BIARRITZ, « WHEELS AND WAVES » ET « SPORT HERITAGE », UN AUTRE UNIVERS DE LA MOTO

 

Yamaha Motors France s’est fait une spécialité, en dehors des présentations purement destinées à tester ses nouveaux modèles, de voyages de presse « décalés », nous avions par exemple été conviés à un salon du design industriel à St Etienne ou les ingénieurs de Yamaha Music avaient dessiné de superbes motos tandis que ceux du secteur moto proposaient leur versions de nouveaux instruments de musique.

C’est qu’il y a chez Yamaha une sorte de génie de l’objet culte  qui se retrouve dans certaines de ses motos, souvent révolutionnaires, qui ont traversé l’histoire, parfois en la créant, parfois aussi en la dominant.

Cette fois, à Biarritz, nous avons été invités par Yamaha à vivre cet événement étonnant qu’est le festival « Wheels and waves ».

 

 

A cette occasion, nous avons fait un joli coup de moto sur la côte basque au guidon d’engins « Sport Heritage » tout à fait dans la veine de cette semaine assez incroyable.

 

2016 Wheels & Waves J1

LE CUSTOM VOLT FACE

 

 

Et nous avons assisté au « reveal » d’une moto customisée sur base Yamaha XSR 900, la « Volt Face »,  en collaboration avec les lunettes de surfeurs « Electric »(évidemment californiennes !).

 

ENTREZ DANS LA LUMIERE…

 

Bon, on est dans un truc totalement initié et un tantinet branchouille, quelques mots d’explication vont peut-être planter le décor.

360 jours par an, Biarritz est l’une des capitales mondiales du surf et les cinq  jours qui restent, début juin, la ville est envahie par ce festival « Wheels and waves ».

Autrement dit « Des roues et des vagues », le surf est donc toujours là, domaine déjà totalement branché et même mystique parfois.

S’y ajoutent durant cinq jours les riders, les motards.

 

Tous les motards bien sûr, l’organisateur affirme que tout le monde est le bienvenu sur ce festival, fait de rencontres, de concerts, d’expos, de courses  et il n’y a évidemment aucune  discrimination mais on sent,  dès que l’on regarde l’affiche du festival d’ailleurs, qu’un certain type de motards et (de motos !) est plus  visé plus que d’autres.

Ici, on a un genre…

On a le culte de la moto Classic (pré-75), on réserve d’ailleurs les beaux parkings à ces motos là.

On adore les préparations, les customs, les scramblers, bref les motos un peu uniques, l’uniformité est bannie de ce festival.

 

 

On est en bord de mer, en extérieur, les stands sont sous des tentes façon US Army et l’on déambule sur des pavés incrustés dans l’herbe, ce qui est une bonne idée quand il pleut, ce qui a été le cas…

De nombreuses marques (et de nombreux préparateurs privés !) proposent leurs modèles soit d’origine soit customisés, parfois « vintagisés », autrement dit au look Classic mais à la technologie moderne.

 

 

Bon, des sommets comme Moto Légende, le Bol d’Or Classic, la Sunday Ride Classic nous ont habitué aux rites de l’initiation.

Et il est vrai que plonger dans un monde qui est le nôtre mais qui le vit de façon différente est toujours un joli moment, un délicieux frisson, celui de la découverte en fait.

VIVE LES VRAIS HIPSTERS, ARRIERE LES FAUX !

JAMES DEAN, VRAI HIPSTER

JAMES DEAN, VRAI HIPSTER

 

Pas question de publier la :oindre photo de ces usurpateurs!

James Dean et Jack Kerouac en revanche, ce sont des vrais..

Dans chaque belle histoire, dans chaque réussite,  il y a un côté insupportable.

Sur les GP par exemple, c’est l’extrême difficulté de sortir des circuits quand c’est fini…

Ici c’est l’incontournable et détestable fameux hipster à la sauce (hélas) marketoche.

Pourquoi « hélas» ?

Parce que l’on a oublié le sens initial que Jack Kerouac avait donné au hipster, dans son livre culte « Sur la route ».

Un hipster des années Kerouac est un rebelle, habillé d’un jean qui tombe sur les hanches et d’un tee shirt ou d’une chemise ample quand tous les américains de l’après guerre portaient des pantalons larges en taille haute, chemise empesée, cravate et chapeau façon Sinatra.

 

JACK KEROUAC

JACK KEROUAC

 

Son archétype à l’écran a été James Dean.

Aujourd’hui, c’est juste un suiveur de mode.

Mon fils en a une définition sublime : « Un mec qui dépense des fortunes pour avoir l’air précaire… »

Alors arrière les faux hipsters…

Je laisse ces  « fashion addicts » préformatés à leurs délires de grosses barbes dégueulasses, de cheveux soigneusement mal lavés,  de fringues mal fichues, de casquettes percées, de bermudas troués et de tongs dont on sait que c’est idéal pour faire de la moto.

Ils ne sont pas un marché mais juste les panneaux d’affichage.

Les vrais passionnés, eux, n’ont qu’un code, la magie.

Et c’est ce code là qu’il faut aller rencontrer au festival Wheels and Waves.

Celui des vrais rebelles…

CLASSIC, C’EST CHIC…

 

Dans le Classic et le Néo Classic, il y a de vrais coups de dessins magiques, de vraies créations, ou de vrais re-créations…

C’est un art de vivre, adorer ce qui est unique, c’est aussi peut-être une façon de retrouver à travers les designs des objets vieux de quelques dizaines d’années ce que Bertolucci a appelé « La douceur de vivre » en ouverture de son film « Prima della revoluzione »…      

Et cette magie là est un marché colossal.

 

LE CLASSIC, UN ART DE VIVRE

 

 

Que tout le monde essaie d’accrocher, du 125 chinois low cost aux énormes moteurs chromés de 1300 cc en passant par les anglaises réelles ou revival.

Que beaucoup d’artisans/artistes ont érigé en une forme d’art.

« Wheels and waves » surfe, c’est le cas de le dire, sur cette mode et c’est une garantie de réussite.

 

 

Il y a dans la moto de véritables révolutions, qui ont-elles-mêmes créé une façon de vivre, ce que l’on appelle à tort une mode, une mode ça dure ce que durent les roses, l’espace d’un matin (ce n’est évidemment pas de moi).

Une révolution ça vous prend aux tripes pendant des générations…

Des exemples ?

La Triumph Bonneville, la Honda « Quatre pattes »…

Chez Yamaha c’est la révolution permanente, de la DTMX à la V Max en passant par la XT 500, la Ténéré, tous objets cultes à leur époque et encore cultes aujourd’hui.

C’est un peu à la poursuite de cette révolution permanente que nous avons été conviés.

Pour rouler sur la côte basque, on nous a donc proposé quelques unes des  motos de la collection « Sport Heritage » de Yamaha.

 

 

XV 950, Bobber et Racer, SR 400, XJR 1300, XSR 700, XSR 900 et bien sûr sa majesté V Max, qui propose aujourd’hui et dans sa dernière version la bagatelle de 200 CV, il en reste une trentaine chez Yamaha Motors France, à saisir d’urgence…

Cette moto sur laquelle Serge Nuques, pilote champion de France des rallyes routiers, nous a fait de très jolies démonstrations, est à elle seule une magnifique histoire.

C’est un monstre dans le bon sens du terme, dans sa puissance, son aspect, son bruit, tout est exceptionnel.

Jean Claude Olivier, qui a fait, qui a construit Yamaha France durant quarante ans, en avait découvert le projet sous une bâche, en visitant l’usine japonaise, la moto était destinée aux USA, pas du tout à l’Europe.

Jean Claude, comme d’habitude quand il s’agit de créer l’histoire, a été très convaincant et c’est le début d’une légende qui se déroulera de 1985 à aujourd’hui.

 

JEAN CLAUDE OLIVIER SUR LA PREMIERE V MAX

JEAN CLAUDE OLIVIER SUR LA PREMIERE V MAX

 

Elle a au fil des ans pris des chevaux, du poids, mais clairement le charme agit toujours.

Les journalistes se chamaillaient d’ailleurs un peu pour dresser la sauvageonne.

Certaines de ces motos sont des « futures ex ».

Autrement dit des motos qui ne seront plus vendues neuves à la fin de l’année 2016 pour cause d’homologation européenne, mais qui du coup prendront de la valeur en occase parce passant dans la catégorie vintage.

De modèles parfois très typés, elles deviendront peut-être de vraies motos cultes.

 

 

Figuraient aussi au casting des motos totalement modernes mais proposées à la mode « Classic », les versions vintage de la MT07 et MT09, homologuées en Euro4 avec une longue carrière devant elles.

Ce sont les motos phares de la gamme routière de Yamaha, superbement élégantes dans leurs versions originales, proposées avec un look rétro, elles s’appellent alors  XSR 700 ou XSR 900, on leur souhaite évidemment plein de succès.

La tenue de route et le plaisir de pilotage sont les mêmes que sur les motos d’origine, seul le look a été un peu modifié.

Le mariage de l’ancien et du nouveau est une vraie réussite.

 

BIENVENUE DANS UN BEL UNIVERS

BIENVENUE DANS UN BEL UNIVERS

 

A voir comment mes jeunes confrères  (et consoeurs !) se sont amusé(e)s à envoyer du lourd, nul doute qu’au-delà de leur look, ces motos sont de vraies avaleuses de route et de vraies fournisseuses de plaisir.

Alors bienvenue dans l’art de vivre Classic et Néo Classic.

Cette addiction là est noble !

Jean Louis BERNARDELLI

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