termina surtout deuxième à Baltimore. Son premier podium en Indycar.

Pour le paddock, il avait franchi son examen de passage.

En 2014, Newgarden termina second sur le speedway de l’Iowa. Une belle performance compte tenu du budget de l’équipe. A ce propos, Honda finançait désormais son baquet, un honneur réservé aux meilleurs écuyers du motoriste Japonais, comme Simon Pagenaud ou James Hinchcliffe.

 

Premier podium pour Newgarden, dans l’Iowa. Copyright : HONDA

 

Malgré tout, l’argent manquait chez Sarah Fisher. Ed Carpenter et son ex-patronne décidèrent d’unir leur force pour 2015. Newgarden avait désormais un moteur Chevrolet dans le dos et il faisait parti d’une équipe ayant plusieurs voitures (Carpenter et Luca Filippi se partageant l’autre voiture.)

Par une douce ironie de l’histoire, c’est à Barber Park, là-même où il avait débuté huit ans plus tôt, que Newgarden décrocha enfin sa première victoire. Il récidiva à Toronto et l’on parlait de plus en plus de Newgarden dans les paddocks…

 

Première victoire à Barber Park, dans l’Alabama. Copyright : GM

 

CONSÉCRATION

 

L’Indycar, c’est une alternance de tracés urbains, de circuits permanents et d’ovales. Trois surfaces qui demandent des compétences très diverses, voire opposées. Voilà pourquoi il faut en général une bonne dizaine de saisons à un pilote pour s’imposer.

En 2016, Newgarden n’attaquait que sa cinquième saison. Pour cause de maternité, Sarah Fisher raccrochait et elle vendit ses part à Ed Carpenter.

L’équipe gardait des dimensions modestes. Malgré tout, Newgarden remporta la manche de l’Iowa et termina troisième des 500 miles d’Indianapolis.

Il rejoignait le club fermé des pilotes capable de triompher partout. Il collectionna ensuite les podiums, terminant quatrième du Championnat, derrière trois pilotes de l’intouchable Team Penske.

 

Newgarden, en route vers un succès dans l’Iowa. Copyright : GM

 

Roger Penske ne pouvait rester insensible face à ce jeune pilote talentueux. Ed Carpenter ne voulait pas se séparer de son poulain. Néanmoins, Chevrolet possédait des arguments sonnants et trébuchants…

Pour l’intégrer à son équipe, Penske n’hésita pas à congédier l’ex pilote de F1 et ex-vainqueur des 500 miles d’Indianapolis, le Colombien Juan Pablo Montoya !

Newgarden changeait complément d’environnement pour sa sixième saison. Penske aime bien mettre en compétition ses pilotes. Le nouveau-venu se retrouvait aux côtés du Champion 2014, Will Power, du champion 2016, Simon Pagenaud et d’un triple-vainqueur des 500 miles d’Indianapolis, Helio Castroneves.

Il devait être aussi véloce qu’eux, sous peine d’être vite remercié…

Après une épreuve de St Petersburg à oublier, Newgarden s’imposa à Barber Park. Il récidiva à Toronto, Mid-Ohio et sur l’ovale de Gateway Park, près de St Louis.

 

Victoire à Mid-Ohio, avec Penske. Copyright : GM

 

La suite, on la connait : la econde place à Sonoma, synonyme de titre.

Polyvalence, résistance à la pression, gestion des courses et du championnat, Newgarden fait preuve d’une belle maturité, alors qu’il fêtera ses 27 ans en décembre.

S’il parvient à confirmer, il pourrait vite rejoindre les Mario Andretti, AJ Foyt et Rick Mears au panthéon des pilotes Américains…

 

Joest Jonathan OUAKNINE

Photos : TEAMS  

 

Copyright : GM

 

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