24 HEURES DE FRANCE TT 2017: CINQUIEME VICTOIRE POUR LE TEAM JMS

 

 

16 heures pile !

Bravo à la direction de course qui a donné un départ parfait aux 68 concurrents pour 24 heures seulement puisque, rappelons-le, l’idée initiale de courir cette manche du championnat de France d’endurance TT sur 25 heures a été abandonnée ce matin, suite à un problème de timing.

Jamais un début de course n’avait été aussi indécis et spectaculaire.

Plusieurs changements de leader ont eu lieu durant les deux premières heures de course démarrées sur un rythme infernal.

Puis la pluie est revenue sur le circuit de Fontaine-Fourches, entrainant d’innombrables sorties de route et incidents, heureusement tous maitrisées par les efficaces commissaires de piste.
Dès le départ, plusieurs buggys 4X4 se sont échappés en tête, notamment le Nissan-Sodicars No 4 des leaders du championnat, Billon-Boutron, dont le troisième pilote est le très rapide et expérimenté Laurent Fouquet.

 

 

Ils ont occupé la tête pendant plus d’une vingtaine de boucles.

Puis, lorsque la grosse averse est tombée après deux heures de course, suivie de la première période de changements de pilotes (rappelons que ceux-ci ne peuvent conduire plus de 2h30 d’affilée), c’est le Tomawak-Caze n° 21 de Brochard-Caze-Vincent qui se retrouvait en tête.

 

 

Du côté des SSV, Cyril Despres, au volant d’un Yamaha 1000 R, a effectué un éblouissant début de course.

« Lorsque l’adhérence est devenu précaire à cause de la pluie, je me suis régalé, » expliquait le pilote Peugeot-Sport.

Avant de preciser:

« Nous ne sommes pas trop mal en pneus et en suspension dans ces conditions. Mais j’ai toujours fait gaffe à ne pas dépasser les limites… »

Après le passage du volant à Jérémie Warnia, le Yamaha « officiel » pointait en quatrième position au terme des trois heures de course!

 

 

Signalons enfin qu’après un beau début de course, le buggy de la famille Andrade, vainqueur l’an passé, a sérieusement hypothéqué ses chances de récidive.

Alexandre Andrade avait en effet effectué un petit tonneau qui lui coûtait plus de vingt minutes de réparation….

 

 A LA NUIT TOMBÉE, AVANTAGE AUX « POIDS PLUME »

 

 

Vers 20 h, le soleil s’est couché, le vent s’est calmé, et si la piste est redevenue petit à petit sèche, les abords du circuit ainsi que le paddock sont restés très boueux.

Tandis que la ronde infernale continuait, le public nombreux venu assister à cette première journée des 24 heures a reflué vers ses pénates…

Du côté du classement, la bonne surprise est venue de la prise de position de leader par le SSV Yamaha n° 9, piloté par Jérémie Warnia, peu avant 20 h.

Mais ensuite, l’excellent petit buggy Tomawak-Caze n° 21 a repris la tête.

Ces deux engins ont profité d’un poids léger et d’une excellente motricité pour se porter aux avant-postes au moment où la piste était très boueuse.

Leur duel a animé cette première partie de la nuit.

Notons également la belle remontée du Nemesis n° 3, piloté par Tartarin-Galland-Moilet-Gibon.

 

LE FORMIDABLE NEMESIS

 

S’élançant en 28e position, il s’est hissé avec régularité jusqu’à la quatrièmle place.

A l’inverse, on a assisté à la dégringolade du buggy n° 4 de Billaut-Boutron-Fouquet, suite à plusieurs crevaisons, tandis que le Rivet RM-Sport de Castan-Soulas-Bujon rétrogradait lui aussi suite à une surchauffe moteur.

Enfin, la catégorie T2 était dominée, jusque là, par le Toyota n° 33 de l’équipe « Adonf Médoc ».

 

 

Quant aux filles de l’équipe «Ch’ti Girls team », elles continuaient toujours leur petite bonhomme de chemin, avec leur SSV Yamaha.

Rappelons qu’à chaque heure passée en piste, elles donnent 100 euros à l’association de lutte contre le cancer du sein…

 

 AU MATIN, RIEN N’EST JOUÉ…

 

Sur le circuit de Fontaine-Fourches, la ronde infernale continue ce matin pour la cinquantaine de concurrents encore en course.

La nuit a été calme, sans pluie, avec une température assez fraîche (9°) favorable aux mécaniques.

Vers quatre heures du matin, le proto BMC à moteur BMW bi-turbo de l’équipe JMS, No 11, piloté par Serge et Alexandre Finkelstein, Nicolas Clerget et Louis Lauilhe, a pris le commandement.

Rien d’étonnant de la part du team dirigé par Jean-Marc Schmit, quintuple vainqueur de l’épreuve.

Mais cependant, la tension restait palpable dans leur stand, car les poursuivants ne sont pas loin.

Quatre tours séparent le premier du huitième, soit une vingtaine de minutes d’écart, l’équivalent d’une perte de temps due à une crevaison.

Interrogé à la sortie de son relais matinal, Louis Lauilhe, le novice de l’équipe BMC, nous a décrit l’état de la piste :

« Elle est très belle, très roulante. Il faut juste se méfier de trois zones de freinages un peu défoncées, ainsi que de quelques ornières où l’on peut déjanter. Mais on les repère vite. En tout cas, c’est que du bonheur, surtout avec une auto aussi efficace que celle-ci ».  

Du côté du SSV Yamaha 1000 R n° 9, qui avait pris brièvement la tête à la tombée de la nuit, il évolue ce matin entre la quatrième et la septième place, au gré des arrêts des autos de pointe.

Thierry Viardot, le team-manager de l’équipe,expliquait:

« Nous avons fait rouler pendant la nuit nos pilotes non-professionnels, comme le directeur de Yamaha-France, tandis que Cyril Despres et Jérémie Warnia se reposaient. Bien sûr, le rythme était moins rapide, mais cela met aussi en avant la facilité d’exploitation de notre engin »,

 

A QUATRE HEURES DE L’ARRIVÉE, DUEL EN TÊTE

 

LE NEMESIS DANS LE TOUR DE TÊTE

 

A quatre heures de l’arrivée, les deux autos de tête, le BMC-JMS n° 11 et le Nemesis n° 3 de l’équipe Tartarin Sport étaient toujours dans le même tour !
« C’est vraiment dommage que nous ayons perdu un peu de temps aux stands ce matin », nous a raconté Yves Tartarin.

Et il ajoutait et enchaînait:

« On nous avait signalé une fuite de gas-oil, nous avons tout vérifié et en fait le carburant coulait par le trop-plein après notre dernier ravitaillement. Depuis nous avons repris notre cadence habituelle, sans forcer, et on fera les comptes à l’arrivée. »

Du côté du team JMS, le rythme également n’est pas à l’attaque on sent bien que l’on économise la voiture…

Du côté des regrets, il peut y en avoir au DRV Racing (équipage n° 63, composé de Marc et Frédéric Demota, renforcé par Vincent Foucart).

« Une rotule a cassé au petit matin, et nous avons perdu 40 minutes dans la réparation. Dommage, nous étions alors en tête », a expliqué le chef mécano du n° 63.

Plus grave, les leaders du championnat, Billaut et Boutron ont été contraints à l’abandon ce matin, suite à la casse de leur boîte de vitesses.
Enfin, en catégorie T2, la bagarre fait rage entre le Toyota n° 94 de l’équipe Etruscan Racing, et le Mitsubishi Pajero n° 16 du Michaud Racing Team.

 

CINQUIÈME VICTOIRE POUR LE TEAM JMS

 

Enfin au rendez-vous, le soleil a illuminé l’arrivée finale des 24 Heures Tout-Terrain de France.

Quelques minutes après 16 heures, le drapeau à damier s’est déployé devant le BMC-BMW du JMS Racing n°11.

Bravo à Serge Finkelstein, Alexandre Finkelstein, Nicolat Clerget et Louis Lauilhe, pour leur succès mené de main de maître.
Montant sur la deuxième marche du podium, Alexandre Andrade, Mario Andrade, Stéphane Duplé et Thomas Morize, à bord de leur BMC, ont vécu une course à handicap, connaissant pas mal de petits soucis les obligeant à cravacher sans cesse.

Les vainqueurs 2016 peuvent se consoler avec un très beau record du tour (5’32 », soit 80,0 km/h de moyenne) et la palme de la plus belle remontée.

Enfin, le Rivet-RM Sport d’Emmanuel Castan-José Castan-Benoît Soulas-Benjamin Bujon, qui portait le N°1, complète le podium.

 

Le meilleur SSV est le Yamaha 1000 R n°69, piloté par Fabrice Mante-Jêrome Tremblay-Pascal Pagand-Klary Krukly.

Il a brillamment pris la relève après l’abandon (châssis cassé) du Yamaha « officiel » ce matin, et terminait à la dixième place scratch.

 

ABANDON DU SSV YAMAHA OFFICIEL

 

La catégorie T1 2 Roues Motrices revient au no 2, Charbonnier-Serradori-Beziat, excellent quatrième au général avec leur MMP Evo 2.

Enfin le premier véhicule de la catégorie T2 (4X4 de série) est le Toyota HDJ n° 94 de l’Etruscan Racing, avec à bord trois pilotes, Luca Corvaja, Patrick Paronneau et Bruno Sandrini, mais aussi deux coéquipières et un coéquipier, chacun étant rattaché à un pilote.

 

 

Une particularité qu’il ne fallait pas oublier de mentionner, tous les six ayant pris une part active à ce succès…

 

FORCING ORGANISATION

PHOTOS : ALAIN ROSSIGNOL/CAPTAIN NOWHERE

Résultats complets 24 Heures de France TT 2017

https://live-itschrono.com/live-4X4/live.html

 

24 Heures TT Sport

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jeanlouis