IL Y A 65 ANS, CE 27 MAI, SIR STIRLING MOSS, DISPUTAIT SON 1 er GRAND PRIX DE F 1.

Sterling-Moss-au-volant-de-la-Mercedes-300-SLR-Flèche-dArgent-©-Manfred-GIET

 

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Sir-Stirling-MOSS-un-anglais-convaincu-©-Manfred-GIET.jpg

 

 

Un an après la création du tout nouveau Championnat du Monde de F1, le 27 mai 1951, Stirling Moss, disputait
sur le Circuit de Bremgarten, un faubourg de Berne, la capitale Fédérale Suisse, son tout premier GP de F1.

À l’époque, il se retrouvait confronté aux déjà chevronnés FANGIO-TARUFFI-FARINA-ASCARI-VILLORESI-CHIRON-ROSIER-TRINTIGNANT-MANZON et… DE GRAFFENRIED, soit une armée de pilotes d’expérience au volant des ALFA ROMEO 159, FERRARI 375, MASERATI 4 CLT/48 ou autres TALBOT LAGO, bien mieux préparées et affûtées que sa modeste HWM-ALTA 4 anglaise !

Mais pour une première, il s’en tira relativement bien en terminant 8 ème d’un GP d’une durée dépassant 
les deux heures de course à l’époque, et à deux tours du vainqueur, un certain… Juan-Manuel FANGIO.

 

 Sterling-MOSS-et-Jacky-ICKX-deux-Champions-incouronnés-en-F1.


Stirling-MOSS-et-Jacky-ICKX-deux-Champions-« incouronnés »-en-F1.

 

Aujourd’hui, à bientôt 87 ans -il est né le 17 septembre 1929- Moss reste définitivement la dernière légende vivante d’une époque, où les épreuves de GP étaient une véritable aventure compte tenu de leur longueur, dépassant parfois les trois heures de course, comme au Nürburgring ou à Indianapolis, épreuve qui comptait
pour le Championnat du Monde, 
et où la mort guettait pratiquement à chaque virage…

Lui, Stirling qui dira un jour :

 » Si la Formule 1 était sans danger,je ne serais probablement jamais devenu pilote »

 

 Stirling-MOSS-LOTUS-18-Coventry-Climax-du-Team-Rob-Walker-avec-laquelle-ul-decrochera-sa-1ére-victoire-au-GP-de-Monaco-en-1960-Racing-©Manfred-GIET.


Stirling-MOSS-LOTUS-18-Coventry-Climax-du-Team-Rob-Walker-avec-laquelle-il-décrochera-sa-1 ère-victoire-au-GP-de-Monaco-en-1960-Racing-©Manfred-GIET.

 

Lui qui n’a pas toujours été épargné par la guigne, comme en 1960, lors du GP de Belgique à Spa,
où il crasha sa COOPER suite à la perte d’une roue, ce qui l’immobilisa de nombreuses semaines pour soigner
ses fractures, ou encore et bien plus grave, celui de 1962 à Goodwood, alors au volant d’une LOTUS 18,
du Team Rob WALKER et lors d’une épreuve hors-championnat d’avant saison et où il en sortit plus mort
que vivant avec… 32 jours de coma, suivi de six longs mois d’hospitalisation, durant lesquels, par moments
il ne savait plus trop bien qui il était !

Cet accident, survenu après dix années de présence en F1, eut raison de la suite de sa carrière tout court, 
alors que pour cette Saison 1962, il avait précisément un accord du Commendatore Enzo FERRARI, pour piloter l’une des FERRARI 156 en Championnat du Monde de F1, même s’il avait toujours soutenu qu’il ne piloterait jamais pour la Scuderia !

S’il avait pu provoquer son destin, des titres de Champion du Monde ne lui auraient pas échappé, lui qui en onze saisons de GP et seize victoires remportées, dont une historique au GP de Monaco en 1960, lorsqu’il imposa sa LOTUS 18 ‘privée’ du Team de Rob Walker au nez et à la barbe des pilotes officiels de Colin CHAPMAN, a du se contenter du titre de « Poulidor » de la F1 !

 

 Sterlin-Moss-portant-à-son-poignet-droit-la-fameuse-montre-offerte-par-Fangio-©-Manfred-GIET


Stirling Moss-portant-à-son-poignet-droit-la-fameuse-montre-offerte-par-Fangio-©-Manfred-GIET

 

L’Argentin Juan-Manuel FANGIO, qui tenait MOSS en haute estime, lui offrit lors de son premier mariage avec Katie MOLSON, l’héritière de l’empire brassicole Canadien éponyme, une montre en or avec la mention gravée :
« 
au futur Champion du Monde« .

Cette montre, il la porte toujours, même si la prévision du grand FANGIO à son successeur logique ne s’est jamais réalisée, alors qu’au vu de sa classe et de son talent, il aurait du devenir le premier pilote Anglais, à être sacré Champion du Monde de la catégorie reine du Sport Auto, née à Silverstone le 13 mai 1950.

La fatalité, la malchance et son entêtement à ne vouloir piloter que majoritairement des voitures anglaises 
le consignèrent probablement à devoir se contenter de quatre titres de Vice-Champion du Monde dont trois fois derrière son grand rival et ami, l’Argentin FANGIO, de 1955 à 1957, et en 1958 derrière son compatriote,
le regretté Mike HAWTHORN.

Des accessits qui ne lui rapportèrent rien sinon de la sympathie, car ne dit-on pas que le deuxième est toujours
le premier battu ?

Lui par contre, il prit celà avec philosophie, tout en gardant son flegme Britannique, allant même jusqu’à déclarer qu’il préfèrait avoir été quatre fois Vice-Champion qu’une fois… Champion, si ce n’est que pour tomber après
dans l’oubli comme beaucoup d’autres fameux pilotes, dont les succès ne furent qu’éphémères.

Il faut signaler aussi que Stirling MOSS, plus tard anobli par la ‘Queen’ Elizabeth II, en 2000, tout comme ses pairs, l’Écossais Jacky STEWART  et l’Australien Jack BRABHAM et encore plus récemment son compatriote, récemment John SURTEES, participa, comme cela était la coutume à cette époque, indifféremment au Championnat du Monde  F1 qu’à celui … des voitures de sport et notamment aux 24 Heures du Mans !

 

 PEEBLE BEACH 2014 - STRILING MOSS avec la MERCEDES BENZ DES 1000 MIGLIA


PEEBLE BEACH 2014 – STIRLING MOSS avec la MERCEDES BENZ DES 1000 MIGLIA

 

Et dans cette dernière catégorie, il s’est également bâti un joli palmarès en remportant douze épreuves
dont celle de haut vol, les très prestigieuses MILLE MIGLIA qu’il remporta, à Brescia, avec le journaliste Britannique Denis JENKINSON, en 1955, au volant d’une MERCEDES 300 SLR portant le N°722 qui était l’heure de départ de la voiture  -7 Heures 22′- après une course folle sur les routes ouvertes entre Brescia et Rome,
longue de 1.597 Km, et après dix heures d’épreuve, à une vitesse moyenne horaire ahurissante de… 157,650 Km/h et qui reste encore aujourd’hui le record de l’épreuve pour l’éternité !

Cette victoire est certainement celle à laquelle ‘Sir’ Stirling MOSS, tient le plus à ce jour, même si la même année, où associé à Juan-Manuel FANGIO aux funestes 24 Heures du Mans et toujours avec une MERCEDES 300 SLR, suite à l’accident de leur équipier, le Français  Pierre LEVEGH, qui lui coûta la vie ainsi qu’à 84 spectateurs, Alfred NEUBAUER, le Directeur de Course chez MERCEDES, décida de retirer les Flèches d’Argent alors que la paire menait l’épreuve !

 

 Sterling-Moss-au-volant-de-lOSCA-MT4-sur-laquelle-il-remporta-sa-1ére-victoire-dans-le-Championnat-du-monde-des-voitures-sport-en-1954-©-Manfred-GIET


Stirling-Moss-au-volant-de-l’OSCA-MT4-sur-laquelle-il-remporta-sa-1 ère-victoire-dans-le-Championnat-du-Monde-des-Voitures-Sport-en-1954-©-Manfred-GIET

 

Celui que l’on pouvait encore régulièrement côtoyer sur des épreuves classiques jusqu’en 2010, se fait plus rare actuellement, surtout depuis son accident domestique de 2010, où il fit une chute de plus de 10 mètres dans la cage d’ascenseur qu’il venait de faire enlever de son coquet appartement, situé dans Mayfair, le quartier chic de Londres, se brisant à nouveau des membres, lui qui avait déjà une carte de fidélité dans quelques cliniques où il avait été soigné dans le passé pour des… fractures.

 

 Sir-Sterling-MOSS-avec-son-épouse-Suzie-©-Manfred-GIET


Sir-Stirling-MOSS-avec-son-épouse-Suzie-©-Manfred-GIET

 

Actuellement, celui qui fait partie du dernier quarté des gentlemen drivers, vit paisiblement à Londres avec Susie, épousée en 1980, qui le chouchoute au maximum avec des pâtes tagliatelles dont il raffole tellement, au point
qu’un jour il déclara : « Pour un plat de pâtes
tagliatelles j’aurais même freiné en course! ».

Un repos somme toute bien mérité après plus de 500 épreuves disputées sur 84 modèles de voitures différentes et 222 victoires au compteur, malgré une carrière entravée et écourtée suite à ses accidents, dont le dernier grave
a failli lui être fatal !

‘Sir’ Stirling fait parti sans aucun doute du cercle des rares miraculés et derniers survivants d’une époque où
le Sport Automobile payait un lourd tribut et ce chaque week-end….

 

Manfred GIET


Photos :
Publiracing Agency

 Sterling-MOSS-début-des-années-70-©-Manfred-GIET


Stirling-MOSS – Début des années 70-©-Manfred-GIET

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Stirling-MOSS au volant d’une FERRARI, marque-qu’il n’a jamais eu le loisir de piloter en course©-Manfred-GIET

 Sterling-Moss-au-volant-de-la-Mercedes-300-SLR-Flèche-dArgent-©-Manfred-GIET


Stirling-Moss au volant de la Mercedes 300 SLR-Flèche d’Argent-©-Manfred-GIET

 Sterling-MOSS-et-Nigel-MANSELL-en-1992-lorsqu-il-remporta-son-titre-de-Champion-du-Monde-©-Manfred-GIET.j


Stirling-MOSS avec Nigel MANSELL en 1992 lorsqu’il remporta son titre de Champion du Monde-©-Manfred-GIET.j

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Stirling-MOSS- Un fameux passé dans le rétro-©-Manfred-GIET

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