LE SERT DÉCROCHE UN 15 ème TITRE DE CHAMPION DU MONDE D’ENDURANCE MOTO

MOTO-ENDURANCE-MONDIALE-2016-Le-SERT-Une-équipe-dune-redoutable-efficacité-sacrée-pour-la-15éme-fois-CHAMPIONNE-du-monde-aux-8-Heures-d-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo

 

MOTO ENDURANCE MONDIAL 2016 -Le sacre, le quinzième fois pour le SERTaux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo.j

MOTO ENDURANCE MONDIAL 2016 -Le sacre, le quinzième fois pour le SERTaux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo.j

 

Le SERT de Dominique Méliand, a décroché la semaine dernière à l’issue des Huit Heures d’Oschersleben, ultime manche du Mondial 2016, un quinzième titre de Champion du monde,  mais à l’arrache!

Impossible ne fait pas partie du vocabulaire du SERT (Suzuki Endurance Racing Team). C’est sans doute sur cette assertion que les teams Yamaha (YART et GMT 94) doivent méditer après le final éblouissant offert lors des 8 heures d’Oschersleben, pour l’attribution du titre par équipe de Champion du monde d’endurance 2016.

 

Mauvaise pioche au Mans

MOTO ENDURANCE MONDIAL 2016 - Le Chef à la baguette aux 24 H Mans 2016 © photo Michel Picard pour Autonewsinfo

 

En effet, à l’orée de cette saison un peu particulière (sans Bol d’Or au programme), il était évident que le SERT disposant d’une moto datant de… sept ans pour contrer des Kawasaki et Yamaha plus jeunes et plus fringantes, devait utiliser sa science de la course, sa maîtrise impressionnante lors des ravitaillements, afin de bénéficier au mieux de son expérience lors de la seule course de 24 heures au Mans  et ainsi, marquer un maximum de points d’entrée de jeu. Effectivement une victoire aux 24 heures, avec les points bonus attribués au bout de 8 heures et de 16 heures, peut permettre d’envisager les trois autres courses avec une certaine tranquillité d’esprit.

Le plan, mûrement préparé, fut difficile à appliquer à cause d’une météo capricieuse lors des essais ‘pré-Le Mans’ fin mars et, une difficulté certaine à trouver un compromis de réglages sécurisants pour les pilotes, tant sur le mouillé que sur le sec. Toujours est-il qu’en course, une chute d’Anthony Delhalle précipitait la Suzuki N°1 loin de la zone de récolte de ces précieux points!

Alors que beaucoup de spectateurs ou téléspectateurs pensaient que le SERT était enterré au fond du classement, l’orgueil, la ténacité et la cohésion de toute l’équipe mettaient un véritable coup de boost à tous, dans la seule perspective, malgré ce coup du sort, d’allé chercher des points, afin que la saison ne soit pas ruinée d’entrée de jeu.

Cela pouvait paraitre impensable pour un néophyte dans ce milieu de l’endurance.

La Suzuki n° 1, certes vieillissante mais cravachée avec panache par ses trois pilotes Delhalle, Philippe et Masson, permit de démontrer que le SERT ne baisse jamais les bras et pourrait afficher comme devise : « Faire face ».

Malgré tout, face à Kawasaki qui marquait 60 points, le SERT n’en comptabilisait que 21 alors que, le GMT 94 faisait chou blanc…

A Portimao au Portugal, il fallait rester absolument dans le coup. Toute la science du boss Dominique Méliand ‘Le CHEF’ , reposait sur les ravitaillements pour faire la différence avec la Yamaha N°94, les deux motos se disputant férocement le leadership. La Yam s’imposait pour… 28 millièmes face à la Suz!

A noter que c’était le Team privé Français de Marc Mothré et Hervé Moineau, April Motors Events qui occupait alors la tête du Championnat du monde.

 

Maudits au Japon

 MOTO-ENDURANCE-MONDIAL-2016-ravitaillement-du-SERTaux-Huit-Heures-de-Suzuka-©-photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo

MOTO-ENDURANCE-MONDIAL-2016-ravitaillement-du-SERTaux-Huit-Heures-de-Suzuka-©-photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo

 

A Suzuka, les dieux ne furent pas avec le SERT. Pénalisé par un premier ‘stop and go’ litigieux pour n’avoir pas gardé les deux pieds au sol, dans le cercle de départ, puis par une nouvelle pénalité pour excès de vitesse dans l’allée des stands, le SERT n’en pouvait plus d’une telle pression et, Vincent Philippe s’accrochait suite à une mésentente lors d’un doublage. Alors qu’une cinquième place aurait été tout à fait envisageable, le SERT n’entrait pas dans les points.

Après cette grande déconvenue, le moral des pilotes était un peu dans les chaussettes car ils étaient persuadés avoir hypothéqué quasiment leurs chances de triompher au Championnat, d’autant plus d’ailleurs, que se profilait pour les 8 heures d’Oschersleben une entente objective entre les Yamaha du Yart et du GMT 94, pour tenter de barrer la route du titre au SERT et que la Suzuki N°50 du team privé managé par Hervé Moineau demeurait le prétendant le plus sérieux au titre suprême.

 

Sursaut d’orgueil et titre en Allemagne

 MOTO 2016- MONDIAL ENDURANCE- Etienne Masson dans la cour des grands aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo.


MOTO 2016- MONDIAL ENDURANCE- Etienne Masson dans la cour des grands aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo.

 

Bien entendu toutes les simulations de places potentielles à l’arrivée avaient été étudiées. Même si les chances d’obtenir le titre par équipe étaient somme toute assez minces, la volonté inébranlable de réussir ce qui semblait le plus improbable, animait chacun des membres de l’équipe. On aurait même pu dire que pour récupérer le N°1, n’importe quelle autre équipe devrait non seulement gagner mais également, museler le SERT pour qu’il ne réussisse pas, une fois de plus, un exploit.

 

 MOTO ENDURANCE MONDIAL 2015 - Michel Picard du SERTaux Huit Heures de Suzuka © Photo Bruno Bell.


MOTO ENDURANCE MONDIAL 2015 – Michel Picard du SERTaux Huit Heures de Suzuka © Photo Bruno Bell.

 

‘Mimi’ alias Michel Picart,  le photographe chronométreur avec béquille, était de nouveau sur le pont et surveillait scrupuleusement les temps de tous les autres voraces empressés de dévorer leur proie. Les mécaniciens avaient concocté des réglages aux petits oignons pour fournir une moto efficace malgré le poids des ans, les bénévoles (la majorité de l’équipe) portaient de leurs efforts leurs pilotes vers un sommet que tous, voulaient gravir sous la houlette du « chef », pour la quinzième fois.

La partition de ce bel ensemble fut jouée avec détermination mais aussi finesse. Ne pas rechercher la victoire possible fut sans doute la sagesse. Il en faut aussi parfois. Cela ne fait pas trop partie de la personnalité de Dominique Méliand mais l’enjeu était d’une telle importance, qu’une nouvelle seconde place,  vingt-et-une secondes derrière le GMT94, cette fois-ci, aura finalement suffi pour remporter ce titre de Champion du monde par équipe.

Les trois compères Vincent, Anthony et Etienne n’auraient certes pas craché sur une victoire au cours d’une saison compliquée mais finalement, très aboutie. Ils n’auront pas eu trop le temps de faire la fête pour savourer ce nouveau titre (le dixième pour Vincent Philippe), ils ont repris les essais en ce milieu de semaine au Paul Ricard, et ce en vue du Bol d’Or, qui va se courir les 17 et 18 septembre.

 

 MOTO-2016-MONDIAL-ENDURANCE-Dominique-Meliand-et-le-grand-bonheur-du-CHEF-du-SERT-aux-8-H-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo.


MOTO-2016-MONDIAL-ENDURANCE-Dominique-Meliand-et-le-grand-bonheur-du-CHEF-du-SERT-aux-8-H-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo.

 

Pendant ce temps-là ? Dominique Méliand est rentré sur ses terres mancelles récupérer de ses émotions. En grande complicité avec nous il répond à nos questions.

Dominique, est ce que tu dors mieux maintenant avec un quinzième titre de champion du monde ?

« Mieux dormir, oui et non. Oui, car j’ai récupéré mais le sommeil est rapporté sur ce qui va se passer dans 15 jours à savoir le Bol d’Or, puisque le Bol d’Or 2016 compte pour la saison 2017, à mon grand ravissement. » (Dominique n’apprécie pas du tout ce changement de calendrier)

 

 MOTO 2016 MONDIAL ENDURANCE - Debriefing sérieux aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo


MOTO 2016 MONDIAL ENDURANCE – Debriefing sérieux aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo

 

Quels sont les sentiments qui t’habitent avec 3 jours recul ?

« J’éprouve surtout un grand bonheur. J’ai de quoi être content de mes bonshommes, de toute mon équipe et ce que nous avons pu encore une fois réaliser. Comme tu le sais, ce titre ils sont allés le chercher avec perte et fracas. Bien sûr cela reste gravé. Il y a le quinzième titre mais surtout la façon de l’obtenir. Il a fallu cravacher, il a fallu ne pas accrocher les pouces et puis se dominer aussi pour ne pas aller chercher une victoire possible. Ça parait bête de dire cela  mais c’est un petit peu ça quand même. Le résultat c’est vraiment un grand bonheur parce que 15 titres en 36 ans de compétition, ça n’est pas rien, c’est pratiquement un titre une saison sur deux. Alors oui, c’est juste un grand bonheur. »

 

MOTO-ENDURANCE-MONDIAL-2016-Masson-Philippe-Delhalle-fatigués-mais-heureux-aux-8-H-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo.

MOTO-ENDURANCE-MONDIAL-2016-Masson-Philippe-Delhalle-fatigués-mais-heureux-aux-8-H-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo.

 

Est-ce que le grand bonheur va suffire à faire arriver la nouvelle moto rapidement ?

«  Non ça n’a rien à voir. La nouvelle moto va arriver au bon vouloir de sa finition et du feu vert des japonais et, moi j’attends, c’est clair. Donc là, pour le Bol d’or on aura l’ancienne moto, forcément. Ensuite, on a un calendrier un peu farfelu pour l’instant, on ne sait pas si les courses du mois de mars seront validées ou pas. Si ces dates sont confirmées les courses seront disputées aussi avec l’ancienne moto. »

En début de saison il faudra donc encore s’adapter avec l’ancienne moto ?

«  Oui, forcément notre moto ne sera pas plus mauvaise. C’est une très bonne moto mais on ne peut pas faire plus avec elle, que le permet le règlement. Si l’on veut explorer d’autres voies, il faudra attendre la nouvelle moto. »

 

 MOTO-2016-MONDIAL-ENDURANCE-Des-temps-records-pour-ravitailler_8-H-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo

MOTO-2016-MONDIAL-ENDURANCE-Des-temps-records-pour-ravitailler_8-H-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo

 

La concurrence cette année fut sévère, on a vu Yamaha bâtir une sorte de coalition entre le Yart et le GMT, comment as-tu vécu cela ?

«  Oui, mais ça fait partie de la compétition. Sportivement c’est leur but de faire tout ce qu’ils peuvent pour que l’on ne puisse pas glaner de nouveaux lauriers. Il faut quand même savoir que même si l’on dit qu’elle est vieille, on a une très, très bonne moto. On sait très bien s’en servir. On sait jusqu’où on peut aller trop loin avec notre moto, ce que les autres concurrents n’ont pas encore assimilé au niveau de leur mécanique. Donc voilà, tant que les autres n’auront pas une suprématie mécanique nous écrasant, on sera toujours là avec cette moto-là, parce que l’on en connait bien ses limites. C’est ce qui fait que toute coalition confondue, et bien on est toujours là, voilà ! »

 

 MOTO 2016 MONDIAL ENDURANCE- La retraite pour Grand Paul aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo


MOTO 2016 MONDIAL ENDURANCE- La retraite pour Grand Paul aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo

 

Tu confirmes que Grand Paul, ton chef motoriste s’en va donc après ces essais au Paul Ricard ?

« Oh oui, Grand Paul s’en va, il prend sa retraite, il a le droit. Il n’empêche qu’on va essayer de continuer à rester au contact tous les deux, parce que je vais peut-être avoir besoin de lui, de temps en temps. C’est vrai qu’il ne viendra plus sur les circuits. Cela va faire un grand vide. Grand Paul était avec moi depuis 34 ans. On ne lâche pas comme ça un collaborateur de ce niveau sans une petite larme. C’est un bonhomme fabuleux dans sa mécanique. C’est vrai qu’il est bourru, mais ça c’est Grand Paul, il ne fait pas de cadeau, ni à lui, ni aux autres. C’est un gars qui a une super expérience. Il réalise, non pas des miracles, mais des choses fabuleuses en tirant, sans rien laisser au hasard, le maximum d’un moteur. Il a toujours été très précieux pour le team. Je l’aimais beaucoup et dans le travail et humainement parlant. »

Il va donc rester dans l’orbite du SERT ?

«  Oh, sans doute dans une orbite pas très éloignée. »

 

 MOTO 2016 MONDIAL ENDURANCE- Anthony Delhalle aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo


MOTO 2016 MONDIAL ENDURANCE- Anthony Delhalle aux 8 H Oschersleben 2016 © Photo Michel Picard pour Autonewsinfo

 

Et les pilotes qui sont repartis au charbon pour les essais du Bol, ce sera donc la même équipe, je suppose ?

« A priori, oui mais pour l’instant les choses ne sont pas signées. Au niveau des pilotes ça n’est pas moi le patron, mais Suzuki Japon et Suzuki France. Quand les contrats sont validés, Suzuki me confie les pilotes pour le meilleur et ils me doivent alors obéissance. » (Rire)

 

 MOTO-ENDURANCE-MONDIALE-20216-Vincent-Philippe-en-route-vers-son-dixième-titre-Mondial-aux-8-H-dOschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo


MOTO-ENDURANCE-MONDIALE-20216-Vincent-Philippe-en-route-vers-son-dixième-titre-Mondial-aux-8-H-dOschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo

 

Les pilotes justement de retour de ces essais du pré Bol nous précisent par la voix de Vincent Philippe :

«  On a vraiment bien bossé. Tout le monde était plutôt fatigué mais en forme. Avec Pascal Dominique et Petit Paulo nous avons cherché à pouvoir définir des réglages pour tenir un bon rythme de course et de ce côté-là c’est vraiment nickel. Sur un tour, il en manque encore un peu mais nous avons encore 4 heures de réglage le mardi avant la course. »

Rappelons-nous qu’au SERT on aime bien les courses de 24 heures, où toutes les composantes des courses d’endurance sont réunies. Alors, en ouverture de la saison 2017 déjà toute proche, on sent bien que la motivation sera toujours aussi forte. Il faudra bien justifier encore une fois que le N°1 n’est pas usurpé. Au Bol on pensera déjà, malgré les incertitudes quant au calendrier et à l’arrivée de la nouvelle moto, à marquer de très gros points.

Ne cherchez pas ce qui, à bientôt 70 ans conduit « le chef » à entamer une 37ème saison. Un 16ème titre, voyons !

 

Alain MONNOT

Photos : Michel PICARD et Bruno BELL

MOTO-ENDURANCE-MONDIALE-2016-Le-SERT-Une-équipe-dune-redoutable-efficacité-sacrée-pour-la-15éme-fois-CHAMPIONNE-du-monde-aux-8-Heures-d-Oschersleben-2016-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo

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Le Classement final du Championnat du monde FIM par équipe

 

1-Suzuki Endurance Racing Team : 88 points

2-GMT94 YAMAHA : 87 points

3-Team April Moto Motors Events : 78 points

4-Honda Endurance Racing : 72 points

5-SRC Kawasaki : 60 points

6-YART Yamaha Official EWC Team : 60 points

7-F.C.C. TSR Honda : 56 points

8-TEAM 3ART YAM’AVENUE : 50 points

9-Team R2CL : 45 points

10-AM Moto Racing Compétition : 38 points

 

MOTO-ENDURANCE-MONDIAL-Les-débuts-du-SERT-avec-en-1980-un-doublé-au-Bol-dOr-P2-pour-Monnin-et-Green-et-P1-pour-Franck-Gross-et-Pierre-Etienne-Samin-©-Photo-Michel-Picard.

MOTO-ENDURANCE-MONDIAL-Les-débuts-du-SERT-avec-en-1980-un-doublé-au-Bol-dOr-P2-pour-Monnin-et-Green-et-P1-pour-Franck-Gross-et-Pierre-Etienne-Samin-©-Photo-Michel-Picard.

MOTO-ENDURANCE-MONDIALE-2026-Une-sacrée-bécane-30-ans-pour-la-Suzuki-GSXR-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo.

MOTO-ENDURANCE-MONDIALE-2026-Une-sacrée-bécane-30-ans-pour-la-Suzuki-GSXR-©-Photo-Michel-Picard-pour-Autonewsinfo.

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