‘27’ PATRICK TAMBAY–THE FERRARI YEARS*

(*les années Ferrari)

 

 

C’est l’histoire émotionnelle vécue par Patrick Tambay, en Formule 1, avec la Scuderia Ferrari.
La saga débute en 1982 avec la tragique disparition le samedi 8 mai de son ami Canadien Gilles Villeneuve, lors des essais qualificatifs du Grand Prix de Belgique à Zolder… et continue, alors que Tambay prend la place de Villeneuve dans la voiture n° 27.

Rédigée en… 27 chapitres, c’est un conte non seulement sur la Formule 1 dans ces années colorées, mais aussi un récit rare et révélateur de la vie à l’intérieur de Maranello au crépuscule de l’ère ‘Enzo Ferrari’, généreusement illustré par de magnifiques photographies de Paul-Henri Cahier.

 

 

Riche d’une vie passionnante construite sur des fortunes diverses, avec des phases très hautes et d’autres très basses, Patrick Tambay n’est pas le type de pilote qui laisse indifférent.

Brenda Vernor, ancien professeur d’Anglais, devenue secrétaire personnelle d’Enzo Ferrari, nous confessait récemment que de tous les pilotes qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer pendant les quatre décennies au service de la Scuderia, Patrick Tambay était de loin son préféré, le plus attachant, pour son savoir vivre, sa gentillesse, et sa clarté d’esprit.

Quelques temps plus tard, Mauro Forghieri confirmait ce jugement, « Un homme intelligent, un corps et un esprit sain, un vrai bonheur de travailler avec un garçon aussi méticuleux ».

 

 

« Motivé par le fait que je devais subir une intervention chirurgicale très risquée, je devais laisser quelques souvenirs principalement pour mes gamins. Un devoir de partage, un passage de relai dédié à mon fils Adrien, qui en fait ne connaissait pas grand chose de mon existence », explique Tambay.

 

 

Rappelons que Patrick Tambay est depuis quelques années frappé par une affection invalidante : la ‘maladie de Parkinson’. Au niveau planétaire, seul un groupe de chercheurs du CHU. de Grenoble réussit à en diminuer certains symptômes. Scientifiquement, l‘intervention consiste à placer un pacemaker cérébral qui stimule des électrodes directement implantées dans le cerveau du patient; inutile de spécifier que cette manipulation est exécuté sur plusieurs cycles avec une précision nano. Orchestrée par le Professeur Stéphane Chabardès, patron du service de Neuro-Chirurgie, cette intervention est finalement une grande réussite.

 

Puis, Patrick enchaîne : « Je ne savais pas si à l’issue de cette opération j’allais encore pouvoir conserver cette mémoire intacte et inaltérée. C’était dans l’ensemble un projet compliqué à monter. Aidé à l’écriture par Massimo Burbi et Paul-Henri Cahier à la sélection des images, nous avons mis deux ans pour achever ce bouquin. Pour les images, je me suis naturellement adressé à la famille Cahier, car primo, ils ont incontestablement les archives les plus complètes, mais surtout parce que Bernard Cahier a été un véritable mentor en m’ouvrant les portes qui vont bien pour accéder aux plus hauts niveaux de mes ambitions. C’est Alain Prost qui signe la préface. »

 

« Mes meilleurs souvenir : voir le drapeau à damier en tête… sur les cent quatorze Grands-Prix disputés, ça ne m’est arrivé que deux fois (deux victoires Ferrari en 82 à Hockenheim et en 83 à Imola) !

Mes pires souvenir : être en tête à Monza en 84, et tout perdre à quatre tours du drapeau à damier en raison du câble d’accélérateur sectionné… avec Lauda derrièr ça aurait été un grand pied de nez à Ferrari de venir gagner dans leur terrain de jeu ! »

« Mon meilleur coéquipier : incontestablement Derek Warwick chez Renault F1 et c’est réciproque. 84 et 85 furent des saisons difficiles ; nous savions pertinemment que c’était la mort de Renault F1, nous avons vécu les pires soucis, avec des pannes stupides, essence, câbles, etc… mais on s’est très très bien entendu malgré la rudesse de ces deux saisons qui en définitive, côté purement humain ont été sauvées par notre amitié.

Mon pire coéquipier : René Arnoux… je pense qu’Alain Prost pourrait dire la même chose ! »

« L’homme qui m’a marqué : Jackie Stewart, car c’est lui qui en F1 est à l’origine de l’explosion commerciale concomitamment aux idées d’Ecclestone. C’est quelqu’un de très pointu sur l’aspect relations, communication et marketing indépendamment du côté sportif. C’est lui qui est à suivre ».

Pour revenir au bouquin en question :

Format : 280 x 235 mm,
300 pages
175 photos souvent… inédites !

 

 

Dans le cadre du Salon Rétromobile (8 au 12 février) Patrick Tambay dédicacera son ouvrage sur le stand Cape Éditions (Grand Prix/Ferdinand/Étoiles Passion) (hall 1-N 006) de Pascal Dro et également le stand Motors Mania (hall 1-E 013) de Christophe Lavielle.

NB.: bien que ne figurant pas dans le livre de Patrick Tambay, l’instantané de la ‘une‘, «Tambay harponné par Rosberg à Long Beach» illustre ce fâcheux événement dans le déroulé de ce mémorable Grand Prix passablement chaotique; il est néanmoins d’une importance majeure dans le devenir de la saison 1983. Rappelons qu’au moment de l’impact, au vingt-cinquième tour, Tambay (déjà pole-position) était alors en tête de la course devant un Rosberg plutôt agressif et totalement en désordre ! C’est John Watson sur McLaren-Ford qui au final devait remporter cette course.

Propos recueillis par :
Jacques SamAlens (StrategiesAutoMotive Communications)

images ©
Jacques SamAlens & Thierry Thomassin

 

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