JOSHUAH BROOKES : LES HUIT HEURES DE SUZUKA ?… C’EST PIRE QUE LE TT DE L’ÎLE DE MAN !

 

L'ABOMINABLE ET TORTUEUX CIRCUIT DE SUZUKA

L’ABOMINABLE ET TORTUEUX CIRCUIT DE SUZUKA

 

Ce week end, à Suzuka, aura lieu l’épreuve d’Endurance mondiale la plus prestigieuse de l’année, où traditionnellement, en plus des teams qui courent tout le Championnat du Monde, les usines japonaises font rouler des stars, parfois des pilotes de MotoGP, souvent des pilotes de Superbike.

 

SUZUKA VU D'AVION

SUZUKA VU D’AVION

 

Il y a eu des vainqueurs ‘Starissimes’, comme Rossi en 2001, associé à Colin Edwards, l’épreuve existe depuis 1978, Hubin et Moineau en 1983 (Suzuki), Wayne Gardner et Dominique Sarron (Honda) en 1986, Doohan et Gardner en 1991 (Honda), Bradley Smith et Pol Espargaro (Yamaha), l’an dernier…

Cette année, parmi les vedettes, il y aura, sur la Suzuki du team Yoshimura, Joshuah Brookes, pilote australien immense star en Angleterre, il a gagné le British Superbike, alias BSB, sur une Yamaha.

Il a aussi roulé au fameux TT de l’Île de Man, la course la plus dangereuse au monde, sur une Suzuki GSX-R du team Tyco.

Il a été le rookie le plus rapide en 2013, et en 2014 il est entré dans le top ten.

 

JOSH BROOKS

JOSH BROOKES

 

Joshuah Brookes qui nous confie :

« Je voulais absolument vivre cette expérience là. Voir à quel niveau de performances, je pouvais arriver avec tous les spécialistes de ce genre de course, j’ai étudié le parcours mètre par mètre, à moto le jour et de nuit en auto! J’ai fait des centaines de tours, jusqu’à l’écœurement. Les gens me demandent souvent si j’ai peur de me faire mal, mais c’est non. Je pense que c’est le destin qui décide. Si ton heure est venue, il n’y a rien à faire… Ce qui ne veut pas dire, que l’on ne doive pas améliorer la sécurité mais on a vu, encore récemment, que si cela doit arriver, cela arrive. Je suis fataliste et du coup, je cours en toute liberté d’esprit »

Et on en vient à la différence entre le TT et Suzuka ?

« Au TT, il faut te garder une marge de sécurité, d’environ 30%. Il faut aussi bien connaître le tracé, il faut avoir une superbe condition physique, il faut avoir le bon style et bien doser. Si tu forces, tu es par terre. Et je le dis, je crève d’envie d’y retourner!  Suzuka ? Je l’ai fait une fois en 2013, avec Tsuda et Aoki et nous avons réussi à terminer deuxième, un résultat incroyable parce que c’est la course la plus difficile que je connaisse. (Le vainqueur en 2103 fut le trio Takahashi/Van der Mark/Leon Haslam). Bien pire que le TT. Il fait une chaleur abominable, une humidité énorme, la course est longue et pleine de pièges. Tous les teams officiels sont là et avec des motos qui valent largement ce que nous pilotons en Superbike, avec des pneus spéciaux pour cette course, il est en plus difficile de trouver le bon compromis avec tes deux équipiers. On devait courir avec Zarco mais on sait que finalement ça n’a pas été possible. Pour être en tête, il faut être totalement à fond du feu vert au drapeau à damiers, sans jamais de réserve ou de marge de sécurité. Si tu te gardes de la marge, tu te fais passer par des paquets de mecs. Oui, c’est vraiment la course la plus dure au monde… »

Voilà le décor est planté, par un mec qui sait de quoi il parle, et dont on a vu qu’il ne fait pas semblant quand il court.

En fait, Suzuka, c’est un GP qui dure… huit heures !

AutoNewsInfo le suivra pour vous.

 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :
WSBK, Suzuka,Yoshimura

 

 

 

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