‘QUEEN’S CAVALCADE’ AUX CANARIES : AUX RENDEZ-VOUS DU DIABLE, LE TRUC LE PLUS DINGUE JAMAIS VU DANS MA (LONGUE) CARRIÈRE !

LE VOLCAN DU TEIDE DE TENERIFE

 

For non french speaking people (nobody is perfect!) go to « Translate this page », the report is available in 40 languages! 

C’est le truc le pus dingue que j’aie vu et j’assume.

J’emprunte mon titre à Haroun Tazieff, homme génial que j’ai eu l’occasion de rencontrer, qui a donné aux Français et à bien d’autres le goût de la vulcanologie dans son  film superbement intitulé « Les rendez vous du diable ». 

Son enfer est beau, magnifique, impressionnant, venu des entrailles de la terre.

Cet enfer, nous y avons passé une semaine de rêve.

Car toutes les îles de l’archipel des Canaries sont des volcans, éteints, mais aussi beaux que ceux que Tazieff a filmé…

 

 

« QUEEN’S CAVALCADE »

 

 

Il s’agit d’un rallye de régularité Classic à moto, événement déjà rare en soi, celui-là est le premier à se dérouler sous l’égide de la FIM.

C’est organisé par des Italiens qui sont les seuls assez fous au monde pour monter des opérations pareilles.

Cela se passe aux Canaries, territoire espagnol avec des concurrents venus des îles Canaries, des Espagnols métropolitains, des Italiens, des Français et même des Américains !

 

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LA MONTAGNE, LA MER, LE DESERT, TOUT EN MÊME TEMPS

 

Le rallye est Classic, on y accepte cependant les motos modernes qui ne doivent pas avoir plus de deux cylindres.

Vu comme ça, c’est juste une organisation lointaine…

Mais…

Mais les Canaries, c’est à la latitude de Laâyoun au Sahara Occidental, aujourd’hui rattaché au Maroc, on est pratiquement à la hauteur de la frontière Mauritanienne.

En plein milieu de l’océan,  à 350 km des côtes africaines, des volcans ont décidé de créer un monde…

Un chapelet d’îles qui bénéficient de la température africaine et de la ventilation de l’océan tout autour.

 

 

Autrement dit un paradis de paysages et un paradis tout court.

Partout ici,  la roche volcanique passe par toutes les couleurs, les plages vont du blanc le plus pur au noir absolu, c’est sûr c’est étonnant du sable noir…

Quant à la végétation, elle rappelle plein des plus beaux endroits du monde.

La presqu’île de Basse Californie où se déroule la Baja 1000, où les cactus font une vraie exposition de tout ce qu’ils savent créer…

Des forêts incroyables façon Jura!

Et dans ces forêts, en plus des pins, des milliers d’Eucalyptus comme en Australie!

Ou en encore comme à  Fuerteventura, l’une des îles de la course, c’est à la fois l’Afrique par son terrain et l’Ecosse quand les entrées maritimes massives de nuages envahissent les îles et peuvent lâcher une légère pluie chaude.

 

 

Bref, magie.

Trois îles sont au programme, on commence par Tenerife, la plus importante, avec 300 km de montagne, un régal absolu.

J’écris par mail à mes potes restés en France qui me parlent de la bruine, des inondations et des 5 degrés que j’ai laissé avec plaisir à Roissy…

Le paradis existe donc, d’ailleurs 75% des recettes de l’Archipel proviennent du tourisme, c’est un signe qui ne trompe pas mais la période choisie par nos amis italiens organisateurs correspond à une sorte de hors saison et les cars de touristes de tous les pays du monde ne nous gêneront guère…

LA BANDE A DANIELE…

 

DANIELE PAPI ET FRANCO ACERBIS

DANIELE PAPI  (ADROITE) ET FRANCO ACERBIS

 

Daniele Papi a mis son armée de copains dans l’histoire.

Ils sont venus ils sont tous là, aussi maniaques que lui des organisations au poil près.

A commencer par un mec génial, Franco Acerbis, patron des fringues du même nom, je l’ai connu en même temps que Daniele, dans les années 80, aux Six Jours ISDE…

Le jour où,  à Gran Canaria, je les ai revus tous les deux, j’ai perdu trente piges, c’était génial, ils sont encore comme des gosses qui arrivent à réaliser leurs rêves.

Dans une autre vie, Papi a été responsable de l’enduro italien qui à l’époque ramassait tout dans le monde.

On le haïssait d’ailleurs, l’enduro français avait de bons pilotes mais les rois étaient les ritals, point barre…

Daniele est exceptionnel d’efficacité, et l’on sait que dans l’enduro, il faut être à la fois un ordinateur sur pieds, humainement il faut être en même temps presque dictateur et/ou  totalement  médecin de l’âme pour tout son groupe, il faut être visionnaire, un peu un sorcier en fait…

Daniele est tout ça, plus un mec d’une humanité exceptionnelle, partageant ses passions, les vivant totalement, les faisant vivre aux autres.

 

DANIELE PAPI RETROUVE CE QU'IL PREFERE,ORGANISER

DANIELE PAPI RETROUVE CE QU’IL PRÉFERE,ORGANISER

 

Plus tard, il a été manager de Yamaha Italie en Motocross, époque Rinaldi (champion du monde) puis sur le Dakar, bref un bijoutier de l’organisation.

Aujourd’hui il donne un gros coup de main aux marques, souvent italiennes, qui organisent des essais de presse dans le coin.

Car il habite les Canaries, et bien entendu, il est encore plus actif qu’avant!

Pourquoi a t’il voulu organiser ce premier rallye Classic de régularité FIM ici?

D’accord c’est chez lui, mais surtout il avait envie d’un grand coup d’aventure et pour cela l’Archipel des Canaries en octobre c’est juste phénoménal.

Son organisation a été parfaite, les concurrents bruyants, incroyablement heureux , garnements le soir mais sérieux le jour, bref, vu que les hôtels choisis étaient aussi de premier ordre, ce premier test est un réussite absolue mais surtout un bonheur total pour la quarantaine de concurrent(e)s qui sont venus.

En plus, les Canariens sont adorables, bref c’est à la fois une course et une fête…

Autre raison du choix des Canaries, c’est un paysage de désert mais avec de forts beaux goudrons, tout le rallye est routier, 800 km au total, un désert qui ne fait pas peur, qui fiche quand même la chair de poule mais c’est à cause du bonheur, rien d’autre.

 

LES DINGOS DE TOUT CE QUI REND LA VIE BELLE

 

Voilà, on met là dedans une bande de dingues de la belle mécanique et du grand pied du roulage en montagne, avec la mer bleue comme un diamant qui pointe systématiquement ses rayons à chaque virage alors que l’on se croit sur la lune…

Queen’s Cavalcade ?

Parce que les motos sont les reines, et la cavalcade est un défilé à cheval.

 

 

C’est assez bien trouvé…

Oui, en plus de la montagne, de la mer, de la mécanique, ce truc est un univers bien à part.

A titre personnel, j’ai vécu en langue italienne (que je parle) une histoire qui se déroule dans un pays de langue hispanique (que je ne parle pas), dans un paysage qui va du Mexique aux oasis du Sahara en passant par le Jura et la forêt australienne.

 

 

 

Oui, j’ai été perdu, sans repères, je parle de la tête, pas du parcours superbement indiqué, et devoir se retrouver, parfois en se pinçant pour être sûr que l’on ne rêve pas, c’est une vraie belle séance de délire, une vraie renaissance…

Ce doit être un peu freudien…

Dans le sens de deuxième naissance…

Cela m’est arrivé une autre fois, lors du premier Paris-Dakar.

Me dire que je devais redécouvrir tout ce que je savais.

Si vous avez vraiment envie de dépaysement, de vous retrouver vous-même,  ne ratez pas ça.

Le Queen’s Cavalcade reviendra aux Canaries en 2018, il se déroulera l’an prochain en Italie.

Les itinéraires sont tous en ligne sur le site de l’organisation http://www.queenscavalcade.com/

Si vous demandez les cartes, ils vous les feront parvenir, leur contact est en bas de reportage.

 

 

Bon, vous pouvez aussi attendre 2018, ce qui vous donnera le temps de mettre des sous de côté parce que ce n’est pas donné… mais beaucoup moins cher et beaucoup plus durable comme effet que le psy…

Bon, parler italien ou espagnol est un plus, mais si ce n’est pas le cas, on plonge encore plus dans un inconnu magnifique, ce qui a un nom, l’aventure.

Elle existe encore je l’ai rencontrée, je la connais bien.

Elle est épuisante mais quand elle est bien préparée, elle se déroule sans problèmes majeurs.

Et cette aventure là est ouverte à tous!

Voilà encore un truc unique au monde…

Avec des couples en Harley, des mecs ou des nanas sur de vraies Triumph Bonneville de 1967, de la BMW R65 de 1979, de la vraie Norton Commando de 1976, de la vraie/fausse Royal Enfield, on sait que cette moto faite pour les militaires anglais « Desert Rats » (ceux qui sont accros à Hugo Pratt sauront très bien de quoi il s’agit), les machines de l’usine ont été rachetées par les Indiens, qui l’ont un peu améliorée mais elle a gardée sa gueule d’enfer.

 

 

Des gens qui ne roulent pas très vite, ils savent faire, les routes ici sont très étroites et sinueuses, mais qui prennent un pied gigantesque !

Des gens qui s’arrêtent quand celui de devant s’arrête, soit parce que c’est beau à regarder, soit qu’il ya un peu de mécanique à faire.

Ou un bistrot sympa qui sert le jambon en mini tranches…

Des durs à cuire, qui ont tous bouclé les 300 km du premier jour, crevés le soir mais heureux.

Bien entendu, la régularité c’est comme ça, le soir il y a des râleurs et l’organisateur doit être meilleur diplomate que Talleyrand, meilleur professeur qu’Alain Prost, capable aussi de flageller l’intrigant d’un clin d’œil…

Daniele Papi tient ce rôle à merveille.

Il me rappelle ce formidable mec qu’a été Jean François Rageys, créateur du rallye Classic du Maroc.

 

LE FORMIDABLE TEIDE,4000 METRES DE PUR BONHEUR

LE FORMIDABLE TEIDE, 4000 MÈTRES DE PUR BONHEUR

 

Aujourd’hui, dans la régularité Classic Auto, les navigateurs disposent de cockpits façon Airbus, dans la moto, on fait un peu comme sur les premiers Dakar (les vrais, en Afrique) avec des contrôles secrets pour corser les secteurs chronométrés, on est encore au road book, en essayant de respecter la moyenne, toujours en dessous de 50 km/h.

Il y a un classement par jour, parce qu’aux Canaries, un mec de Tenerife ne va pas rouler à Gran Canaria et ainsi de suite, à chaque changement d’île on retrouve une trentaine de purs et durs qui font tout et une vingtaine de pilotes qui ne font que l’étape chez eux.

Il y a aussi bien sûr un classement général.

JOUR 1, TENERIFE…

LES CHAMPS DE LAVE DU TEIDE

LES CHAMPS DE LAVE DU TEIDE

 

Incroyable cet endroit.

Un énorme volcan, le Teide, qui monte à presque 4000 mètres, tout autour c’est le désert, et un peu de fraîcheur, la route qui passe au bord du cône est à 2500 mètres…

Là, c’est le désert minéral, la lave quand ça refroidit, selon les métaux qu’elle emporte, prend toutes les couleurs, parfois au sommet des rochers une fine et délicate couche de laque de lave noire, ou un filet de lave brillante comme un miroir.

 

 

Là dedans, il y a des cactus et des randonneurs.

Et nous, attirant le regard bienveillant de tout le monde, même les pompiers et les gardes forestiers, émus par ces jolies motos et ces gens tellement enthousiastes, même s’ils font carrément beaucoup de bruit….

On descend, altitude 1900 mètres, c’est une couronne végétale, là t’es dans la forêt de pins façon Jura, avec routes humides et paquets d’aiguilles de pins, casse gueule total mais on joue comme si on roulait dans la neige.

Et pas une chute, pas plus ici que plus tard…

Je vous l’ai dt, ces motards ont des années de bécane dans les mains et des motos qu’ils n’ont pas envie de casser.

Cela dit, sur la bagarre, ils sont très pointus, une fois compris le principe de la régularité, discipline peu connue dans la moto.

 

LE JURA A LA LATITUDE DE LA MAURITANIE

LE JURA A LA LATITUDE DE LA MAURITANIE

 

Dans ce Jura improbable mais bien réel, une énorme tpouche exotique avec des forêts d’eucalyptus, je trouve que leur odeur est sympa, surtout quand il fait humide, c’est comme du bonbon…

Les nuages maritimes énormes qui arrivent de l’Océan Atlantique s’arrêtent à cette altitude, faisant pousser arbres et plantations, ce passage du désert le plus absolu en haut de l’île à la forêt humide dans des nuages parfois très épais est un truc que je n’ai vu qu’ici.

 

LE JURA AVEC LE DÉSERT AU-DESSUS

LE JURA AVEC LE DÉSERT AU-DESSUS

Magique.

Daniele Papi, qui a voyagé encore plus que moi dit que c’est la plus belle route du monde, je pense qu’il a raison, j’ai mis très peu de temps à l’admettre…

En pilotage c’est un vrai régal, même s’il faut vraiment faire gaffe partout parce que comme disent les alpinistes, il y a du gaz… (Du vide très haut…)

Les motos anciennes souffrent un peu du manque de couple…

On m’a prêté un Scrambler Ducati 400 pour suivre le rallye, je fais tout en trois/quatre/cinq, moto sublime à piloter, en montée et en descente, si j’achetais je commencerais néanmoins par changer les suspensions…

Mais je n’ai pas de problème de couple…

Le matin, on a quitté l’hôtel de Santa Cruz de Tenerife, tous les tarmos de l’île sont venus voir ce phénomène, de vraies stars nos filles et garçons.

Un mot sur Santa Cruz, comme toutes les grandes villes portuaires espagnoles, elle a subi des constructions hideuses dans les années soixante dix, mais il y a quand même des trucs qui te pètent bien à la g…

 

Auditorio Süd 01

SYDNEY A TENERIFE!

 

Un auditorium aussi beau que celui de Sydney, quand je pense à la merde que Jean Nouvel a construite dans le nord de Paris j’ai honte mais celui-là est un truc dont il faut faire le tour à pieds, tellement l’architecture est osée.

Autre truc incroyable dans le port.

On comprend que comme ces îles sont des volcans, elles tombent droit dans la mer et les ports sont donc extrêmement profonds

Pas de plateau continental, ce qui fait que l’on s’est spécialisé ici et à Las Palmas de Gran Canaria dans la réparation de ces colosses que sont les plate formes de recherche pétrolières, pour lesquelles il faut des profondeurs considérables.

 

DES PLATEFORMES DANS LE PORT DE SANTA CRUZ

DES PLATEFORMES DANS LE PORT DE SANTA CRUZ

 

Elles traversent l’Atlantique depuis le Brésil, depuis l’Angola, en remorque,  quand on en voit une en mer c’est déjà impressionnant alors six d’un coup dans un port…

Finalement tout ce monde bouge incroyablement, on vient ici du monde entier, parfois on en tombe amoureux et on reste, ce petit archipel perdu au large de nulle part a aussi de petits villages de toutes les couleurs, nichés au creux des vallées ou parfois en haut d’une montagne, on vit et on vit joyeusement.

L’hiver il fait vingt degrés et l’été la brise du large ventile largement, la température est donc très supportable.

Alors à moto, en octobre,  avec des vrais de vrais, pas des fous tarbouifs de l’essorage de la poignée de gaz, des gens qui pilotent et qui regardent, des passionnés contemplatifs et experts en beaux objets.

Et aussi des râleurs, la veille, quand il faut prendre un bateau à six heures du mat le lendemain, mais ils sont tous à l’heure, le sourire aux lèvres.

 

 

Parce que le bateau, les traversées sont de l’ordre de deux heures, permet de découvrir d’autres trucs magiques.

 

JOUR DEUX ET TROIS: GRAN CANARIA: 

ICI,LE BATEAU EST LE POUMON DE L'ARCHIPEL

ICI,LE BATEAU EST LE POUMON DE L’ARCHIPEL

 

Cette étape a en effet commencé tôt, à l’aube, avec un temps rayonnant cela dit, l’aventure demande parfois de se lever avec le soleil.

On quitte Tenerife direction Gran Canaria, il ya des bateaux rapides qui font ça en moins de deux heures, ce qui permet d’ailleurs de récupérer le sommeil…

 

LA DEUXIEME FOIS DE MA VIE QUE JE DORS DANS UN TRANSPORT, UNIQUE AUSSI!

LA DEUXIEME FOIS DE MA VIE QUE JE DORS DANS UN TRANSPORT, UNIQUE AUSSI!

Et aussi de parler, de refaire le monde…

Autant un avion est un objet où le client est du bétail, en low coast comme en version plein pot, autant un bateau c’est large, il ya de place et du temps, on peut boire un coup, manger un petit truc vite fait, et se rassembler à une dizaine (allez faire ça, même dans Airbus A 380!) pour parler de la veille, de ce qui nous attend, de la moto d’un tel, pour faire des vannes, grande spécialité de tous les participants à commencer par l’ami Marco Masetti, star de la TV qui speake le MotoGP, et qui s’était fait remplacer au Japon pour pouvoir suivre cette formidable aventure.

Deux boucles ont été faites, 150 bornes à chaque fois, dans un décor de montagne bien sûr, cette île est aussi volcanique que les autres, mais le truc incroyable c’est qu’aucune ne ressemble à l’autre!

 

AGAETE

AGAETE

 

On a débarqué à Agaete, un petit village adorable, puis on a pris la route côtière jusqu’à Las Palmas.

Spécialité de l’île, les plantations de bananiers, protégées du vent (et des amateurs?) par de hauts murs de pierre selon le principe du “Clos” que nous connaissons chez nous en Bourgogne, pour protéger les grands crus.

Las Palmas…

Seul intérêt, le port, encore des plate formes en réparation, mais aussi d’énormes chalutiers russes, ceux qui servent à pêcher et aussi à écouter les sous marins sous l’océan, d’autres chalutiers totalement rouillés d’un romantisme phénoménal partce qu’ils racontent l’enfer que peut-être la vie de marin pêcheur…

Au large, il doit y avoir trente ou quarante navires qui attendent leur tour, bref il ya la queue au garage maritîme de Las Palmas…

Les routes en bord de mer sont carrément à quatre voies, moches mais utiles, dès que l’on en sort, c’est tortilleux, sinueux, sportif en diable en fait, c’est pour cela que le tracé est dédoublé sur deux jours, franchement beau, mais épuisant.

Sand dunes of Maspalomas, Playa del Ingles, Gran Canaria, Spain

UNE CÔTE QUI PEUT FAIRE RÊVER

 

 

Bien entendu, Daniele Papi a déployé son équipe en un temps record, entre les contrôles et l’organisation de la bouffe au moment du déjeuner, il ya plus de douze personnes qui bossent à temps plein, pendant tout le rallye.

Parce que ce n’est pas le tout de rêver et de découvrir un paysage magique, il ya aussi une épreuve qui se gagne à la seconde près…

Un truc étonnant d’ailleurs, ce sont plutôt les vieilles motos qui sont les plus précises.

Contraste énorme sur cette île, sur la côte on a des paysages de plages aussi grandes que des déserts, à l’intérieur un relief montagneux très bouleversé, un peu genre Atlas au Maroc, incroyablement reposant à admirer et épuisant à traverser…

 

UNE MONTAGNE INFERNALEMENT BELLE

UNE MONTAGNE INFERNALEMENT BELLE

 

Je pense beaucoup dans ces moments à ceux qui le font en couple, comme mon ami Raffaello Matraia, un Toscan, de ceux qui parlent l’italien le plus pur et le plus élégant, avec sa compagne en passagère, si smart dans les soirées et si motarde ne se plaignant jamais sur leur Harley de 1992.

 

LE COUPLE MATRAIA

 

Je pense aussi à ce grand gaillard de Gaio Giannelli, avec sa Ducati Furicone de 1983à peu près aussi maniable qu’un rail de chemin de fer mais au bruit rauque sublime, qui doit quand même bien se faire ch… dans les courbes très serrées qui sont nombreuses.

Pourtant il a pris un pied gigantesque…

 

GAIO…MAIS COMMENT FAIT-IL?

 

L’aventure c’est aussi plein de rencontres que l’on ne pourrait pas faire ailleurs.

Daniele Papi dira quelque chose de très beau sur ces gens lors du dîner de gala…

Il ya six jours, vous étiez des concurrents, enthousiastes, experts, mais des concurrents, aujourd’hui vous êtes devenus une bande d’amis.”

C’est tout simple mais vous voyez ça où, ce genre de rencontre, dans notre monde qui ne pense qu’à se tirer dessus?

Sacrés amis!

JOUR QUATRE: FUERTE VENTURA

MUSTAPHA, BODYGUARD ET DJ DU RALLYE

MUSTAPHA, BODYGUARD ET DJ DU RALLYE

 

Briefing de Daniele Papi: “Sara una piccola meraviglia”… Ce sera une petite merveille…

Qui commence à l’attente de l’embarquement au ferry, sur le port, où Mustapha va avoir une idée géniale.

Il est le garde du corps et le pilote d’un concurrent américain star de la mode, le passager est adorable et attentionné, le bodyguard est un géant au sourire irresistible.

Leur moto, leur vaisseau en fait, est une énorme Harley FL3 P5F GUTKBO toute récente, avec une installation de sono digne d’une boîte de nuit à St Trop.

Sur le port, on fait donner la sono, les deux concurrents US sont très accros au “Raï”, et résonne soudain  le fabileux “Aïcha” de Khaled…

Tout le rallye s’est mis à danser, un instant de folie génial, merci à cet équipage totalement étrange, encore deux personnes qu’il eût été impossible de rencontrer ailleurs!

En effet, Fuerteventura, que je ne connaissais pas du tout, est un bijou.

 

 

Quand il fait beau, on est en Afrique, avec par endroits des dunes de sable qui font penser à la Mauritanie.

Quand il pleut, la pluie est chaude d’ailleurs, cela devient aussi beau que l’Ecosse, bref on est gagnant à tous les coups.

On monte plein nord par la côte est, la route est sinueuse et large, c’est du bonheur mais ici comme ailleurs, les limitations de vitesse sont draconiennes et la police féroce, alors certes on a envoyé un peu mais il faut vraiment garder l’oeil…

D’où l’avantage des motos Classic,  sur lesquelles l’envie est d’être bien, d’écouter le moteur et non le bruit assourdissant du vent dans le casque à des vitesses imprésentables…

On redescend par la côte ouest, sauvage comme l’île de Robinson Crusoe, belle comme le désert de Saint Exupéry, avec de petits villages ultra colorés qui sont autant de diamants…

 

 

Là encore, le sable saharien et la montagne volcanique  forment un duo unique au monde, cette île ne ressemble pas du tout aux autres, avec l’avantage de la pluie (rare cependant) et du vent qui animent le paysage, avec un jeu de nuages océaniques époustouflant sur un fond de ciel pur comme un saphir.

C’est le dernier jour, on reprend le bateau direction Gran Canaria, oùaura lieu la remise des prix er le dîner de gala.

 

 

Ambiance phénoménale, effectivement, en six jours nous avons bâti une bande d’amis.

Le vainqueur au scratch est italien, il s’appelle Stefano Sala, il pilote une BMW R100 de 1983, j’ai roulé avec lui, il a tout le temps le sourire, mais ce n’est pas un rictus, c’est que comme nous tous il est incroyablement heureux.

Un truc comme ça avant l’hiver, ça te remet en forme morale pour six mois au moins!

 

Jean Louis BERNARDELLI et Marco MASETTI

Photos Rinaldo SERRA / Tourisme Canaries

 

Le site du Queen’s Cavalcade  http://www.queenscavalcade.com/

Infos:

Duck motorclub
Avenida la Arenita n°5
38632 Arona – España

E-mail: info@queenscavalcade.com
Telefono: +34 922 748 769

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