‘HYUNDAI IONIQ’ ? LA… TOYOTA PRIUS EN LIGNE DE MIRE !

HYUNDAI-IONIQ-Deux-calandres-spécifiques

 

Avec la Hyundai Ioniq,  la firme Coréenne vise la Toyota, en ligne de mire !

Alors qu’on aurait tendance à prononcer… Hyoundaille ioniq, il faut dire Hyoundé Ail oniq ! Comme quoi, les apparences sont trompeuses et la mondialisation du langage une réalité !

Ceci étant posé, Hyundai, marque Coréenne qu’il n’est plus besoin de présenter, s’attaque de façon énergique au marché des véhicules à tendance électrique, en présentant une nouvelle et inédite plateforme, capable de recevoir trois types de «motorisation» électrique, à savoir Hybrid, Hybrid Plug-in (ou rechargeable) ou 100% électrique. Cette Ioniq constitue donc une première mondiale dont l’objectif principal est de tailler des croupières à la reine des hybrides, la désormais mondialement célébre… Toyota Prius.

Déjà fortement impliqué dans les véhicules à énergie alternative avec des modèles hybrides et hybrides Plug-in, vendus dans le monde, Hyundai continue de travailler sur les voitures à pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène, dont une quinzaine d’exemplaires de l’Ix35 Fuel Cell version taxi circulent dans Paris.

Si les versions à pile à combustible constituent certainement l’avenir plus ou moins proche de la mobilité électrique, Hyundai entend jouer un rôle important dès aujourd’hui sur ce marché en proposant cette Ioniq électrisée.

 

HYUNDAI-IONIQ-Dessinée-par-le-vent.

HYUNDAI-IONIQ– Dessinée par le vent.

 

Dès le premier regard, on comprend que sa silhouette a été sculptée par le vent et que ses lignes fluides ont été étudiées pour fendre l’air. Un Cx exceptionnel de 0,24 vient tout de suite confirmer cette impression. Tout semble dédié à cette finesse aérodynamique garante d’une plus grande efficacité énergétique que l’on appelle efficience dans les fameux milieux autorisés où l’on s’… vous connaissez la suite !

Mais revenons à cette Ioniq qui offre deux calandres différentes, une pour les versions Hybrid et Hybrid Plug-in, l’autre pour la 100% électrique. Si la calandre de cette dernière est complètement lisse et sans aucune ouverture car il n’est point besoin de refroidir ni de gaver d’air le moteur électrique, celle des deux versions Hybrid est particulièrement étudiée pour remplir deux fonctions contradictoires qui sont le refroidissement du moteur et la finesse aérodynamique.

Visiblement, les aérodynamiciens Coréens ont trouvé une solution à la fois esthétique et efficace.

 

HYUNDAI-IONIQ-Deux-calandres-spécifiques

HYUNDAI-IONIQ-Deux calandres spécifiques

 

Le profil est lui aussi d’une grande fluidité et se termine à l’arrière par un becquet qui permet de diminuer de façon très sensible la trainée. On est très loin des lignes torturées de la grande rivale Japonaise qui affiche sa différence par un parti-pris stylistique pour le moins osé. Chez Hyundai, point de provocation, on fait de l’hybride et de l’électrique, il n’est pas nécessaire de le crier sous lestoits par un design trop typé.

D’ailleurs, la Ioniq 100% électrique lorgne aussi du côté du Japon et la Nissan Leaf, et son look… si particulier. Sur ce plan du style, gageons que la Coréenne saura davantage réunir les suffrages car moins clivante.

Pour notre prise en mains, seules les versions Hybrid et Electric étaient disponibles, l’Hybrid Plug-in, n’arrivant sur le marché que courant 2017.

 

 

Hyundai-IONIQ-Hybrid

Hyundai-IONIQ-Hybrid

 

Départ au volant de l’Hybrid. Devant les yeux, un tableau de bord bien agencé avec les habituelles informations de vitesse, compte-tours, jauge à essence, température d’eau et système hybride. Bien sûr, comme c’est devenu la mode chez quasiment tous les constructeurs, cet affichage peut être modifié en fonction du mode de conduite choisi ou de l’humeur du jour. Un gadget devenu une généralité. Au milieu de la planche de bord, l’inévitable écran tactile aux multiples fonctions, compatibles avec tous les smartphones et permettant de gérer la clim., la radio, le GPS et consulter ses statistiques de conduite… au final, rien que du désormais banal, mais toujours bien utile.

Position de conduite bien ajustée grâce aux multiples réglages, bonne visibilité sur la route et sur les instruments… tout va bien.

Contact. Rien, pas de bruit. Normal nous sommes avec une hybride qui démarre à l’électricité, bien agréable pour sortir du parking souterrain. La rampe de sortie, un peu raide, oblige alors le moteur thermique à démarrer pour aider l’électrique, pas encore chargé au maximum.

En ville, cette Ioniq se montre agréable, silencieuse, et très dynamique pour se faufiler dans le trafic à vitesse normale. Le démarrage à l’électrique se fait en douceur et l’arrivée en renfort du thermique sans aucun à-coup. Il est vrai que notre Ioniq est équipée d’une transmission à 6 rapports DCT6 à double embrayage réactive et prévenante.

Avant d’aborder l’autoroute et les routes de campagne, la   marque déjà un point par rapport à la Prius dont la transmission E-CVT est vraiment moins performante.

Sur l’autoroute qui nous mène vers la Picardie, la Ionic se montre alerte avec un amortissement qui filtre bien les imperfections de revêtement, et propose un excellent confort. Seuls quelques bruits de roulement se font entendre, qui sont en général couverts par d’autres nuisances sonores mais en l’absence totale de bruits d’air et avec le ronronnement très feutré du moteur, ces bruits de roulement prennent davantage d’importance.

Sur les routes de la campagne Picarde, notre Ioniq du jour est parfaitement à l’aise, sa motorisation lui donnant un punch que nous ne soupçonnions pas grâce notamment à la boite de vitesses DCT6. Réactive et relativement rapide, cette transmission se marie très bien à l’hybride de Hyundai, et se montre à l’usage bien plus efficace que la CVT de la Prius. En revanche, sur le plan du confort, les départementales mettent à rude épreuve les suspensions et le confort peut s’en ressentir, notamment aux places arrière, mais sans effet négatif sur le tenue de route qui se montre tout à fait dans la norme.

 

hyundai-ioniq-hybrid-ou-electric

 

Fée électricité oblige, notre road-book nous a amené vers un champ d’éoliennes et plus particulièrement au pied de l’une d’entre-elles. Là nous attendait une Ioniq Electric, mue par son seul moteur électrique.

À l’intérieur, peu de changement, si ce n’est quelques détails comme la disparition du compte-tours et la suppression du levier de vitesses remplacé par de simples boutons, P pour Parking, D pour Drive et R pour Rear.

 

 

Hyundai-IONIQ-Electric-

Hyundai-IONIQ-Electric-

 

Contact !

Bienvenue dans le monde du silence. Seul l’affichage du tableau de bord nous indique qu’on peut démarrer. Position D et en route. Les pneus font du bruit et c’est le seul qu’on entend. Sur notre boucle d’essai de 30 kms, faite de petites routes de campagne cette Ioniq nous parait très vive à l’accélération, très plaisante à conduire. Ses performances se montrent même supérieures à la version hybride tant le couple du moteur est immédiatement disponible. Normal pour un moteur électrique, mais c’est la première fois qu’il nous était donné l’occasion de conduire une voiture électrique hors d’une agglomération, et la l’arrivée immédiate du couple et de la puissance est un facteur d’agrément indéniable.

On se prend vite au jeu, et l’on atteint très vite des vitesses répréhensibles et à tel un rythme, le comportement de cette Ioniq Electric, sans toutefois être dangereux, se montre moins serein, les batteries sous la banquette arrière alourdissant très nettement l’arrière.

Mais la vocation de la Ionic Electric reste la circulation en ville ou en territoire péri-urbain et dans ces conditions, elle se montre parfaitement civilisée.

 

Notre galop d’essai de ces deux Ionic ne nous a pas permis de nous rendre compte de la consommation de carburant pour l’hybride et de l’autonomie possible pour l’électrique, mais quoiqu’il en soit, en version hybride, la Ioniq se montre bien plus convaincante que sa rivale déclarée, la Toyota Prius, et en version électrique la démarche de Hyundai est très différente de celle de Nissan et sa Leaf, cela rend donc toute comparaison hasardeuse.

Mais force est de reconnaitre qu’avec cette nouvelle venue dans le paysage automobile, Hyundai frappe fort et souhaite se faire une place au soleil.

Pari tenté, pari osé, pari gagné ?

Rendez-vous prochainement pour connaitre le verdict des chiffres de ventes.

 

Texte et Photos :
Gilles VIRMOUX

 

Hyundai Ionic 

Ionic Hybrid, à partir de 26.100 €

Ionic Electric, à partir de 35.580 €

Ionic Hybrid Plug-in, pas encore disponible

 

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