‘QATAR AIRWAYS PARIS ePRIX’… INVITATION À L’EXCÈS DE VITESSE.

 

 

Nicolas Prost Pilote Renault e.dams

Nicolas Prost Pilote Renault e.dams

Ce samedi se déroule le Grand Prix de Paris de Formula e, où les monoplaces vont débouler à très haute vitesse, dans les rues de la Capitale, dans le Quartier des Invalides. Pour une fois, il n’y aura pas de limitation de vitesse !

Un tour de piste avec Nicolas Prost…

« C’est immédiatement un freinage magistral pour ce premier virage (T01) qui est un droit à 90 degrés, en légère descente, avec quelques bosses. En bout de ligne droite de départ, je flirte avec les 200 km/h… la partie freinage dans les bosses n’est pas facile. »

 

Plan du Circuit des Invalides

Plan du Circuit des Invalides

Il précise :

 » Ensuite, après la courbe gauche T02 j’arrive sur la zone qui a été ré-surfacée (enrobé éphémère recouvrant les pavés de la place Vauban) où l’on n’a pas un grip énorme, et je m’applique pour arriver à garder de la vitesse au milieu des virages, car ce sont des parties très lentes, étroites sinueuses et bosselées. Le virage T03 et le suivant T04 s’enchaîne sur la même trajectoire la plus tendue possible pour un freinage brutal au virage T05. Puis un tout petit bout de ligne droite un grand gauche super rapide (T06) et je dois écraser la pédale des freins pour négocier le virage le plus lent du circuit (le T07 se passe aux alentours de 40 km/h). Cet enchaînement est plutôt technique et intéressant. Le revêtement semble moins bosselé que l’année dernière, mais le grip est loin d’être convenable. Sous la pluie ça devrait être très délicat. Mais c’est tout de même l’endroit où l’on peut faire de grosses différences. »

Avant d’indiquer :

 » Puis c’est la ligne droite de retour et j’arrive au freinage suivant à une vitesse relativement élevée de l’ordre de 195 km/h. »

 

 

Nico ajoute :

 » Ensuite, gros freinage plein de subtilités avant le droite (T08) qui en fait est un 90 degrés avec tout de suite après un gauche ouvert qui débouche sur une courte ligne droite avant désenchaîner la courbe T09 qui est la plus rapide à 130 km/h. Ceci dit, il faut savoir sacrifier un peu cette courbe pour mieux préparer le T10. »

 

Sortie du T10 entrée du T11

Sortie du T10 entrée du T11

 

Et, il enchaîne :

 » Tout de suite arrive la partie la plus inquiétante avec le gauche T11, et le T12 et T13 : c’est un enchaînement atypique mais assez intéressant à piloter. Je dois savoir garder la bonne vitesse sans compromettre le virage suivant (T14) qui en réalité n’existe pas vraiment puisqu’on rentre immédiatement dans le virage T15 également rapide qui lui par contre conditionne la vitesse max de la ligne droite ; c’est je crois le virage le plus important, notamment en course si on veut arriver à dépasser. »

 

 

Enfin, Nicolas conclut :

 » Mais pour moi, d’un point de vue personnel, c’est enchaînement des virages T10, T11, T12 et T13. En fait c’est le rond point des Invalides à l’envers. C’est vraiment très sympa à conduire. »

… »T01″… « T02″… « T15″… il est dommage de ne pas baptiser chacun des quinze virages de ce circuit urbain des noms de ceux qui ont laissé une trace indélébile dans le grand livre du Sport Automobile Français, des pilotes, tels que Jean-Pierre Beltoise, Jean Behra, Maurice Trintignant, François Cevert, Jo Schlesser, Patrick Depailler, Didier Pironi, Paul Armagnac ou encore le plus jeune d’entre eux, Jules Bianchi… ou des hommes qui ont marqué l’histoire, comme Ettore Bugatti, Amédée Gordini, Jean-Luc Lagardère, l’inoubliable patron de Matra ou le créateur d’Alpine, Jean Rédélé !

 

 

Jacques SamAlens (StrategiesAutoMotive)

Photos :
© Fabien Sarrailh & Jacques SamAlens (StrategiesAutoMotive)

 

 

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