‘RALLYE DES PRINCESSES’ 2016 : PREMIER JOUR SOUS LA FLOTTE DE PARIS À DIJON : ORAGES ET DES ESPOIRS !

 

Bon, on a quitté la Place Vendôme au petit matin, avec de gros nuages, parmi les concurrentes certaines sont protégées par un solide toit d’acier, parfois par une capote (celle-là je peux la faire une fois par an, c’est fait !), d’autres sont en décapotable permanente, et là, quand il pleut, et encore plus quand il pleut des cordes, c’est un coup à regretter d’être venue !

Regardez bien les photos envoyées par Richard Bord, avons-nous la sensation qu’une seule de ces concurrentes a envie d’être ailleurs ?

Bon, c’est vrai qu’il serait humain de râler de temps à autre contre la pluie, après tout, légalement, nous approchons de l’été, mais d’abord, devant les copines, pas question d’avouer la moindre baise de moral.

Genre « la pluie c’est bien, mais avec le vent et le froid en plus, ça gave un tantinet »…

 

 

Non, on voit au matin l’équipage numéro un, Valérie Jerome et Aleck Chavat, se prêter au cérémonial de la séance photo et monter dans l’auto comme on le ferait sur les marches de Cannes…

On voit lors d’un arrêt avant une spéciale Isabelle Van Hoe et Barbara Bussels sortir fièrement un parapluie aux couleurs de leur AC Ace Bristol de 1956.

 

 

Bref, on affronte les éléments avec élégance.

Et on affronte aussi les épreuves de régularité, c’est l’auto No 46, la Triumph TR6 de Nadia Moreau et Valérie Dot qui gagne la première journée.

Il faut dire que Valérie Dot, ce n’est pas de la gnognote, elle a gagné le Rallye des Gazelles au Maroc, je crois, cela m’impressionne moins, qu’elle a participé à Koh Lanta.

Elle est hôtesse à Air France, bref côté sang froid, navigation au millimètre, résistance aux éléments déchaînés, un Paris-Dijon sous la flotte, le tout en compète, c’est un bonheur !

Je note aussi que l’épouse de mon ami Michel Perrin, l’un des meilleurs navigateurs au monde, Marie Christine Perrin donc et sa copine Véronique Morel-Lab sur leur Austin Mini sont sixièmes, ça sent le sur-entraînement !

Je laisse Philippe Janssens, qui suit le rallye, nous conter la journée sous forme d’histoires vécues…

 

 

Son papier est intitulé «Singing in the rain», c’est tout dire !

Je précise juste à mon ami belge que si le site d’Alise-Sainte-Reine prétend être le lieu de la fameuse bataille d’Alesia, il ya grosse querelle d’experts sur ce point, mais on s’en fout, l’endroit est très beau…

Allez Philippe, ta journée…

Parties sous un petit brouillard matinal de la Place Vendôme, les 82 équipages de ce 17e ‘Rallye des Princesses’ Richard Mille ont rallié Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne, au terme d’une première étape déjà éprouvante. Entre coups de foudres et averses orageuses, les Princesses et leurs mécaniques anciennes ont été mises à rude épreuve dès la sortie de la capitale. Et si un véritable déluge de soucis mécaniques a marqué une matinée agitée jusqu’au déjeuner champêtre du Château de Monfort, l’après-midi déjà nettement plus sec a permis à l’ensemble de cette charmante caravane de reprendre ses esprits sur un tracé superbes. De magnifiques petites routes serpentant dans les régions bucoliques et chargées d’histoire du site d’Alesia, champ de bataille légendaire du chef de guerre gaulois que fut Vercingétorix, à la Source de la Seine, nichée dans un havre de verdure, non loin du hameau de Flavigny sur Ozerain. Autant dire l’arrivée à Dijon au terme de ce premier exercice fut accueilli avec soulagement par la majorité des Princesses certes fatiguées, mais dont le sourire, même dans l’adversité, faisait plaisir à voir !

 

 

Quand votre moteur fait boum ! Sylvie et sa fille Léa avaient comme un pressentiment, ce matin avant le départ de la Place Vendôme. Tandis que la fifille révisait studieusement son road book, maman, le bidon d’huile à la main, avait le nez dans le moteur de la Spitfire. «À pleine charge, elle a tendance à nous faire des explosions intempestives», souligne-t-elle, légèrement inquiète. Mais en ce jour de grand départ et… de Fêtes des Mères, l’aventure mère-fille avait aussitôt fait d’effacer le stress. Malheureusement, à peine sorties de Paris, la Spitfire noire était signalée arrêtée sur le bord de l’Autoroute A6…

 

FORCÉMENT,A DIJON ON PREND LE LOOK MOUTARDE...

FORCÉMENT, À DIJON ON PREND LE LOOK ‘MOUTARDE’…

Premières ‘Zanirolades’. C’est devenu une habitude sur le ‘Rallye des Princesses’ Richard Mille : afin d’aiguiser la concentration des équipages, Patrick Zaniroli aime y placer d’emblée quelques ‘vacheries’ de navigation. Sur cette édition 2016, il n’aura pas fallu aller plus loin que la case n° 8 du road book pour voir les Princesses non initiées ‘jardiner’ dans la belle campagne…

 

ENVIE ET ENNUIS, LE RALLYE C’EST UN TOUT

 

 

Tout feu, tout flamme ! Marine Devos et Julie Martin (Porsche 356 n°12) avaient déjà animé par leur fougue et leur enthousiasme, quelques étapes de l’édition 2016. Ce matin, les jeunes Drômoises ont démarré tout feu tout flamme lorsqu’un fusible grillé occasionna un  début d’incendie, heureusement vite maîtrisé. Privés d’électricité à bord et donc d’instruments de navigation, nos deux têtes brûlées poursuivirent avec la même fougue avec pour seul repère une application sur SmartPhone

 

Capote volante… Carine Merle et Laure Mennesson (Porsche 911 T n°49) croyaient pourtant avoir bien fixé la capote de leur voiture ce matin au départ de la Place Vendôme. Quelle ne fut pas leur surprise de la voir s’envoler sur l’autoroute, heureusement sans incidence pour les autres véhicules. Si un autobus parvint à l’éviter, la voiture qui la suivait l’écrasa cependant pour de bon, contraignant l’équipage à une douche forcée durant la matinée…

 

Jaguar vorace. Féline et affamée, la Jaguar XK120 Sports Car n°6 de 1953, de Sophie Bonvin et Anabelle Buron s’est montrée insatiable depuis le départ de ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE, ce matin Place Vendôme. Est-ce la relation électrique qu’elle entretien avec l’équipage ? Toujours est-il que cette Anglaise très exigeante a consommé trois batteries en l’espace de quelques heures. Un véritable casse-tête pour l’équipage et pour toute l’équipe de mécaniciens de l’organisation, déjà mise à rude épreuve dès cette première étape…

 

 

Sortie de piste pour la ‘Silverstone’. Plus ancienne des voitures inscrites au départ, l’Austin Healey Silverstone n°5 des Belges Caroline Vanheede et Karine Stellamans a navigué a vue aujourd’hui. Courageuses sous le déluge matinal avec leur roadster ouverte, les deux Princesses venues de Flandre et novices sur ce ‘Rallye des Princesses‘ se laissèrent surprendre par un fossé lors d’un arrêt intempestif après le déjeuner. Heureusement, malgré une roue mal engagée, elles parvinrent à reprendre la route pour arriver à bon port. « Cette voiture a déjà remporté le Rallye Mille Miglia ainsi que le Zoute Grand Prix, chez nous en Belgique, explique Karine, la copilote. « Même si elle est la plus ancienne du plateau, elle a déjà prouvé qu’elle pouvait l’emporter. Cela nous met un peu la pression, car cela sous-entend qu’en cas de mauvais résultat final, ce serait entièrement de notre faute ! Plus sérieusement : Caroline et moi sommes là pour nous amuser et prendre du plaisir. Notre objectif ? Terminer avec un grand sourire, entre copines, jeudi prochain sous le soleil de St Tropez. »

 

 Jean Louis BERNARDELLI et Philippe JANSSENS

Photos :
 Richard BORD

Résultats Jour Un

 

 

 

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