IL Y A VINGT ANS CE 3 MAI, SÉBASTIEN ENJOLRAS NOUS QUITTAIT.

IN MEMORIAM…

SOUVENIR.


SÉBASTIEN-ENJOLRAS-et-MICHEL

 

Aujourd’hui, mercredi 3 Mai 2017, on a une petite pensée pour un jeune pilote Français, qualifié à l’époque d’extrêmement talentueux.
Il nous a quitté il y a très exactement… 20 ans, oui déjà vingt ans, le 3 mai 1997, lors des Essais Préliminaires
des ’24 Heures du Mans’.

Son nom ?

Sébastien Enjolras.

Sébastien Enjolras, était considéré, à l’époque, comme ayant un avenir fort prometteur en Course Automobile.
Sébastien Enjolras, était né le 4 avril 1976,, à Seclin dans le Nord de la France et il nous a donc quitté le dimanche 3 mai 1997 au cours de la journée des Essais Préliminaires, à la suite de l’accident survenu à sa WR, aux pré-qualifications des ’24 Heures du Mans’.

 

UN PEU D’HISTOIRE

SÉBASTIEN ENJOLRAS-WR-Dimanche 3 Mai 1997- Essai préliminaires des ’24 Heures du Mans’ Séb ENJOLRAS dans le baquet de la WR.-Photo Jean-Charles Colombier

 

Sébastien Enjolras, commence la compétition en 1989 évidemment par le Karting, devenant immédiatement Vice-Champion de France en catégorie Minime. En 1992, il est Vice-Champion de France en catégorie National 1 et se lance l’année suivante dans le Championnat du Monde en catégorie Formule A.

En décembre 1993, il participe au tout premier Elf Master Karting de Paris-Bercy, aux côtés des ‘Stars‘ de l’époque, l’inoubliable pilote Brésilien Ayrton Senna et le Français Alain Prost, signant à cette occasion, le meilleur tour des pilotes de Karting en activité ! 

La suite ?

Il entame une carrière automobile, à partir de 1994 en Formule Renault Campus, se classant troisième. Suite logique, un an plus tard, il se lance dans le Championnat de France de Formule Renault et décroche le titre en 1996, avec à la clé, onze victoires et douze poles en seize courses.

Cette même année, Gérard Welter, en charge de l’équipe WR (Welter Racing), lui offre et propose de disputer les ’24 Heures du Mans’ 1996 qu’il dispute avec ses deux coéquipiers, les Français, William David et Arnaud Trévisiol. Début en Sarthe qui se terminent prématurément à la treizième heure, après 162 tours, à la suite d’une sortie de piste, peu avant le virage Porsche.

En septembre, il triomphe avec l’équipe WR, remportant, les 4 Heures du Mans. Performance qui qualifie d’office la voiture pour les ’24 Heures du Mans’ 1997.

1997, année où il découvre la Formule 3 au sein de la filière FFSA. que supervise Henri Pescarolo.

L’ancien quadruple vainqueur de l’épreuve mancelle, lui propose de piloter la Courage-Porsche aux ’24 Heures du Mans’ 1997.

Offre qu’il refuse, préférant rester fidèle à WR, l’équipe de Gérard Welter.

Choix qu’à l’époque, certains observateurs avaient attribué à l’éventuelle possibilité pour lui de piloter la monoplace de F1, la Prost à moteur… Peugeot !

Hélas, au cours des essais pré-qualificatifs, le dimanche 3 mai 1997, à 12 h 40, la WR N°2 s’envole peu avant les S du virage Porsche dans la ligne droite après Arnage. La voiture part en vrille et s’écrase sur le rail de sécurité, les roues en l’air, avant de s’enflammer…

Sébastien est mort sur le coup.

De lui, une de ses proches, Marie Hélène, avait alors lâché :

« Seb c’était comme une étoile filante… Qui surgit, qui nous a illuminés et qui est repartie… »

Quelques jours avant le drame, j’avais diné au Mans avec lui, à l’invitation de mon ami et ancien confrère Francis Reste, en compagnie de plusieurs autres pilotes de la Filière, dont le Suisse Marcel Fassler et l’Espagnol Oriol Servia.

Naturellement, la plupart des conversations avait tourné autour de cette décision entre les options WR et Courage de la Filière…

À sa mémoire, une stèle régulièrement fleurie, est installée derrière les rails de sécurité, à l’endroit même où s’est produit l’accident qui lui fut fatal.

 

 


SÉBASTIEN-ENJOLRAS – La stèle en hommage sur le lieu du drame.

 

Son père, Michel Enjolras, après avoir été mécanicien Peugeot en Rallye pendant le règne de l’inoubliable 205 Turbo 16, est devenu un préparateur de voiture reconnu. Son frère, Pascal Enjolras, fut un excellent pilote de Rallye du Championnat de France.

Ce 3 mai, on pense fort à sa maman Vivy, son papa Michel, sa sœur Vanessa, son frère Pascal, sa belle-sœur Cathy, son manager Serge.

Et aussi à Henri Pescarolo qui avait pour lui une affection particulière… et voyait en lui un immense espoir du Sport Automobile Français.

Hélas, Seb a été trop vite, trop tôt, emporté par sa passion et a rejoint au Paradis des pilotes, ses illustres compatriotes, les Jean Behra, Jo Schlesser, François Cevert, Patrick Depailler, Didier Pironi et autres Jules Bianchi, tous morts de leur folle passion…

Comble du sort, son chien s’appelait… «Ayrton»…

RIP.

On ne t’oublie pas Séb.

 

Gilles GAIGNAULT
Photos :
Jean-Charles COLOMBIER-Archiv’ELF-AutoNewsInfo

 

 

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