LA RÉPONSE DE THIERRY BOLLORÉ DG. DE RENAULT AU ‘FIGARO’ SUR LE DIESELGATE.

 


THIERRY-BOLLORÉ-RENAULT

Thierry Bolloré, Directeur délégué à la Compétitivité et numéro deux du Constructeur Français Renault, a accordé au quotidien ‘Le Figaro’ un entretien au cours duquel il se dit choqué par les accusations visant la firme au Losange.

Et il dément formellement qu’il y ait eu des logiciels truqueurs installés sur les voitures de la marque Renault.

RAPPEL DES FAITS

Hier mercredi 15 mars 2017, successivement le quotidien ‘Libération’ puis AFP. (Agence France Presse) ont fait état de plusieurs extraits du Rapport de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, et qui a permis d’ouvrir récemment une information judiciaire pour tromperie, contre X, par le Parquet de Paris.

En réponse à la question que lui pose ‘Le Figaro ce jeudi 16 mars :

Maintenez-vous que Renault n’a pas triché en matière d’émissions polluantes ?

Thierry Bolloré confie :

« Renault ne mérite en rien le traitement qui lui est fait depuis quelques heures. Nous sommes choqués, interloqués, et même furieux. On dit aujourd’hui des choses fausses sur notre entreprise, sur la base de bouts d’un rapport auquel nous n’avons d’ailleurs même pas accès. J’ai déjà eu l’occasion de le dire et je le répète aujourd’hui : Renault n’a pas triché, n’a pas trompé. Rien à voir d’ailleurs avec un certain… constructeur. Renault respecte totalement ses clients, ses interlocuteurs, ses régulateurs, à la fois nationaux et internationaux. Et, bien sûr, Renault a toujours respecté et respecte encore toutes les normes en vigueur. Les accusations qui sont portées n’ont pas de fondement, les chiffres qui circulent, n’ont pas de sens. »

Et à la question : selon l’AFP., les conclusions de la DGCCRF. (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) se fondent sur le témoignage d’un ancien salarié qui évoque l’existence de «systèmes de détection de cycles», destinés à tromper les tests, il indique :

«C’est faux. Les voitures Renault n’ont jamais été équipées de tels systèmes. Il n’y a jamais eu de «logiciel» truqueur. Soyons sérieux. Une procédure judiciaire est en cours. Nous verrons quelles sont ses conclusions. Mais pour l’heure, ces accusations portent gravement atteinte à la réputation de Renault, et de façon éhontée.»

Et lorsque Le Figaro’ lui pose la question : y-voyez-vous une volonté de nuire à Renault ?
Ou bien à Carlos Ghosn, nommément cité par le rapport ?

«Je n’en sais rien. Mais je trouve affligeant de lire qu’il n’existe pas de délégations de pouvoirs chez Renault. C’est évidemment faux.»

 

Aurèlie ELBAZ

Photos :
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