BRUNO FAMIN : POUR ‘PEUGEOT’, L’OBJECTIF EST DE GAGNER À NOUVEAU LE ‘DAKAR’ !

 

Victorieux en janvier 2016 du Dakar, avec l’équipage formé de Stéphane Peterhansel et de Jean Paul Cottret, puis ensuite au cours de l’été, du Silk Way Rally , entre Moscou et Pékin, avec le tandem composé des anciens motards, Cyril Desprez et David Castera, l’équipe Peugeot est de nouveau au départ ce 2 janvier, de l’édition 2017 de l’épreuve Sud-Américaine, avec sa redoutable Dream-Team, composée de ses quatre prestigieux équipages:

Stéphane Péterhansel-Jean Paul Cottret (N°300), Cyril Desprez-David Castera (N°307), Carlos Sainz-Lucas Cruz (N°304), et enfin Sébastien Loeb-Daniel Elena (N°309)

Mais, entre-temps cet automne, les Peugeot’boys, se sont inclinés et ont dû céder les honneurs et la victoire lors du dernier Rallye Oilybia, disputé dans le désert du Sud Maroc, à la Toyota Hilux du très expérimenté et rapide Qatari, Nasser Al Attiyah, lui aussi ancien vainqueur du Dakar en 2011, avec l’un des VW Touareg  de l’équipe Volkswagen.

Performance qui nous promet donc une sacrée lutte sur le parcours Sud-Américain ces prochains jours, entre l’équipe Peugeot et la formation Belge Overdrive, que dirige Jean Marie Fortin qui aligne ces Toyota Hilux, pour, outre Al Attiyah, deux autres ex-lauréat du Dakar au volant lui aussi d’un Touareg, à Buenos-Aires en 2009, le Sud-Africain Giniel de Villiers et l’Espagnol Nani Roma, vainqueur lui, au volant d’une MINI en 2014.

 

DAKAR-2017-Les FAVORIS en Autos-MINI X-Raid- PEUGEOT 3008-DKR et TOYOTA Overdrive.

 

Duel que devrait fort logiquement arbitrer les MINI du Team X-Raid de Sven Quandt, victorieuses du Dakar à quatre reprises entre 2012 et 2015, et dont le fer de lance cette année, devrait logiquement être l’ancien quadruple Vice-Champion du Monde des Rallyes WRC, le Finlandais Mikko Hirvonen, navigué par le copi Français, le chevronné au brillant palmarès, Michel Périn.

Précisons que tous les vainqueurs depuis la 1ère édition en Amérique du Sud en janvier 2009, sont tous au départ ce 2 janvier : Giniel de Villiers (VW Touareg en 2009)-Carlos Sainz (VW Touareg en 2010)- Nasser Al Attiyah (VW Touareg en 2011)-Stéphane Peterhansel (MINI X-Raid en 2012 et 2013)– Nani Roma (MINI X-Raid en 2014)- Nasser Al Attiyah (MINI X –Raid en 2015) et enfin Stéphane Peterhansel, victorieux, lui pour la… 6ème fois en auto en 2016, au volant du 2008 DKR Peugeot.

Rappelons qu’auparavant, Peter l’avait déjà emporté et également à six reprises dans la catégorie moto  au guidon de sa Yamaha de l’équipe officielle Sonauto, en 1991-1992-1993-1995-1997 et 1998.

Alors qui cette année, de Peugeot, de Toyota Overdrive ou de MINI X-Raid, montera sur la plus haute marche du podium à Buenos-Aires, le 14 janvier prochain ?

Difficile de répondre à cette épineuse question !

À la veille du départ à Asunsion au Paraguay, rapide tour d’horizon avec Bruno Famin, le Patron de l’écurie Peugeot Sport.

Après avoir remporté en janvier 2016, la dernière édition du Dakar sud-Américain, dans quel état d’esprit l’quipe Peugeot aborde-t-elle cette édition 2017 ?

 

BRUNO FAMIN, Patron de l’Équipe PEUGEOT Sport

 

Notre objectif est, bien sûr, de gagner à nouveau le Dakar 2017, mais nous savons que ce sera loin d’être une tâche facile. Nous ne pouvons avoir d’autre but même si ce sera tout, sauf simple.

Certes, nous estimons avoir bien travaillé et nous sommes bien préparés pour la course. Mais nous savons aussi que l’incertitude générée par les conditions de course, le climat, le parcours secret, les difficultés de navigation sont telles et susceptibles de ne jamais être en mesure d’être complètement prêt à faire face à un Dakar. À l’image de nos quatre équipages, tous les membres de l’équipe sont très motivés pour viser et aller chercher la victoire. Un esprit d’équipe très cohérent sans faille et notre nouvelle arme, le PEUGEOT 3008DKR, sont nos atouts, qui, en tout cas, ne nous empêchent pas d’aborder notre troisième Dakar avec beaucoup d’humilité. Les difficultés de la course l’exigent, et ce serait une grave erreur de sous-estimer nos concurrents, Toyota et Mini, en particulier, qui cette année s’annoncent être  très affutés et très agressif, et disposent également des évolutions techniques importantes avec des équipes de haut niveau et extrêmement performants.

 

L’introduction et l’apparition des 3008DKR en remplacement des 2008DKR, représentent-t-elles un risque ?

«Non ce n’est pas une prise de risques mais Il y a un risque, mais il s’agit de la poursuite de notre plan de développement, adapté pour accompagner le lancement du nouveau SUV PEUGEOT 3008.

Nous avons atteint notre troisième année du programme, et il est logique que le portefeuille de développement commence à être moins fournis. Il y avait donc eu moins l’évolution entre le 3008DKR et 2008DKR victorieux en 2016, qu’entre cette derniére et le véhicule qui a précédé la 2008DKR. Cela dit, les développements ne sont pas mineurs et sans importance, loin s’en faut, bien au contraire ! Nous avons cherché et voulu optimiser tous les aspects de la voiture.

Le plus visible est évidemment la carrosserie ou nou avons profité de l’adoption des nouvelles lignes de SUV Peugeot 3008 pour parfaire et optimiser l’aérodynamique (en améliorant le refroidissement sans compromettre et pénaliser la traînée aérodynamique). Si le changement et la modification la plus importante pour les équipages est sans aucun doute la climatisation, nous avons également travaillé sur de nombreux points pour améliorer la fiabilité et la performance de la voiture. Les plus importants et significatifs sont la l’utilisation du moteur (disponibilité du couple à bas régime avec des temps de réponse réduits au minimum), sa puissance pour essayer de compenser la restriction de la réglementation de la bride d’aspiration qui nous fait perdre une vingtaine de chevaux. Et enfin, les suspensions, à la fois dans leur géométrie pour limiter les mouvements de caisse, que dans l’amortissement lui-même qui est un facteur de performance important en rallye raid. Nous avons testé et éprouvé autant que faire se peut la plupart de ces développements et évolutions au cours des 18.000 km d’essais et des courses effectués sur les pistes au Maroc.

 

Que vous inspire le parcours de l’édition 2017 ?

L’organisateur ASO. a annoncé le tracé le plus difficile depuis que le Dakar, se déroule en Amérique du Sud, et nous sommes prêts et tenter à le croire !

Par rapport à 2016, il y a beaucoup plus d’étapes en haute altitude très élevée avec cinq journées complètes autour de 4.000 mètres ! Un défi et rude challenge difficile à relever pour les équipages, les voitures et toute l’équipe ! Il y aura des étapes longues avec deux jours de près de 1.000 km et une étape marathon qui mérite bien ce nom car vous parcourrez plus de 1.500 km, dont plus de 800 km de secteurs chronométrés !

ASO. a également promis une évolution dans le type de terrain, avec plus de dunes qu’en 2016, mais aussi parfois des zones de trial !

Enfin, le durcissement des règles de navigation (lieux de contrôle, la limitation de la fonctionnalité GPS) exigera et nécessitera une concentration maximale de tous les instants et sera naturellement aussi propices aux nombreux rebondissements et coups de théâtre. La vitesse pure ne suffit pas et ne fera pas tout !

Ce qui est certain, c’est qu’il va se passer beaucoup de choses qui vont évidemment se produire sur ce Dakar 2017, qui promet et s’annonce déjà d’être passionnant !

 

Antoine GRENAPIN

 

Photos :
PEUGEOT et Jean Paul CALMUS

 


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