IL Y A 20 ANS CE 19 MAI, OLIVIER PANIS REMPORTAIT LA DERNIÈRE VICTOIRE POUR l’ÉCURIE LIGIER EN F1.

F1-MONACO-1996-1er-OLIVIER-PANIS-et-LIGIER.

 

 

 

 F1-MONACO-1996-1er-OLIVIER-PANIS-et-LIGIER.


F1-MONACO-1996-1er-OLIVIER-PANIS-et-LIGIER.

 

Cela va faire vingt ans que le Team LIGIER F1 remportait sa dernière victoire en Grand Prix, grâce au succès aussi surprenant qu’inattendu d’Olivier PANIS dans le labyrinthe urbain de la Principauté de Monaco.

Cette victoire est survenue très exactement le dimanche 19 mai 1996, lors d’un GP de Monaco, qui à ce jour est resté assurément le plus chaotique dans l’histoire du Championnat du Monde de Formule 1.

Explications…

En effet, dès le départ des vingt-et-une monoplaces présentes sur la grille d’une piste détrempée, le chant du cygne pour les favoris commença et les évènements se bousculèrent, au fil des tours et ce tout au long de l’épreuve, laquelle fut soudainement stoppée avant son terme au bout de deux heures de  course, comme le prévoit le règlement.

Et le numéro gagnant au jeu de la fortune de ce véritable « GP Casino » était le « bleu N°9 » que portait la LIGIER -MUGEN HONDA JS 43 du Français Olivier Panis, lequel s’était pourtant élancé loin, partant 14ème  sur la grille, brisant du coup la malédiction de quinze années d’insuccès du Team basé à Magny-Cours, ses dernières victoires remontant effectivement à la saison…1981, et les deux succès décrochés par Jacques Laffite, d’abord au GP du Canada, puis ensuite à celui d’Autriche !

 

 Olivier-PANIS-GP-Monaco-1996-à-bord-de-la-Ligier-JS43véritable-Arche-de-Noé-©-Manfred-GIET.


Olivier-PANIS-GP-Monaco-1996-à-bord-de-la-Ligier-JS43véritable-Arche-de-Noé-©-Manfred-GIET.

 

Si  en ce dimanche 19 Mai 1996, personne ne s’attendait à cette victoire, le principal surpris était d’ailleurs justement l’intéressé lui-même, puisqu’il dut se débrouiller dans l’urgence pour trouver dare-dare un costume de cérémonie -un smoking- tenue obligatoire pour participer le soir au traditionnel dîner donné en faveur du vainqueur par le Palais Monégasque !

Surprenant et totalement inattendu, car avant le départ, personne n’aurait misé un Kopeck sur lui, surtour après les ennuis moteurs qu’il avait connu durant les essais et qui l’avaient forcés de partir d’aussi loin.

D’attaque dès le feu vert, malgré des conditions de piste très délicates suite aux averses d’avant départ, transformant ce GP en « roulette urbaine », Olivier PANIS profitait rapidement de la kyrielle d’abandons du premier tour et parmi lesquels s’était notamment fait piéger le grandissime favori, Michaël SCHUMACHER, pour remonter rapidement au Classement.

 

 Olivier-PANIS-Eddie-IRVINE-Monaco-1996-lattaque-décisive-de-PANIS-©-Manfred-GIET


Olivier-PANIS-Eddie-IRVINE-Monaco-1996-lattaque-décisive-de-PANIS-©-Manfred-GIET

 

La piste s’asséchant au fil des tours, n’arrangeait rien puisque celle-ci devenait savonneuse à souhait et sonnant le glas pour tous les favoris ayant pour noms : BERGER, HILL, ALESI, VILLENEUVE, HÄKKINEN et Eddie IRVINE.

C’est lors d’une manœuvre de dépassement titanesque de PANIS sur le pilote de la Scuderia Ferrari, l’Irlandais Eddie IRVINE au freinage de l’épingle du LOEWS, à quinze tours du terme, que le Grenoblois se retrouvait en tête.

Incroyable !

 

 F1-PLIVIER-PANIS-GP-Monaco-1996-Podium-©-Manfred-GIET


F1-OLIVIER-PANIS- 1er et victoeieux du plus prestigieux des Grands Prix celui de Monaco le dimanche 1996-Podium-©-Manfred-GIET

 

Et durant ces quinze derniers tours, avant que ne soit agité le drapeau à damiers, alors que 85 % des acteurs engagés avaient chavirés, la vaillante LIGIER JS 43, dans ces conditions dantesques, se transformait en ‘Arche de Noé’ pour Olivier PANIS, lequel remportait finalement à la surprise générale au pied du Rocher ce qui restera comme son unique victoire Grand Prix !

 

David-COULTHARD-image-insolite-au-GP-de-Monaco-avec-un-casque-de-Michael-Schumacher-©-Manfred-GIET-

David-COULTHARD-image-insolite-au-GP-de-Monaco-avec-un-casque-de-Michael-Schumacher-©-Manfred-GIET-

 

Mais quel succès !

Car décroché dans le plus réputé des Grands Prix, puisque le plus prestigieux de tous, mondialement connu et qui plus est, risque de rester encore longtemps dans les annales, puisque seuls  derriére Olivier PANIS, David COULTHARD (avec le casque de Michael SCHUMACHER, le sien ayant pris l’eau juste avant le départ !) et Johnny HERBERT, ne franchirent la ligne d’arrivée… classés à 4.828 et 37.503 !

C’est dire qu’il s’agissait d’un GP d’anthologie… appelé à rester dans les annales et les tablettes !

 

David-COULTHARD-à-larrivée-du-GP-de-Monaco-1-portant-le-casque-de-Michael-SCHUMACHER-sous-le-regard-étonné-de-Jacky-Ickx-le-directeur-de-course-©-Manfred-GIET

David-COULTHARD-à-larrivée-du-GP-de-Monaco-1-portant-le-casque-de-Michael-SCHUMACHER-sous-le-regard-étonné-de-Jacky-Ickx-le-directeur-de-course-©-Manfred-GIET

 

Le quatrième classé, FRENTZEN, étant arrêté à son Box, lorsque le drapeau à damiers brandi par Jacky ICKX s’abaissa, pointant à un tour !

Les suivants, les Finlandais Mika SALO et Mika HAKKINEN, au volant de leur TYRRELL-YAMAHA et McLAREN-MERCEDES, pointant eux à… cinq tours !

Si pour Olivier PANIS, ce souvenir restera éternel, malheureusement pour la vaillante équipe LIGIER, cette victoire restera comme la dernière d’une série de neuf en 326 GP disputés et vingt ans d’existence, avec 388 points inscrits, 50 podiums, 9 Poles et 9 meilleurs tours en course comme titres de gloire.

 

 Guy-LIGIER-Fondateur-de-son-Team-éponyme-©-Manfred-GIET


Guy-LIGIER-Fondateur-de-son-Team-éponyme-©-Manfred-GIET

 

En cette fin d’année 1996, le fondateur du Team éponyme, Guy LIGIER, voyait en effet ce qui  restait de son œuvre créé en 1976, changer à nouveau de mains, après que Flavio BRIATORE, également propriétaire de l’Ecurie BENETTON, en ait pris le pouvoir en 1992 , principalement dans le but de s’accaparer du moteur RENAULT qui équipait les LIGIER, et considéré comme le meilleur bloc propulseur du plateau à cette époque .

Tom WALKINSHAW, son associé, fut désigné pour prendre le contrôle du Team Français.

L’Écurie LIGIER perdait toutefois RENAULT comme fournisseur de moteurs fin 1994, contraignant le Team à continuer avec des V10 Japonais MUGEN-HONDA  alors que dans le même temps, le fantasque BRIATORE délaissait complètement son équipe « Bis » au seul profit de son Team de pointe, l’Écurie BENETTON, laquelle profitait pleinement du V10 RENAULT RS 07 pour propulser un certain Michaël SCHUMACHER vers son deuxième titre de Champion du Monde !

 

Flavio-BRIATORE-©-Manfred-GIET

Flavio-BRIATORE-©-Manfred-GIET

 

Tom WALKINSHAW, le patron de TWR (Tom Walkinshaw Racing) en bon Écossais qu’il était et  flairant la bonne affaire, fit une offre de rachat qui eut pour effet de déclencher un tel tollé dans l’hexagone, où l’on ne souhaitait en aucun cas voir partir un tel patrimoine outre-manche, qu’il dut rapidement déchanter.

Si bien que Flavio BRIATORE, qui n’en avait plus rien à faire du Team LIGIER, s’enquerra de trouver un repreneur à la fin ’96 et qu’il trouva en la personne du jeune pilote retraité de la F1, Alain PROST, pour transformer l’ÉQUIPE LIGIER en PROST GRAND PRIX, et passer ainsi de la couleur bleu ciel au… bleu roi !

 

Alors que 1997 s’annonçait sous les meilleures auspices avec comme base, la JS 45 et un Olivier PANIS occupant le troisième strapontin au Championnat après sept Grands Prix, derrière Michaël SCHUMACHER et Jacques VILLENEUVE, survint la première malédiction pour PROST GP, avec l’accident de PANIS à Montréal au GP du Canada, où blessé, l’infortuné Grenoblois dut céder temporairement sa place à l’Italien Jarno TRULLI, ne récupérant son volant que pour les trois derniers GP de la fin de saison, réduisant du coup, toute option d’obtenir un bon classement final qui aurait été synonyme de mettre du beurre dans les épinards… et d’aider l’équipe PROST GP !

Et comme un malheur ne vient jamais seul, la jeune équipe de PROST GP, vit durant les années qui suivirent, la majorité de ses sponsors lâcher prise, si bien que fin 2001, cette difficile succession, se termina malheureusement par une mise en liquidation, faisant du coup mentir l’adage populaire, à propos de la couleur bleue…

Laquelle serait étroitement liée au rêve, à la sagesse et à la sérénité !

 

 24-HEURES-DU-MANS-2016-Les-hommes-du-Team-PANIS-BARTHEZ-le-5-fevrier-u-Pavillon-Gabriel-pour-la-présentation-de-la-liste-des-invités-Photo-Max-MALKA


24-HEURES du MANS 2016-Les hommes du Team PANIS-BARTHEZ -le 5 février au Pavillon Gabriel pour la présentation de la liste des invités- Photo-Max-MALKA

 

Quoiqu’il en soit et alors qu’Olivier Panis vient de créer au début de cette année 2016, sa propre équipe de course en endurance et en partenariat avec l’ancien brillant footballeur Fabien Barthez, le gardien  de l’Équipe de France, victorieuse de la Coupe du Monde 1998, son triomphe Monégasque est bien ancré dans les mémoires des fans des GP !

 

Manfred GIET
Photos :
Publiracing Agency – Bernard BAKALIAN – Max MALKA et DPPI

 

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ELMS 2016-IMOLA-Paul-Loup CHATIN signe le temps de référence des 1ers essais libres le vendredi 13 Mai-

 

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