‘RALLYE DES PRINCESSES’ 2016 JOUR QUATRE : «ON DIRAIT LE SUD»…

DES BULLES A L'ARRIVÉE!

DES BULLES À L’ARRIVÉE! (ET DES BULLES ROSES EN PLUS…)

 

Pont Royal !

Nous sommes entre Avignon et Aix, tout autour on trouve des lieux sacrés de sports ou d’activités mécaniques mondialement connues, entre autres la base de Salon de Provence où s’entraîne la célèbrissime Patrouille de France.

J’ajoute par souvenir perso le terrain de cross de La Fare Les Oliviers, et puis surtout à quelques kms, résident Viviane et Patrick Zaniroli, vainqueur du Paris Dakar, ce n’est pas rien, et j’imagine qu’ils connaissaient le trésor d’endroit où le rallye passe la nuit…

Là on est au bout de l’étape, il fait (presque) beau, et (presque) chaud.

 

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Mais la météo honteuse a quand même fait des ravages le matin, au départ de Courchevel, le col de la Madeleine ne viendra pas (ouaf ! Merci Brel) le col du Glandon en revanche a pu être gravi, c’est loin d’être le plus haut d’Europe mais c’est un endroit saisissant.

Je l’ai fait en 2cv où on arrivait à râper les bas de caisse dans les virages rapides, à moto où on râpe les cale-pieds à chaque épingle, et j’imagine donc le grand frisson de ces dames, dans tous les sens du terme d’ailleurs, parce qu’à quasiment 2.000 mètres d’altitude, ça pince monseigneur ! (Ce n’est pas de moi mais une réplique de film dont j’ai oublié l’auteur).

 

 

Bref endroit somptueux, puis on redescend «Dans la vallée» (merci Stivell) et le soleil chasse la pluie, la phrase de conclusion est donc forcément encore  «On dirait le Sud» et là c’est moi qui tremble, Nino Ferrer a été un immense poète.

Je vois sur le tableau des résultats que la Mini Innocenti de Marie Christine Périn et Véronique Morel-Lab a repris la tête…

 

ALLEZ LES COPINES, ENCORE UN JOUR A TENIR!

ALLEZ LES COPINES, ENCORE UN JOUR À TENIR !

 

Marie Christine est l’épouse de Michel Périn, un ami navigateur de choc qui a gagné le Dakar mais qui, comme coéquipier de Pescarolo au Neige et Glace, l’autre organisation, s’il arrive à des résultats exceptionnels, butte sur une armée de Belges qui sont les grands spécialistes de la discipline.

Comment il va se faire vanner le Michel si son épouse gagne les Princesses !

Cela dit, comment il sera légitimement fier de l’entraînement qu’il a probablement légué à madame!

Arrivée demain soir à St Tropez.

 

 

 

La journée vécue par Philippe Janssens en compagnie de ces dames a été encore un grand morceau de vie… (Les photos sélectionnées n’ont aucun rapport avec les textes de Philippe, ici l’ambiance est le vrai moteur de la course…) 

Sous le soleil de Provence

Laissant derrière elles la pluie et le froid, les Princesses ont quitté les Alpes, le froid et la pluie, avec l’ascension de quelques cols mythiques, pour rallier la Provence sous un soleil certes timide, mais une chaleur bien plus de saison. Maintenue en dépit de l’annulation obligatoire pour cause de fermeture du Col de la Madeleine, le deuxième TR de la matinée dans le Col du Glandon aura été déjà déterminant dans la lutte au sommet. Après le déjeuner ensoleillé sur les hauteurs de Gap, les deux TR de l’après-midi menant vers Mallemort et le Domaine de Pont Royal, tracés sur les petites routes provençales ne sont pas les dernières spéciales du rallye. Trois TR attendent encore les Princesses demain matin dans l’arrière-pays, avant le déjeuner au Domaine de Peyrassol et la liaison vers le podium final, dressé sur la Place des Lices à St Tropez.

 

 

Le col de la Madeleine est encore fermé durant quelques jours par risque de chutes de congères. Au programme de la 4e étape : le col du Glandon, célèbre ascension chère aux cyclistes du ‘Tour de France’, a néanmoins été sauvée du déluge grâce à la persévérance de l’équipe d’organisation du rallye.

 La 205 T16 passe un tour. Déjà en délicatesse avec des instruments de navigation défaillants depuis le départ de Paris, Valérie Rotrou-Bossart et Sabine Guillien (Peugeot 205 T16 n°72) étaient à deux doigts d’abandonner, ce matin à Courchevel avec une chaine de distribution défaillante. Heureusement, l’équipe de Turbotines a pu trouver la pièce défectueuse afin de réparer la voiture afin de permettre à l’équipage de reprendre le départ, demain matin pour l’ultime étape menant à St Tropez.

 

Court-circuit sur la Ferrari. Petits soucis électriques pour Jennifer Scott et Sarah Morton (Ferrari n°61), ce matin au départ de Courchevel. Une fois de plus, l’équipe des mécaniciens de l’organisation a fait des merveilles pour permettre à la belle Italienne et à ses deux passagères nord-américaines de reprendre le départ.

 Une erreur qui coûte cher. Pour Nadia Moreau et Valérie Dot, le passage dans les forêts jurassiennes lors de la 2e étape aura coûté cher. Coupables d’un ‘tout droit’ à l’endroit d’une épingle, le leader du premier jour se sont vu infliger 500 points de pénalité. « Je ne m’explique toujours pas ce qui s’est passé », explique la charmante copilote. « J’ai annoncé la note, mais Nadia a continué tout droit avant de se retrouver dans l’impossibilité de faire demi-tour sur ce petit chemin forestier particulièrement étroite. Hormis cela, le rallye fut… presque parfait ! »

La course en tête. À la veille de l’arrivée à St Tropez, c’est la petite Austin Innocenti n°70 de Marie-Christine Perin et Véronique Morel-Lab qui s’empare de la tête du classement général et ce, malgré une fuite de durite de freins défaillante dans les deux premières étapes du jour, dans les Alpes. Victorieuses de cette 4e étape, elles devancent désormais  Gratzmuller/Genon (voir ci-dessous) de 46 unités, tandis que les Belges Van Hoe/Brussel (AC Bristol n°9) conservent leur 3e place provisoire

 

 

Rien ne va plus pour les leaders. Après une panne de batterie leur ayant coûté 30 points de pénalités mardi, Carole Gratzmuller et Estelle Genon (Corvette Sting Ray n°25), toujours leaders ce matin mais pour seulement 13 points, ont connu des imprécisions dans leurs calculs de métrages dans les deux premiers TR du matin, dans les Alpes. Cet après midi ce sont des ratés moteurs qui sont venus perturber le résultat de la journée. Le leadership de la Corvette fond comme neige au soleil…

Hep taxi ! Victimes de problèmes d’alimentation d’essence sur leur petite Alfa Romeo Spider Veloce n°24, les Belges Bénédicte Laureys et Micheline Goegebeur ont rallié le déjeuner vers… 15h30. Laissant leur monture entre les mains expertes des mécanos de l’organisation, mère et fille ont donc pris un taxi pour rallier le Moulin de Vernègues, tandis qu’un membre de l’organisation leur rapatriait leur voiture jusqu’à l’étape…

 

 

La bonne étoile lyonnaise. Aurélie Baulu et Sophie Allemand, les deux jeunes et charmantes lyonnaises vivent une aventure extraordinaire. Au volant de son imposante Mercedes 300 SL, frappée d’une grande étoile du constructeur de Stuttgart sur le capot, Aurélie bataille dur, tandis qu’à sa droite, Sophie, pour sa toute première expérience en rallye, se prend parfaitement au jeu intense des calculs de moyenne et de la navigation. « C’est ma deuxième participation », nous glisse Aurélie. « L’an dernier, je roulais avec une autre voiture et une autre équipière… Mais je dois dire que Sophie me surprend par sa précision. C’est comme si elle était faite pour le rôle de navigatrice ! Dès le premier jour, nous nous en sommes très bien sorties ce qui nous a poussé à revoir nos ambitions à la hausse. Bien sûr, ce Rallye des Princesses est notre aventure, mais c’est également celle de toutes les personnes qui nous suivent. Nos sponsors, nos proches : ils vivent tous l’épreuve avec nous et par nous ! » À la veille de l’arrivée
à St Tropez, nos deux Princesses lyonnaises vivent sous leur bonne étoile et s’apprêtent à finir dans le top 10 final !

Demain encore trois spéciales à tenir et puis c’est l’arrivée en cortège triomphal à St Tropez.

 

 

Allez les filles, on lâche rien !

Jean Louis BERNARDELLI et Philippe JANSSENS

Photos :
Richard BORD

CLASSEMENT GÉNÉRAL JOUR QUATRE PRINCESSES 2016

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Rallye Princesses Sport

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