Les 125 YAMAHA : LES PASSE PARTOUT DE LA VILLE (ÉTERNELLE EN PLUS)

Le 125 est  le moyen de transport le plus intelligent qui soit en ville.

C’est sans doute pour cela que Yamaha l’appelle sa gamme Urban Mobility…

Rome est une des plus belles villes au monde mais un b… effroyable et invivable en circulation, au point que les romains fuient la ville,  et c’est là que Yamaha nous a proposé de tester ses derniers modèles de scooter 125, ce qui est une fameuse idée, c’est le terrain d’essai le plus dur de l’univers citadin moderne !

Le petit Delight, un bijou élégant et une mob à piloter, le N-MAX, scooter de haut de gamme plus chic qu’élégant, doté de tout ce que l’on trouve de mieux dans la technologie, le Tricity 125, un petit trois roues exceptionnel en ville, tous ces modèles existaient déjà mais ont tous été, parfois énormément, améliorés.

Bonne autre idée, figuraient aussi parmi ces scooters vendus en France deux particularités italiennes, un Tricity 150 parce que c’est la cylindrée minimale pour aller sur l’Autoroute et «l’autostrada» en Italie, c’est partout et tout le temps, y compris parfois en ville, comme aux USA.

Et puis LE truc, un scooter Xenter à grandes roues qui ne se vend plus en France faute de marché  et qui fait un tabac en Italie, qui est d’une élégance folle, on en a croisé des centaines durant l’essai, parfois pilotés par des Romaines à l’élégance fellinienne, mais surtout c’est d’une efficacité redoutable sur le pavé romain.

C’est justement avec ça que je commence.

LA MODE FRANÇAISE SERAIT ELLE CON ?

ÉLÉGANCE CALME ET VOLUPTÉ

C’est sûr qu’avec ça je n’avais pas une voix aux élections, et encore, comme on nous prend souvent pour des cons, pourquoi ne pas l’avouer directement ?

Mais  mon propos n’est pas de cet ordre, il concerne les scooters grandes roues.

Donc en France les grandes roues ça ne se vend pas.

Et en Italie, au pays qui a inventé la Vespa, donc le scooter, on roule en grandes roues… Massivement.

C’est pour les gonzesses pense t’on ? Oui, à Rome, elles sont élégantes en diable et encore plus sur ces scooters grandes roues, mais j’ai aussi vécu deux mois à Saïgon et les belles élégantes au gants longs roulaient aussi en grandes roues. Ce n’est donc pas typiquement romain…

Pour les mecs, on va être plus pilote, c’est un peu beauf mais quand on argumente on ne passe pas forcément par la case normale…

 

Le scooter grandes roues est forcément un peu moins vif au démarrage, à peine, mais il est infiniment plus stable, surtout dans les pavés pourris ou sur les rues en mauvais état, il a les avantages techniques de la moto et les intelligences de circulation des scooters.

Tenue de route, freinage, stabilité, j’ai même essayé récemment un scooter frandes roues Piaggio qui a plein de place sous le coffre, c’est argument là ne tient donc plus.

Et surtout, pour une femme comme pour un homme il est élégant.

Et pourtant, pas de marché ? Je me suis rendu aux essais grandes roues organisés par Piaggio pour essayer de comprendre. Je vous les raconterai en détail bien sûr, histoire de ne pas seulement crier dans le désert.  Mais ce qui est sûr c’est qu’il ya un marché, une mode à lancer parce qu’honnêtement, à de très rares expressions près, les scooters se ressemblent tous, il  y a une vraie mode à (re)lancer…. Bon, les Yamaha de set essai existaient déjà, ils ont été modifiés en version Euro4 et ce faisant, Yamaha en a profité pour améliorer pas mal de choses.

Le PLUS PETIT, LE PLUS MIGNON, LE D’ELIGHT

 

Comme il n’ya pas de bas de gamme chez les Constructeurs, on dit «entrée» de gamme, on va prendre ce D’elight puisqu’il est le moins cher.

Il coûte 2799 euro ce qui est déjà très cher mais là encore je suis seul à crier dans le désert que les scooters sont beaucoup trop chers, cela dit, c’est un délice, il mérite bien son nom.

D’abord parce qu’il est joli et élégant.

Comme honnêtement l’esthétique des scooters en général me laisse de marbre, celui-là, le l’ai adoré tout de suite, d’ailleurs, les quelques journalistes français que nous étions se battaient pour le piloter à chaque arrêt dans Rome.

Le nouveau D’elight bénéficie du moteur Blue Core, un système Yamaha qui réduit les frictions, du coup on gagne des chevaux et on dépense moins de carburant, il pèse 99 kg tous pleins faits, avec 1275 mm d’empattement, le but est clair : beau, vif, maniable.

Celui de notre essai était d’un rouge vif sublime, il est tout petit et se faufile partout, il est maniable comme une « mob », il est équipé de repose pieds passagers qui sont couchés sur les côtés et s’ouvrent par bouton poussoir, il y a une barre pour que le passager se maintienne bref il est sublime.

Il a ce qui devient de plus en plus rare (et c’est dommage) un fond plat.

Outre qu’il est donc possible de le piloter en jupe, il ya surtout la possibilité de glisser un bagage pour aller à la gare, et surtout, je le redis à chaque fois car ça m’est arrivé, la sécurité absolue de pouvoir shifter les deux pieds du côté opposé si un connard brûle un feu et vous rentre dedans par le travers, cela au lieu de se faire écrabouiller bêtement une guibole.

Il ya un coffre important sous la selle, bien sûr un top case en option, 30 litres.

Bref que ce soit une nana, un mec normal, génial.

Pour les basketteurs il y a d’autres modèles, j’ai totalement craqué.

Bon, ceux qui vont sur les quatre voies, ils devront choisir un autre modèle, mais celui-là c’est juste le roi de la ville.

Au pilotage il est moins violent que le N Max qui est un scooter sportif, mais aussi amusant, les suspensions sont un poil plus cheap mais sur le pavé romain démentiel que nous nous sommes tapés durant cinq heures, il a tenu vaillamment, honnêtement, l’élégance existe encore dans le scooter, et ce D’elight fait partie des très rares élus.

Son tableau de bord numérique est hyper réussi, bref, un chef d’œuvre.

En duo, c’est sûr qu’il ne faut pas emmener un sumotori, cela dit on n’a pas essayé,  j’ai préféré cette jolie romaine qui m’a ramené aux temps béni de «Vacanze Romane»…

Il existe en rouge, en blanc, en gris  et en noir, le lecteur aura compris que ce que je préfère et de loin c’est le rouge …

C’est LE modèle de cet essai, la découverte.

Le top case de 30 litres coûte 91 euro, une rigolade pour un accessoire aussi intelligent.Il a un crochet sur l’avant pour poser vos petits achats, le cartable, mais pas l’ordi, ça passe mais il ua de mauvais intentionnés partout…

Fiche technique D’elight 125

https://www.yamaha-motor.eu/fr/produits/scooter/urban-mobility/d-elight_125.aspx?view=featurestechspecs

LE NOUVEAU TRICITY :
Confort de Rolls

J’avais essayé, à sa sortie, très longuement ce petit trois roues, tellement plus agréable à piloter que les grosses baleines qui ont envahi les endroits corporate de Paris (la mode golden boy me les brise menu…) idéal pour quelqu’un qui commence à rouler en scooter, il a une stature et un poids de 125, il se gare comme un 125, il se pilote comme un 125.

Et surtout ses deux roues, aujourd’hui équipées d’ABS, permettent un freinage dit reflexe sur les pavés gras mouillés parce qu’une andouille freine devant sans raison visible et qu’en bloquant l’avant, voir en freinant très fort, on reste sur ses roues, ça m’est arrivé je n’en revenais pas moi-même de ne pas être par terre…

 

STABILITÉ INCROYABLE EN COURBE DÉFONCÉE OU EN FREINAGE RÉFLEXE

Ce petit bijou (qui coûte un bras, 3.999 € avec ABS, je ne vais pas recommencer mes jérémiades à chaque fois) avait deux inconvénients.

Ses suspensions arrière s’amusaient à vous transformer le c… en punching ball en vue du premier pavé, et il manquait un peu de punch en limite de ville, là où l’on roule à 90 (ça va encore) puis à 110 (là on baisse les épaules en attendant le camion hollandais qui roule au GPS et qui se fout comme de son premier hareng d’un insecte à trois roues devant lui…).

Eureka, le nouveau Tricity 125 , qui existe en plus dans des coloris qui flashent, jaune et noir, bleu et noir, gris et blanc, il a aussi été redessiné à l’arrière pour lui donner un peu d’agressivité visuelle, il reçoit un nouveau châssis plus long, donc plus confortable et avec plus de place sous le siège avant et surtout il est est doté d’une nouvelle roue arrière de 13 pouces qui amortit magnifiquement, fini le shaker.

Et puis, il reçoit le moteur Blue Core,  qui évite les frottements et donne plus de chevaux en réduisant la cylindrée.

FOND PLAT YEAAAAH!

Du coup en usage péri urbain, il est fastoche comme tout.

Il a un fond plat, oh merveille !

Beau et facile, idéal en somme.

Il est étroit, assez pour passer dans tous les coins pourris où on l’a emmené, en duo il est carrément facile, c’est un autre roi de la ville, plus cher, 4.000 €, mais comparé aux cétacés que l’on voit partout avec des mecs très show bizz au guidon, c’est très peu cher, beaucoup plus utilisable, le train avant a été mis à ride épreuve à Rome, il est phénoménal.

 

LES ZIG ZAG, SORTE DE SCOUTLIB  ROME

La preuve, une boîte qui loue des scooters à Rome, qui est venu présenter ses modèles, a acheté des Tricity parce que comme il ya parfois des gens qui ne sont pas très habitués qui louent parce que l’auto c’est impossible, c’est d’une sécurité absolue.

Il ya des top case de 30 litres et aussi de 39 litres (156 €) on peut aussi l’équiper d’une bulle haute, j’ai déjà dit que je déteste ça, la basse est sympa mais ce qui est encore mieux, c’est pas de bulle du tout.

Fiche technique du Tricity 125

https://www.yamaha-motor.eu/fr/produits/scooter/urban-mobility/tricity.aspx?view=featurestechspecs

 

LE N MAX 125/ C’EST BYZANCE !

MES CAMARADES M’AVAIENT PIQUÉ LE MODÈLE SANS BULLE

 

Je finis par celui-là parce que c’est le plus beau et qu’il y a tout dessus. Je n’ai pas vu de porte avion ou de lance missile mais je suis sûr qu’il en a, c’est juste que je n’en ai pas eu besoin…

Style dynamique, performances exceptionnelles, standard de conception supérieure, Yamaha dit de ce scooter qu’il va vous changer la vie.

Tout ce dont vous pouvez besoin avoir besoin à bord y est ce n’est pas compliqué.

Il est évidemment hyper facile à conduire, c’est même je crois son but, ne pas exister quand vous êtes dessus, comme si vous étiez sur coussin d’air…

MAGNIFIQUEMENT ÉTROIT POUR PASSER DANS LE TRAFIC

 

Bien entendu, dans la lignée  Max, du très gros T 530 en passant par le 125, sa ligne est ultra sportive, son niveau de transport est élevé.

Sa ligne «batman» est reconnaissable partout, ne serait ce qu’au moment où il vous dépasse, son moteur à refroidissement liquide bénéficie d’un système d’injection et d’un commande de distribution variable VVA qui en font un scooter de GP côté couple et accélération.

Son prix aussi est  GP, il coûte 3.199 € (x francs… ?)

Mais que de bonheur !

J’ai testé un modèle avec bulle et je déteste ça, cela vous empêche d’avoir une vision claire à un mètre devant le scooter, là où justement tout se passe en contournant un autobus, et elle se transforme en arbre de Noël à chaque fois qu’il pleut c’est une horreur…

J’ai donc bien sûr privilégié celui qui ne portait pas de bulle, c’est vrai que c’est un avion de chasse, avec les commandes qui vont bien.

Pour les basketteurs c’est impeccable, la place pour les jambes est façon first class.

 

ÉQUIPÉ COMME UN CHASSEUR RAFALE

Pour ceux qui sortent de la ville et se tapent les quatre voies deux fois par jour aussi, là  c’est Byzance, le moteur est un plaisir, jamais une contrainte.

En duo c’est comme si vous étiez seul, il ya une place folle sous la selle, on peut l’équiper de top cases de différentes tailles, de selle confort, de tablier, d’une bulle haute pour les grands voyageurs, je vous l’ai dit c’est une Rolls.

En suspension il est impeccable côté fourche et encore un peu casse c… derrière.

 

PLACE ÉNORME SOUS LA SELLE

Comme il faut bien que je dise quelque chose de vilain sur  cet engin de luxe, il est simple, il n’a pas de fond plat et ça me hérisse le poil.

Fiche technique su N Max 125

https://www.yamaha-motor.eu/fr/produits/scooter/urban-mobility/nmax.aspx?view=featurestechspecs

Voilà, au guidon de ces engins, on s’est fait cinq à six heures dans Rome, ce qui équivaut à trois jours à Paris, le trafic y est dément, les conducteurs savent ce qu’ils veulent faire mais ne sont pas brutaux, on a du royalement se faire « klaxonner » deux fois et à Rome le « klaxon » c’est l’arme absolue.

Au fait, sans scooters, on y serait encore !

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :
Constructeur

 

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