ISDE 2017 JOUR CINQ : « FRENCH CONNECTION » SUBLIME!

 

Une précision pour commencer, je situais le centre opérationnel de ce championnat du monde par équipes d’enduro à Brioude, il est à Brive-la-Gaillarde, dans le Limousin, dont acte.

Vieux souvenirs sans doute d’un endroit paradisiaque et donc forcément unique dans ma mémoire d’enduriste des grandes années 80…

Ce cinquième jour de course se déroule sur les mêmes spéciales que la veille, sur un terrain forcément abîmé.

Très abîmé.

L’équipe française de Trophée est en tête de cette catégorie la plus prestigieuse depuis lundi, elle l’est toujours, en augmentant un peu son avance sur les Australiens avec un matelas de sept minutes.

Et ce malgré la blessure à la main de Nambotin, qui continue de rouler bien sûr, mais pas à son maximum.

Ce qui a dopé les autres, Loïc Larrieu gagne trois spéciales sur cinq, là où le temps se décompte, outre les liaisons où le temps est seulement imparti mais le terrain parfois difficile pour pointer pile à la minute fixée au départ.

Les autres aussi ont enroulé du câble, et l’équipe de France est en force à la veille du motocross qui se court le sixième jour.

Et où les écarts sont peu élevés, à condition de ne pas avoir une casse ou une chute importante.

LOÏC LARRIEU HABITUÉ DES SUCCES…

Loïc Larrieu : « La piste était la même qu’hier. Christophe étant un peu en retrait, on a fait le maximum sans prendre de risques sur les machines et pour nous. Pas de chutes aujourd’hui, un bon chrono d’entrée de jeu puis j’ai calmé le rythme pour gérer l’avance. A la dernière spéciale, je force pour gagner la journée. »

Et toc !

Haut la main !

En Juniors, on rappelle que cette équipe là a bien commencé mais n’est pas en tête depuis lundi, cela a pris un peu de temps.

Mais ils ont ensuite pris la tête de la catégorie pour ne plus la lâcher, même s’il y a derrière eux une formidable équipe italienne, qui leur a repris aujourd’hui un peu de temps, l’avance des Français passe de quarante à  vingt huit secondes, c’est ténu mais c’est devant…

Ce sont les autres qui ont la pression.

Cela dit , c’est confirmé par Anthony Geslin, ce vendredi a été une horreur, le terrain est totalement défoncé et les Italiens sont en mode chasse à courre !

« Malgré les spéciales plus difficiles, j’ai réussi à rester concentré sur l’objectif avec des chronos assez bons par rapport aux italiens. Je n’ai rien lâché jusqu’au bout et c’est ce qu’il faudra faire demain au cross final ».

Et oui, ce cross final, ça va être du corps à corps, parce que 28 secondes, c’est vite perdu !

Chez les filles, on l’a dit, équipe réduite à deux depuis la blessure de Samantha Tichet, aucune possibilité de gagner la catégorie mais depuis mardi, elles sont sur le podium et elles y restent, Juliette Berrez et Audrey Rossat se défendent comme des enragées et ça marche, elles y sont toujours !

Juliette Berrez : « Honnêtement, j’ai galéré dès ce matin. Je fatigue surtout au niveau des poignets. La moto marche bien. Rien n’est cassé. L’objectif de garder le podium est atteint. Merci au public d’être venu nombreux nous soutenir. »

Pas à dire, les équipes de France ont leurs deux héroïnes, l’histoire est sublime, encore une journée et ces ISDE 2017 auront été une réussite sportive exemplaire.

Demain, au programme, 50 km de piste et le cross final, autrement dit encore beaucoup de stress, surtout chez les Juniors !

Fred Weill, qui manage les équipes : « Le bilan est positif puisque nous sommes dans les objectifs dans les trois catégories, dit-il. Même mieux pour les Juniors car ils sont premiers. Demain, il faudra finir le boulot en Trophée et en Féminin. Quant aux Juniors, ils devront se donner au maximum pour conserver cette première place. ».

FRED WEILL A GAUCHE,AVEC L’EQUIPE DE TROPHÉE

Pour avoir vécu ce genre de situation en enduro, mais aussi au (vrai) Dakar, ou en automobile dans les rallyes de championnats du monde sur route ou sur terre, et aussi bien entendu sur cette sublime épreuve qu’est le SSDT, le Scottish Six Days Trial, autrement dit les Six Jours d’Ecosse, le stress du dernier jour est terrifiant, que ce soit chez les coaches ou chez les pilotes.

Terrifiant car la moindre racine d’arbre bien lisse et en travers de la piste peut vous envoyer valdinguer sévère, parce qu’il faut quand même mettre les gaz vu que ceux qui sont derrière n’ont plus rien à perdre et ouvrent donc en grand partout…

Mais on est à la veille d’un énorme résultat.

Gaz et gaffe pour tout le monde !

Résultats sur  http://www.fim-isde-live.info 

 

Jean Louis BERNARDELLI et FFM

Photos FFM

 

 

 

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