AFRICA RACE’ 2017 : EN MAURITANIE, SERRADORI ET ULLEVALSETER MAÎTRES DE BALLET DE LA DANSE DU SABLE.

 

 

ULLEVALSETER ET SERRADORI HOMMES DU JOUR

MARDI 10 JANVIER 2017
TIWILIT/AZOUGUI

Étape : 453 km
LIAISON TIWILIT/ELB JRAIK : 23 km

Secteur Sélectif
ELB JRAIK/AZOUGUI : 425 km

Transfert Bivouac : 5 km

 

Hier en boucle autour de Tiwilit, aujourd’hui la spéciale, 425 km pour 28 km de liaison, comparée avec les tracés d’une soi-disant course de référence en Amérique du Sud,  ça devrait parler au pistard que vous êtes, est en ligne droite jusqu’à Atar.

Ce qu’en dit René Metge, qui a tracé cette spéciale avec José Servia.

 

RENÉ METGE

 

« Après une petite liaison matinale qui permettra de mettre les moteurs à la bonne température, les concurrents emprunteront une nouvelle piste qui les conduira tout de même au puits de la veille avec, par conséquent de nouveau les dunes à perte de vue. Cette fois, la direction sera différente et les dunes également puisqu’elles seront plus grandes et moins enchevêtrées que la veille. Surtout ils sortiront assez rapidement de ce cordon pour évoluer ensuite dans de grandes plaines sablonneuses. Un parcours qui montera dans les vallées en contournant Akjoujt par la gauche déjà emprunté sur l’AFRICA ECO RACE. Il y aura ensuite une partie plutôt mauvaise avec de la tôle très ondulée sur une sorte de digue où il y aura moyen de faire des bêtises. Une belle portion de navigation, avec notamment la montée de la magnifique passe d’Azougui, marquera la fin de cette spéciale relativement copieuse. »

 

Voici le profil du parcours

Voici également la carte qui montre l’avancée de cet Africa Race 2017 jusqu’à Dakar.

9 h 17 « local time« , la première moto est partie.

 

MOTOS :
ULLEVALSETER À L’ARRACHÉ, SELLA RESTE LE BOSS

 

C’est Ullevalseter le Norvegien qui ouvre la piste, immense avantage pour Sella qui a terminé second la veille, en doublant tout ce qui était devant lui comme un forcené.

Sella qui sportivement peut aller aussi vite que son guide,Ulle n’a donc aucune possibilité de se dépêtrer de ce concurrent largement en tête au général.

Gagner et emmerder ceux qui sont derrière, c’est la loi du truc, il faut s’y faire.

Sella est suivi par L’African Twin de l’Italien Ceci, ce sont les trois pilotes de tête, la veille, une fois qu’ils sont arrivés, il a fallu attendre une heure pour voir se pointer le quatrième…

One ne roule pas très vite, le terrain est tout de suite plus compliqué que la veille.

Ullevalseter aurait peut-être la possibilité de donner beaucoup de gaz dès le début pour fuir l’enne

mi, mais il y a toujours ces maudites traces au sol (bénies pour tout pistard) qui font qu’un moment ou un autre, derrière, on revient.

 

SELLA CONCÈDE 13 MINUTES MAIS RESTE EN TÊTE

 

Mais on ne passe pas devant, Sella aura repris les deux minutes perdues la veille, vu l’avance considérable qu’il a au général, et que l’on approche à pas de géant de Dakar, il faut juste que le mécanique tienne.

Au bout s’une demi heure les trois concurrents roulent ensemble, et derrière, il n’y a déjà plus personne, enfin loin on trouve les deux Slovaques Zatco et Benko, mais qui roulent pour eux, pas pour la gagne,  «  just for fun »….

Bon, si l’un des calibres devant a un souci, un plantage, une casse, il le verront et pourront gratter une place, en sports mécaniques, la loi est dure mais c’est comme ça, sinon on va jouer au Loto, on a sûrement plus de chances de gagner un gros lot que de remonter les trois fous furieux qui sont devant.

Sauf si ….

Le premier cordon de dunes est avalé comme s’il n’existait pas, sauf pour Ceci qui se plante.

 

CECI VA BRÛLER SON EMBRAYAGE

 

En queue de peloton, je remarque que Julie Vanneken est au départ, elle a terminé la spéciale de la veille largement de nuit,  et pour l’avoir vécu, je peux vous dire que rouler e nuit dans les traces devant, que l’on prend forcément dans le mauvais sens, c’est une horreur absolue.

Parfois on tombe sur une auto retardée qui vous éclaire, l’idéal est qu’elle soit derrière vous, mais ça reste un enfer.

 

JULIE COURAGEUSE

 

Et Julie est au départ, courageuse, incroyablement courageuse.

Devant Ceci est reparti, il va encore nous gratifier de remontée façon armée romaine en formation !

Cela dit il a perdu du terrain et déplanter une moto de bon matin, c’est épuisant.

Et il a été rattrapé par Zatco et Benko…

Ceci s’arrête à nouveau, c’est peut-être plus grave qu’un déplantage.

Pépin mécanique ?

Il va nous manquer l’homme à l’Africa Twin…

Dans la vallée qui remonte vers Dakar, on commence à envoyer sévère, plus de 140 km/h…

Plus de dunes, de la caillasse bien sûr, mais un vrai rallyeman sait éviter les plus grosses.

A propos,  il me revient cette image, j’ai dit que dans l’herbe à chameau il fallait faire gaffe car les racines c’est du béton, Voltr, qui a gagné la veille en camion, a une autre version il fonce dedsus et détruit les mottes.

VALTR CASSE LA GUEULE DE L’HERBE À CHAMEAUX

 

Ne vous amusez pas à faire ça, surtout sur de frêles motos.

Ceci est reparti, il est dixième, çà va envoyer, à moins que ce soit ma mécanique qui soit capricieuse.

Et c’est la cas, embrayage cassé, il attend le camion balai, et s’il décide de réparer et de repartir demain, il aura pris 10 heures de pénalité.

Au CP1, Sella est passé deux minutes devant Ullevalseter, jolie baston mais vu l’écart au général, on ne joue pas dans la même cour…

On a déjà couvert 140 bornes.

A signaler, dans les dix premiers, le Quad de Maksimov qui hier s’est mis une toile pas meuh meuh,  ça ne l’empêche pas de remettre du gaz.

MAKSIMOV SE BOURRE ET S’EN FOUT

 

Au CP1, Zatko et Benko passent deux et trois.

Au CP2, Sella a même accéléré la cadence, la van est plus facile, et il a collé quatre minutes à Ullevalseter.

Le troisième est le Marocain Gabari, qui reparti eu matin avec un moteur neuf, sa panne de la veille lui a coûté  16 heures de pénalité, il court donc pour la gloire, comme les autres qui sont à près d‘une heure, ce qui serait rattrapable dans l’absolu, on l’a vu avec Ceci, mais les deux devant, Sella a prisl les choses en main, sont totalement intouchables.

 

GABARI DE RETOUR

 

Au contrôle trois, le dernier, Sella a pris huit minutes d’avance sur Ullevaseter, clairement, le pilote norvégien reconnaît aller moins vite, et il le reconnaît depuis le début.

Le quad de Maksimov est sept, fortiche et costaud le mec…

Les deux dieux de devant s’arrêtent au ravito carburant, absolument seuls…

 

LE RAVITO EN PLEIN DÉSERT

 

Dans la dernière partie de la spéciale, Ullevalster a un regain d’orgueil, et parvient à reprendre le retard  qu’il avait sur le jeune Sella et à lui coller treize cinq minutes, cinq àa la régulière et treize de pénalité.

Rien en change au général, Sella a toujours  la tête au général, mais Ullevalseter prend la deuxième place au général, puisque Ceci est dans le désert à attendre le balai, il est à 36 minutes du jeune pilote israélien, plus le droit à l’erreur jeune homme.

Sella  est toujours le boss mais le vent souffle sur l’arrière depuis la Norvège…

 

BENKO N’EN REVIENT PAS!

 

Benko est trois au général mais à pratiquement six heures, de ce côté-là, pas de danger ?

 

AUTOS
SERRADORI, VICTOIRE INUTILE MAIS SUPERBE

 

Une heure et demi  après le départ de la première moto, on lâche Vasiliyev, vainqueur de la spéciale la veille devant Magnaldi, la nav va consister à suivre les traces des motos puis celles des Tango, les toubibs roulant, qui sont en tiroir le long du rallye.

Lui aussi est très en avance au général, moins que Sella à moto, disons qu’il a un petit matelas cela dit, un plantage prend un temps fou, même si sous la Mini, il existe un vérin hydraulique qui soulève littéralement la voiture ensablée.

S’il n’y a pas de pépins, cette histoire va sentir le cavalier seul, sauf si Magnaldi  l’accroche comme il a fait la veille.

Mais chaque jour, en autos, le seul fait saillant permanent est l’avance de Vasilyev au général, les surprises s’enfilent comme des perles, car on suit les traces de Vasilyev et on en profite.

Au CP1, la surprise est que Vasilyev a eu de gros pépins, et passent dans l’ordre Serradori, Gomez, Thomasse, Sabatier, Sireyjol, Vauthier,Vasilyev est dix huitième à 20 minutes du leader !

 

VASILYEV EN RETARD

 

Miracles des courses de désert !

Cherednikov aussi a perdu du temps, il est douze au scratch.

Si l’avance de Vasilyev, une heure quarante d’avance sur Cherednikov risque juste d’être écornée, il a 20 minutes de retard au scratch,  Thomasse pourrait  prendre la deuxième place au général devant le Ford Pic

kh Up du Kazakh, il n’avait que dix sept minutes de retard.

Mais enfin, ça c’est en bout de spéciale !

 

MAGNIFIQUE COURSE DU BUGGY MD DE THOMASSE

 

Ce serait vraiment mérité pour ce team MD et ses très beaux buggies, j’ai vu au passage Jean Noel Julien, pâtissier de son état et qui roule avec son épouse, le plaisir absolu et des résultats, une minute devant Cherednikov,  pas mal…

 

JEAN NOEL JULIEN ET MADAME

 

Et Magnaldi alors ?

Dans les choux. Les mécaniques ont un peu donné ce jour.

Une constatation cependant, à ce moment de la journée, ce n’est pas une spéciale pour les 4X4, largués.

Il faut dire que dégonfler dans le sable et regonfler ensuite, ça prend du temps !

Serradori a mené la spéciale de bout en bout, il passe la banderole d’arrivée juste derrière les deux premières motos, Vassilyev est encore en piste mais à fait un retour à la russe, il faut donc attendre qu’il passe pour que l’on connaisse précisément le résultat de cette spéciale du jour, qui a fait bouger les choses en moto et risque le faire aussi en autos.

Vasiliev se fout bien de Serradori, qui on le rappelle s’est pris 10 heures e pénalité dans les premiers jour, il a certes depuis gagné deux spéciales, mais voilà ce qui est perdu est perdu, et ça n’empêche pas de se battre.

 

KARGINOV

 

Karginov et son camion Kamaz sont deux, ils passent trois au général.

Sireyjol est trois au scrach mais loin au général, la bonne course de la journée est donc pour le MD de Thomasse, cinquième au scratch mais qui prend la deuxième au général, une heure trente quatre derrière le Russe, et sept minutes devant le Camion Kamaz.

 

SIREYJOL

Oui, ça a bougé, pas tout devant comme à moto, mais derrière oui, le shaker formidable qu’est le désert a bien fait son boulot.

Vasilyev a réussi à le concéder que 20 minutes au vainqueur, il partira onze  le lendemain, bonne affaire pour reprendre du temps mais de toute façon c’est comme à moto, on ne peut exclure un gros pépin mais sportivement les carottes sont cuites…

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : Desert Runner/Alain ROSSIGNOL et Jorge CUNHA

 

RÉSULTAT
ET
CLASSEMENT GÉNÉRAL JOUR 8 AFRICA RACE 2017

http://www.africarace-live.com/fr/cla-etp8.html

 

AFRICA-RACE-2017-Au-coeur-du-desert-MAURITANIEN

Africa Race Rallye Raid

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