GP MUGELLO 2017 : ROSSI « AU BOUT DE HUIT TOURS, J’ÉTAIS CUIT ! »

ROSSI EST RINCÉ, PETRUCCI VA MÊME LUI PIQUER LE PODIUM

Les confidences de Rossi après l’arrivée du Mugello sont éloquentes.

Durant les premiers tours de course, qu’il menait, on pouvait imaginer que les problèmes de douleur de Rossi étaient oubliés.

On imagine le tonnerre dans les tribunes, plus la forêt de drapeaux jaunes et les feux de Bengale à chacun de ses passages en tête du GP !

Pourtant, assez vite, il est devenu clair que le pilote devait ralentir le rythme, et même s’il est resté avec ceux qu’il a laissé passer, il n’a plus jamais réussi à les attaquer.

Il déclare à nos amis italiens que « c’était vraiment dommage de ne pas monter sur le podium, podium qui est  mon objectif sur toutes les courses mais au Mugello c’est une sorte d’obligation historique. J’étais assez en confiance, mais je savais parfaitement que j’aurais du mal à gérer à cette vitesse les 23 tours de la course. C’est une chose en essais de sortir, claquer un temps, tu peux récupérer entre une sortie et la suivante, là, c’est tout autre chose, il faut tenir tout un GP… » 

Voilà donc le problème ce week end.

« Après 8 tours j’étais cuit et sur la fin du GP je n’avais même plus la force d’attaquer Petrucci. Le seul truc positif est que je risquais de ne pas avoir le droit de courir avant la course et que je l’ai fait ce GP, même sans podium, c’est ma façon de voir le verre plutôt à moitié plein qu’à moitié vide… La moto marchait super bien, mais les Ducati pouvaient utiliser le pneu medium à l’arrière alors que ça nous était impossible, mais mon problème ce n’était pas celui-là, c’était ma condition physique. Au moins c’est Petrucci qui me pique le podium, lui c’est un pote, mais n’importe qui aurait pu y aller. Faire un podium totalement italien aurait été génial, mais je n’avais pas la concentration nécessaire pour y penser, tout ce que je voulais c’était monter dessus…Si j’y étais parvenu, c’est sûr que la fête aurait été complète. Bon, d’un autre côté, il faut positiver, la victoire de mon poulain Migno en Moto3 et en Moto2, Pasini a fait la course dont tout le monde rêve, quoi de plus beau que de gagner au dernier virage ?  Et puis, il ya la victoire de Dovizioso, elle est superbe. »

SUBLIME VICTOIRE DE DOVIZIOSO

La prochaine étape est Barcelone, ce qui me donne les jours nécessaires pour récupérer.

« On verra surtout comment se comporte la moto sur une piste dont on sait qu’elle a peu de grip, voilà ma nouvelle préoccupation… »    

Voilà, la semaine dernière, j’ai écrit et j’avais hélas raison, qu’entre la perte de la 500 ème victoire de Yamaha en GP au Bugatti, en tête à trois tours de l’arrivée, à cause d’une chute au cours d’une baston qui aurait pu être mythique et que souffrant de façon démentielle pour le Mugello suite à un accident de cross, la légende de Rossi était entre parenthèses, en espérant comme toute personne qui aime la moto qu’elle repartirait vite, mais il est vrai avec des doutes sur ce point.

Les doutes s’arrêteront peut-être à Barcelone, il est temps, un GP sans un Rossi en pleine forme n’est pas vraiment un GP, surtout que d’ici deux ans, si la légende n’est pas repartie, pas impossible qu’effectivement les GP se roulent sans Rossi.

Ce qui sera insupportable, mais inéluctable.

D’où cette envie que les bastons légendaires reprennent, et reprennent vite…

«Forza dottore!»

 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :
WSBK

 

 

 

 

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