‘AFRICA RACE’ 2017 : JOUR 7 EN MAURITANIE. CECI ET SERRADORI VAINQUEURS MAIS LE POUVOIR NE CHANGE PAS DE MAINS.

CECI ET SERRADORI ,LES HOMMES DU JOUR

DIMANCHE 8 JANVIER 2017
DAKHLA/TIWILIT
Étape : 744 km
Liaison DAKHLA/BOULANOUAR : 438 km

Secteur Sélectif BOULANOUAR/CHAMI : 173 km

Liaison CHAMI/TIWILIT : 133 km

METGE AU BRIEFING LA VEILLE, MANFRED EST RESPONSABLE DE L’OPÉRATIONNEL ET IL YA UN INTERPRETE EN ANGLAIS

 

C’est l’étape la plus longue avec une vraie spéciale, ce que nous explique René Metge. « Il sera 5 h 00 du matin quand l’ensemble de la caravane de l’AFRICA ECO RACE® va se lancer dans une longue liaison matinale jusqu’à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie. Après le passage du No Man’s Land entre les postes frontières que beaucoup vont trouver changé, les véhicules rejoindront le départ du secteur sélectif non loin du village Mauritanien de Boulanouar. La courte spéciale du jour est désormais bien connue des habitués de l’épreuve. Le parcours sera plutôt rapide sur un terrain sablonneux, mais parfois compliqué au niveau de la navigation aux caps et en hors piste. Un exercice toutefois sympa qui permettra de prendre la mesure du sable mauritanien. On retrouvera le bord de mer puisque le bivouac sera installé non loin de Nouakchott, à Tiwilit pour être précis, pour deux jours consécutifs.»

Le profil du jour

 

Bref, le routier va être très long, la piste jusqu’à Dakar aussi comme le montre cette photo prise la veille à Dakhla, on pensait d’ailleurs ne revoir la mer qu’à Dakar et finalement le bivouac s’installe pour deux jours près de la côte mauritanienne, une des plus riches du monde en ressources de pêche, on voit souvent à Paris des équipages de relève, ce n’est plus le bateau qui rentre en France, c’est l’équipage, le poisson ou les crustacés sont acheminés autrement vers la France et l’Europe.

 

MOTOS : CECI FORMIDABLE GUERRIER, SELLA RESTE LE BOSS

 

13 h 26 heure locale, le premier motard est parti, ce sera Agoshkov qui inaugurera et laissera les premières traces en Mauritanie, puisqu’il a gagné l’avant-veille.

Il est parti à l’heure parce que le passage de la frontière mauritanienne a été superbement organisé par les autorités locales, les visas seront faits le soir au bivouac. Les hélicos et les avions sont allés faire leurs papiers à Nouadhibou et ça s’est fait comme une lettre à la poste, bref, je sais que Jean Louis Schlesser et René Metge sont allés voir les responsables administratifs de la région quelques jours avant le rallye pour que tout soit fluide come l’eau qui coule et tout s’est bien passé.

Ullevalseter, Gabari et Ceci suivront de deux minutes en deux minutes, Sella, leader au général, partira seulement dix septième, il a jardiné sévère dans l’étape avant le jour de repos au Maroc.

Il aura d’ailleurs de magnifiques traces devant lui et des pilotes plutôt moins rapides, il va enfiler les dépassements comme des perles !

 

SELLA A ENVOYÉ DU LOURD POUR RESTER LE PATRON

 

On roule parallèlement à la route de Nouakchott, la capitale, mais on s’en éloigne quand même de 15 km, c’est du vrai rallye raid, pas seulement fait pour les images TV comme cela se fait ailleurs…

Le sable est au menu du jour, il est à priori porteur, à condition d’avoir l’œil et Agoshkov, parti en tête, est vite arrêté, moteur cassé.

Rallye foutu, il peut repartir le lendemain après réparation mais avec des pénalités qui vont le renvoyer à dache derrière.

Ullevalseter se retrouve en tête de rallye, situation qu’il connaît bien, mais qui a été rare ces jours-ci.

Il roule en compagnie de Ceci et Gabari, qu’il ne lâche pas, il faut dire que le pilote marocain est d’une efficacité redoutable(KTM) et la moto de Ceci très puissante (Africa Twin) et menée de main de maître.

C’est au premier CP, quand Sella sera passé, que l’on aura une vue vraie de la situation, c’est le problème des départs données de deux minutes en deux minutes.

Il est géographiquement septième, il a donc déjà passé dix concurrents, avant ce CP, qui est unique sur cette spéciale d’ailleurs, et très logiquement au point le plus éloigné de la piste et où l’on va, juste avant une ferme, virer brutalement à droite pour rejoindre l’arrivée, située au bord de la route qui mènera au bivouac.

 

L’AFRICA TWIN ET SON PILOTE ITALIEN CECI, MERVEILLES DU DÉSERT

 

Ceci passe le premier au CP, suivi à deux minutes par Gabari et Ullevalseter, on attend Sella.

Mais ce qui est clair, c’est que nous n’avons pas retrouvé le Ullevalseter brillant des années précédentes.

Devant lui, Ceci envoie à 150 km/h…

On l’a dit, le sable est porteur…

Finalement, au CP, Ceci est considéré comme en tête devant Sella, remonté deux et Azinhais qui a évidemment profité des traces, c’est la «life»

Devant, on termine la spéciale, c’est sûr que quand on est pratiquement partout au dessus de 120 km/h, 170 bornes c’est vite avalé.

Au Classement scratch Ceci gagne devant Sella, de deux minutes, il est clairement le deuxième homme de ce formidable duel qui se joue à moto.

 

SELLA GAMIN SUPERSTAR

Azinhais trois, Gabari quatre, Ullevalseter cinq à six minutes, pas encore, toujours pas son jour à l’ami norvégien.

Au Général, Sella a trente sept minutes d’avance sur Ceci et une heure sur Ulle.

La Mauritanie, l’immense Mauritanie sera le juge de ce duel.

Demain c’est quatre cent bornes de sable au programme…

 

AUTOS : SERRADORI, UNE BELLE REVANCHE À 140 KM/H DE MOYENNE!

 

Magnaldi est parti en tête des autos, avec les magnifiques traces de motos dans le sable pour le guider, cela dit, partir le premier est toujours un désavantage.

Il roule à plus de 170 km/h, Vasilyev est derrière, qui aura juste à le reprendre et à suivre les traces des motos jusqu’à l’arrivée, c’est la «life» aussi, cette règle qui fait partir en premier le vainqueur de la veille est inique « dura lex sed lex » disaient les Romains, «la loi est dure mais c’est la loi».  

Il y a un km et demi entre les deux autos, on navigue à vue.

Cela dit les deux autos devant roulent tellement fort qu’elles arrivent à lâcher un peu le Kamaz de Karginov, ça fait du bien de ne pas avoir un mastodonte dans les rétros…

Puis, Magnaldi s’arrête, la spéciale et peut-être le rallye sont joués…

MAGNALDI FINIT DERRIÈRE LE CAMION BALAI : DOMMAGE !

 

Il ne repart pas, le PC ne signale pas d’intervention médicale, c’est donc grosse panne.

Du coup, devant, Vasilyev et Karginov dominent le  truc comme la Tour Eiffel regarde le Trocadéro…

Et à vrai dire, Vasilyev est carrément seul devant, victoire en solitaire en vue, prévisible mais dommage alors que le rallye attaque sa plus belle partie.

Cela dit…

Le désert est joueur, le destin aussi, on verra bien.

Derrière Karginov, Guillaume Gomez sent que c’est son jour, son buggy MD adore le sable, on l’a vu hier dans nos galeries souvenirs de photos faire des bonds sur les dunes comme une gazelle, les énormes amortisseurs à l’arrière du buggy jouent un rôle considérable dans les sauts, bref, à bord du MD tout noir, tout va bien.

Vasilyev est évidemment passé première auto au CP1, il est quasiment 10 km devant Karginov, on va attendre un moment…

 

DOMINUQE HOUSIEAUX ET SON BUGGY MD MARCHENT L’ENFER

 

Et en effet, ça bouge sérieux derrière, comme ce jour la nav consiste à suivre les traces, les pilotes qui suivent les deux premiers envoient comme des malades, et l’on voit Vauthier, un MD, passer meilleur temps, puis c’est Vasilyev, ensuite Housieaux, Gomez et Cherednikov sont sur une minute, le premier de ces messieurs à trente secondes de Vasilyev.

Karginov est à deux minutes.

Pas impossible qu’un buggy MD ou le Pick Up de Cherednikov, gagnent cette spéciale, ça ne changerait pas grand-chose en tête du Général mais ça donnerait encore un peu plus de sel à une course qui a été formidable depuis le début…

Et l’armada des MD mérite bien, sportivement et moralement de gagner cette spéciale !

 

KARGINOV DEUXIÈME AU GÉNÉRAL

 

Et c’est l’arrivée, Gomez a collé six secondes à Vasilyev, mais les bonnes surprises ne sont pas terminées !

Serradori est le vainqueur du jour, 31 secondes devant Vauthier, 45 secondes devant Housieaux, 47 secondes devant Gomez, Vassiliev serait cinquième à 56 secondes. Karginov est huit mais seulement à cinq minutes du vainqueur c’est dire si la baston a été «kolossal» !

Au général, Vasilyev reste premier, une heure dix sept devant le camion de Karginov, le Kazakh Cherednikov est trois à une heure trente trois.

 

CHEREDNIKOV LE KAZAKH ATTAQUE À LA COSAQUE

 

J’ai dans l’idée que ce soir, au bivouac, même si tout le monde est crevé car la journée a été longue et que l’on s’est levé à « quat’ dum’ », il ya une bouteille de vodka qui va sortir dans les stands russes, un et deux au général !

Serradori peut aussi être content der sa journée, son rallye est miné par un problème technique les premiers jours, mais il est onzième au général, Tout est perdu sauf l’honneur » avait écrit François I°, prisonnier à Pavie, on est un peu dans cette option là…


Jean Louis BERNARDELLI

Photos :
Desert Runner/Alain ROSSIGNOL et Jorge CUNHA

 

RÉSULTAT ET CLASSEMENT GÉNÉRAL JOUR 7 AFRICA RACE 2017

 

 

http://www.africarace-live.com/fr/cla-etp6.html

 

 

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