GT4 À NOGARO. MASERATI, SOAVE, MONTI : LE GRAND TOURISME À… L’ITALIENNE.

 

 


GT4 2017 NOGARO – La MASERATI de SOAVE MONTI – Photo Nicolas PALUDETTO –

 

De retour en France pour la saison 2017, notre excellent Confrère Thierry Soave, l’éditeur du toujours très apprécié ‘Car Life Magazine’ et parfois pilote de GT, engagé cette année avec Romain Monti sur une magnifique Maserati GranTurismo, nous fait partager ses sentiments sur la renaissance du plus prestigieux de nos Championnats de France, le tout nouveau GT qu’organise Stéphane Ratel, le promoteur de SRO.

Nous avions quitté Thierry Soave à la fin de la saison dernière en VdeV au pied du podium  lors de la manche finale disputée au Portugal, à Estoril, près de Cascaï, le St Tropez portugais… aux portes de Lisbonne. (voir lien).

 


GT4 2017 NOGARO – Romain MONTI – MASERATI – Photo Nicolas PALUDETTO.j

 

Pour 2017, il délaisse sa Ferrari 458 GT3 pour se lancer dans la nouvelle aventure du GT4 en Championnat de France. Toujours dans la même équipe CMR, et avec comme coéquipier pro, un sacré client en la personne du très expérimenté Romain Monti, tout simplement le pilote Maserati le plus rapide du monde, puisqu’il a gagné le dernier Trofeo GranTurismo mondial!

 


GT4-2017-NOGARO-La-MASERATI-de-SOAVE-MONTI-Photo-Nicolas-PALUDETTO

 

Une sacrée pointure pour une nouvelle aventure, toujours à consonance italienne (la voiture, bien sûr, mais aussi les deux équipiers, ma!) et un retour aux sources pour tout le monde, avec un calendrier qui démarrait le week-end dernier, à l’occasion des Coupes de Pâques de Nogaro, comme le veut une tradition maintenant vieille d’un demi-siècle !

De quoi réjouir notre homme, qui a débuté dans les années 90, sur ce même tracé, le Circuit Paul Armagnac, en souvenir de l’huissier local, pilote officiel des DB Panhard !

 

GT4-2017-NOGARO-Thierry-SOAVE-MASERATI-Photo-Nicolas-PALUDETTO-

 

Thierry qui nous résume ce que fut cette grande première en GT4 France :

« Pour les passionnés de sport automobile, historiquement, le début de la saison, c’est Nogaro. Après cinq mois d’impatience, on découvre les nouvelles voitures, les nouveaux jeunes qui deviendront peut-être les grands de demain (je les ai tous vus démarrer ici), les nouvelles équipes, les nouveaux sponsors… Et cette année, on est vraiment revenu à la grande époque car il y a 30 voitures engagées dans la discipline phare ! ».

 

GT4 2017 NOGARO – Stéphane RATEL SRO Photo Nicolas PALUDETTO

 

L’occasion de féliciter Stéphane Ratel de SRO, le nouveau promoteur du GT4, qui a repris l’affaire en main l’été dernier.

Thierry enchaîne :

« Nous, les pilotes, passons beaucoup de temps à nous plaindre. Alors, quand quelque chose marche bien, raison de plus pour le clamer haut et fort. Le travail réalisé par SRO est incroyable. En quelques mois cet hiver, ils ont réussi à remonter un championnat qui avait disparu il y a un an, faute de concurrents. Avec 20 voitures, on aurait déjà pu considérer l’opération comme un succès. Mais là, franchement, vu le contexte en France, personne ne s’attendait à un tel nombre d’engagés. Surtout qu’il n’a pas été nécessaire d’aller chercher des autos d’autres catégories pour faire le nombre : il n’y a que des GT4. »

Alors, comment expliquer une telle renaissance alors même que le Championnat végétait ces dernières années ?

« L’une des bases du succès est une maîtrise des coûts qui a permis de diviser pratiquement par deux le budget des GT3. Bien sûr, les voitures sont beaucoup moins rapides, mais qui s’en rend compte à la télé ou même dans les tribunes? »

Et de préciser :

« Et la réputation de SRO a fait le reste. Avant de devenir les rois du GT dans le monde, ces gens-là organisaient en France les premiers Championnats dans les années 2000 avec plus de 40 voitures engagées, dont plus de la moitié en GT1. »

 


GT4-2017-NOGARO-La-MASERATI-de-SOAVE-MONTI-Photo-Nicolas-PALUDETTO

 

Si à Nogaro, la liste des engagés faisait saliver, avec des teams et des pilotes de très haut niveau, le meilleur était à venir car à l’issue des qualifications, moins d’une seconde séparait la pole position du …15ème !

Du jamais-vu en Championnat de France et la promesse de grosses bagarres en course.

Thierry Soave explique :

« Évidemment, nous sommes ravis que les écarts soient si faibles. Les deux courses ont offert un spectacle permanent avec des dizaines de dépassements. Mais si l’on parle de notre cas personnel, nous préférerions être plus proches du début de la seconde que de sa fin ! Nous n’avons pas encore eu le temps de développer la voiture (reçue dix jours seulement avant Nogaro !), mais il est évident que la balance de performances mise en place réglementairement, ne nous avantage pas vraiment. La GranTurismo, qui a le meilleur moteur du plateau, est, du coup lourdement lestée et pèse 1 445 kg. Sur un tour, c’est pénalisant, mais sur la durée d’une course, c’est carrément perdu d’avance, l’usure des pneus dans la deuxième demi-heure devenant ingérable, notamment par rapport aux Ginetta, ultra légères, qui font quasiment les mêmes chronos en début et en fin d’épreuve. »

Thierry ajoute :

« On attend donc avec impatience les nouvelles décisions de l’organisation sur la balance de performances. »

Malgré ce handicap et une position sur la grille peu flatteuse (21ème pour la course 1 et 16ème pour la course 2), la GranTurismo pilotée par Romain Monti et Thierry Soave terminera à une belle et inattendue 7ème place de la course 1 et occupait la même position le lendemain dans la course 2, avant qu’un concurrent optimiste n’envoye la Maserati dans le décor (11ème malgré tout à l’arrivée).

Un bilan malgré tout encourageant pour une première, même si la qualité du Team CMR, de l’équipage et de la voiture, laisse penser que la victoire est tout à fait possible.

Thierry oave concluant :

« C’était un peu miraculeux d’être à Nogaro dix jours après avoir touché la voiture. Bravo à CMR d’avoir pu nous aligner à temps et avec aucune panne à déplorer qui plus est, mais nous devons progresser, c’est évident. À la fois pour nous -et particulièrement Romain qui marche comme un avion dans cette voiture-, mais surtout pour nos partenaires, au premier rang desquels Maserati qui nous soutient dans ce programme, et Jean-Édouard Hulbron, concessionnaire de la marque au Vésinet, en région Parisienne, grâce à qui tout a commencé, et qui nous met une grosse pression pour aller chercher les premières places. »

Et pourquoi pas dès la prochaine épreuve à l’occasion du très prestigieux Grand Prix de Pau, la voisine ?

 

François LEROUX

Photos :
Nicolas PALUDETTO

 

ARTICLE SUR LA COURSE DE THIERRY SOAVE EN VdeV À ESTORIL EN 2016

THIERRY SOAVE A LA DÉCOUVERTE DU VdeV A ESTORIL

 

 

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