‘AFRICA RACE’ 2017. DÉJÀ DES SURPRISES DÈS LA 1ère ÉTAPE SUR LES PISTES MAROCAINES.

 

 

SELLA ET VASILYEV, GROS CALIBRES DU JOUR

ÉTAPE N°1 : 610 km

LIAISON : NADOR / AMEZIANE : 51 km 

SPÉCIALE : AMEZIANE / DAR MIMOUN : 86 KM

LIAISON : DAR MIMOUN / DOMAINE MOULAY : 473 km

Le profil de la journée

On a passé le Réveillon en pleine Méditerranée, à bord du bateau qui va de Sète au Maroc, c’est là aussi qu’a eu lieu le grand briefing de départ.

René Metge :  « Cette première petite spéciale sera courte. Tracée non loin de Nador où la caravane de l’AFRICA ECO RACE débarquera au petit matin après une traversée de la Méditerranée depuis Sète, dans le sud de la France, ce secteur sélectif contiendra tous les ingrédients d’un rallye raid, sauf les dunes. La piste sera gravillonneuse et rocailleuse dans son ensemble. Le tracé évoluera au cœur d’une zone agricole avec un terrain relativement dur, comportant de très nombreuses pistes, pas toujours visibles. Les navigateurs vont donc être mis à contribution dès le début. Mais en suivant le road book à la lettre et en anticipant un peu, tout devrait bien se passer. Les pilotes devront toutefois être vigilants car ces deux dernières années, deux participants en Auto sont allés à la faute dès cette première spéciale. Une fois passé l’arrivée, il restera encore 473 km de liaison pour rejoindre le premier bivouac situé près de Errachidia. »

La description de la journée par René Metge est claire, on veut mettre tout le monde dans le bain et ce pratiquement dès la descente du bateau !

La carte de la journée

On bivouaquera à Errachidia qui est déjà dans le grand sud marocain, on n’est pas loin de cette magique ville d’Erfoud.

Un peu de liaison mais c’est logique pour descendre le plus vite possible vers les pistes qui suivent la frontières algériennes, connus mais recomposées par Metge comme un puzzle pour les vieux pistards ne retrouvent pas leurs traces !

Les recos ont été pluvieuses, comme souvent d’ailleurs, le nord du pays est vert, la côte nourrit l’intérieur, et voici le type de terrain que rencontreront pilotes et navigateurs.

PHOTO DE LA RECO : PAS FORCÉMENT FASTOCHE

Enfin la carte générale du tracé qui montre l’avancée de l’Africa Race jusqu’à Dakar.

Il fait grand beau, les PC sont en place, à l’heure théorique de départ il y a encore du monde sur la route mais il y a en a peu à faire, on va donc peut-être réussir ce prodige, partir presque dans les temps, 60 bornes de liaison seulement pour arriver dans le verdure, on n’est pas encore dans le désert mais dans un coin bien paumé et ce après 57 heures de bateau, et les formalités  interminables de douane pour 510 personnes qui ne parlent pas tous le français ou l’arabe, on a beau y mettre du cœur, les autorités ont été avertis, il faut encore du temps.

Sur la route, il y a un gros croissement,  les assistances descendent par la route, les concurrents prennent à droite, pour rejoindre le point de départ de la courte spéciale du jour, 86 km, où sont posés les hélicos de presse, de l’orga, des médecins.

On est dans un coin tout près des cultures au nord, mais Metge a trouvé pile le vallon et creux où il n’y a personne.

ULLEVALSETER A OUVERT LA PISTE

Et qui descend vite vers le sud.

C’est parti, on roule peu vite, 60 km/h, le terrain n’est pas facile et la nav est difficile, il ya des chemins partout.

Ullevalsetter, le pilote moto norvégien parti en le premier, roule avec Paolo Ceci, ce n’est pas aujourd’hui que la course se gagnera mais c’est ici que l’on peut faire une erreur ou une chute qui va ruiner tant d’espoirs.

Bref, ils ne lâchent pas, on est dans une zone déserte avec des oueds dans tous les sens, on ne se la joue pas.

Accessoirement, ils ont dans les pattes deux jours de bateau, pas forcément reposant.

En revanche ils roulent bien, même peu vite, les suivants sont à des km…

Les pistes sont nettes… mais multiples.

Puis le paysage se désertifie, un poil plu simple en van, UIllevalseter met du gaz et Ceci est derrière, mais plus accroché aux basques du Norvégien comme cela s’est passé jusqu’ici.

LES PORTUGAIS FREDERICO ET AZINIAS ROULENT EN DUO

Pas longtemps, l’Italien recolle à celui qui est le grand favori de l’épreuve, ce qui s’appelle poétiquement «sucer la roue de quelqu’un»…

Et ils passent  ensemble cette ligne d’arrivée.

Il ya encore un gros morceau à se farcir, 500 km de liaison jusqu’à Erfoud.

On va peut-être traîner un peu, histoire de savoir  combien on a mis à la concurrence… qui est sept kilomètres derrière.

C’est évidemment Ceci (on prononce tchétchi)  qui est parti derrière Ullevalseter et l’a repris, qui est devant, les deux hommes repartent pour la liaison, toujours inséparables…

Sella ne doit pas être très loin, on le saura quand les chronos d’arrivée tomberont.

Et c’est la surprise, le trio de la journée 1 au Maroc : Sella (photo ci-dessus) un tout jeune pilote israélien, devant Ceci, 14 secondes derrière, Ullevalster deux minutes derrière.

Ceci dit, rien n’est ni joué ni même en passe de l’être, c’était prévisible sur cette très courte spéciale.

En revanche, surprenant le jeune premier…

Entretemps, les premières autos sont parties, Vasilyev, Zapletal, Thomasse (Buggy MD), le Buggy de Serradori, le Buggy Cummins de Sireyjol, on est parti de deux minutes en deux minutes et comme les motards, on attaque doucement .

SERRADORI EST TROISIÈME DE LA JOURNÉE

Mais très vite, on retrouve les traces des motos et on relance un peu, 80 km/h…

On n’aura aucune trace de Magnaldi durant cette spéciale, clairement son mouchard GPS est en carafe, et c’est dommage car il terminera deuxième…

Vasilyev, qui, on le rappelle, pilote une Mini,  prend un peu le large, de ce que je vois sur l’Iritrack, sorte de mouchard emporté par les autos, Serradori est deuxième, devant Thomasse et Sabatier.

Au CP2, Vasilyev est passé dans un temps plus court que les motos, qui ont, je  le rappelle, ouvert les traces…

Il est en vue de l’arrivée, à 150 km/h, Serradori est loin, ce qui ne veut rien dire au Classement Final, Vassilyev a clairement mis un gros pied devant au Général…

Pas de vraie surprise mais une vraie baston : officiellement, à 13 h françaises, Vassilyev est vainqueur, une minute devant Magnaldi qui fait donc une magnifique arrivée sur ce rallye, puis quatre minutes derrière, Serradori.

Bonne surprise, la deuxième place de Magnaldi.

MAGNALDI EST DEUXIÈME

Mauvaise surprise pour un autre favori.

Sireyjol a perdu une demi-heure, rupture de courroie de transmission.

Mauvais plan, c’est un des calibres de ce rallye.

En camions, c’est le Russe Karginov qui est parti devant le tchèque Tomecek et Elisabete Jacinto.

KARGINOV PREMIER CAMION ET QUATRE AU GÉNÉRAL

Petit détail qui n’e est pas un, ces résultats ne sont que ceux qui sont visibles, certains véhicules dont le mouchard ne fonctionne pas sont bien sûr pointés aux CP mais invisibles à l’Iritrack.

Karginov semble avoir pris un peu d’avance sur un groupe qui le suit à 5 km, Tomecek, Jacinto, Kovacs, Kuprianov est plus loin, 5 km derrière ce groupe.

VALTR, BEAU CAMION ET BELLE DEUXIÈME PLACE

On roule lentement, aux alentours de 30 km/h. Zone difficile donc…

Devant, Karginov fonce à l’arrivée, les derniers 15 km sont rapides, il est premier, pas forcément au chrono mais premier camion.

Les chronos tombent : Karginov est premier, quatre minutes devant le tchèque Valtr, Jacinto est trois à huit minutes.

JACINTO EST TROISIÈME CAMION

Et surtout, grosse surprise, Karginovv est quatrième au combiné auto/camions, à SIX MINUTES du leader ! 

Voilà, il reste du monde en piste, pour qui l’arrivée au bivouac se fera forcément de nuit, cela dit, sur la route goudronnée qui mène à Erfoud, il ya un monde fou, on a rattrapé les assistances qui y sont allées direct sans passer par la spéciale.

Tout le monde veut arriver vite pour la mécanique, la bouffe et le dodo, parce que ça, c’est du trésor !

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :
Alain ROSSIGNOL et Jorge CUNIA


Résultats

http://www.africarace-live.com/fr/cla-etp1.html

Africa Race Rallye Raid

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