POUR LES DÉBUTS DE L’ELMS, MALCHANCE POUR L’ÉQUIPE PÉGASUS À SILVERSTONE…

ELMS 2016-SILVERSTONE- MORGAN PEGASUS   - Photo Max MALKA

 

 

 

PEGASUS LOGO

 

 

Un week-end en dents de scie pour Pegasus Racing !

C’est ainsi que l’on peut résumer les débuts de l’équipe Pegasus Racing que manage avec talent, le jeune Alsacien et ancien pilote, Julien Schell.

Après une superbe qualification ponctuée d’un inattendu3éme chrono signé par le jeune Nantais Léo Roussel, tout semblait réuni pour réussir une bonne première manche dans cette épreuve inaugurale du Championnat d’Europe d’Endurance ELMS (European Le Mans Series) sur le circuit Britannique de Silverstone.

Pourtant, tout ne s’est pas déroulé comme le laissait supposer cette première belle performance de la Morgan N°29, car une série de soucis a vite frappé l’équipe…

 

UNE SUPERBE QUALIFICATION

ELMS 2016 -SILVERSTONE- MORGAN Team PEGASUS -- Photo Max MALKA.

ELMS 2016 -SILVERSTONE- MORGAN Team PEGASUS — Photo Max MALKA.

 

Mais revenons chronologiquement au déroulement des différentes sessions d’essais.

Vendredi, la première séance d’essais libres se déroule sur une piste particulièrement difficile, à cause de la pluie. Dans ces conditions, les pilotes en profitent pour se familiariser avec la voiture et le circuit, car si Léo Roussel connait lui déjà le tracé du Northamptonshire, ni Rémy Striebig, ni Inès Taittinger, ne le connaissent eux.

Il leur faut donc d’abord essentiellement se familiariser  avec cette piste qu’il découvre… Pas franchement facile au milieu d’un imposant peloton, mélangeant les gros protos, comme leur Morgan et les nombreuses GT !

L’après-midi, lors de la seconde session, Léo Roussel signant le troisième meilleur temps absolu après avoir longtemps occupé la deuxième position.

Cette belle performance, Léo va rapidement le confirmer dès le lendemain en qualification. Dans des conditions difficiles, il a même neigé en tout début de matinée, quelques minutes avant que ne débute la séance, Léo Roussel signe un magnifique chrono de 2’07.624.

Temps qui le place à la 3éme place sur la grille de départ, à seulement une seconde de la pole position décrochée par Mathias Beche dans le baquet de l’Oreca05, d’une autre écurie Française, l’équipe Thiriet !

Et agréable surprise, la ‘vieille’ Morgan-Nissan 29 de Pegasus, est le premier châssis du constructeur Onroak Automotive, devant toutes les Ligier !

 

PEGASUS FRAPPE PAR LA MALCHANCE…

 ELMS-2016-SILVERSTONE-Sortie-de-piste-au-depart-de-la-MORGAN-de-léquipe-PEGASUS-Photo-Davy-et-Daniel-DELIEN


ELMS-2016-SILVERSTONE-Sortie-de-piste-au-depart-de-la-MORGAN-de-léquipe-PEGASUS-Photo-Davy-et-Daniel-DELIEN

 

Au départ samedi en début d’après-midi, logiquement désigné pour effectuer le premier relais, Léo Roussel est surpris par la voiture qui le précède, il se déporte alors et tape le mur des stands.

Il expliquera après l’arrivée :

« Les feux ont été assez longs à passer au vert. Au moment du départ, le pilote devant moi a été un peu surpris et a freiné pour ne pas anticiper et voler le départ. J’ai voulu me déporter pour le dépasser mais j’étais sur une plaque humide. J’ai accéléré trop fort et tapé le mur. C’est une erreur de ma part et je m’en veux beaucoup.»

Le jeune pilote réussit à ramener la voiture au stand mais les dégâts sont importants. Il faut changer toute la partie avant droite (triangles de suspension, splitter, train avant). En moins de trente minutes, les mécaniciens font un superbe travail et arrivent à changer tous les organes touchés.

Léo est alors renvoyé en piste après quatorze tours, pour qu’il vérifie si tout va bien et terminer son relais.

Il est ensuite relayé par Rémy Striebig qui dispute sa première course en European Le Mans Séries. L’Alsacien toujours appliqué, ne commet aucune faute et continue à apprendre, poursuivant sa découverte et son apprentissage de la catégorie LM P2.

Il confiera en fin de course :

« Ce fut un week-end positif pour moi. J’ai découvert le circuit et mon objectif lors de la course était de ne pas faire de faute et maintenir la voiture sur la piste. C’est ce que j’ai fait, je suis satisfait et je continue à progresser. »

Rémy cède ensuite le volant à Inés Taittinger qui, comme lui, débarque du Championnat VdeV Endurance Séries.

Inés, elle aussi, poursuit avec sérieux son apprentissage du pilotage du proto Morgan Nissan, autrement plus puissant que son habituelle Norma M20FC  VdeV. La jeune femme plus que motivée, améliore tour après tour, ses temps pour sa plus grande satisfaction :

« J’ai pris beaucoup de plaisir lors de cette course. Tout au long du meeting, j’ai appris le tracé mais aussi la voiture. Je suis satisfaite, je m’en suis plutôt bien sortie. J’ai amélioré mes chronos, n’ai pas fait d’erreur et je commence à avoir plus confiance dans la voiture. Cependant, je dois encore progresser dans les dépassements et la gestion du trafic.»

Au passage, on soulignera que sa seule réelle angoisse à Silverstone, était de rouler sous la pluie, comme elle nous l’avait précisé le matin, alors que nous étions attablés pour le breakfast, à l’hôtel, à Milton Keynes.

 

ELMS 2016-SILVERSTONE- MORGAN PEGASUS - Photo Max MALKA

 

Après 76 tours couverts, Léo Roussel reprend le volant mais, après trente minutes, il connaît un souci technique, en perdant sa roue arrière gauche :

« J’ai eu la sensation d’avoir crevé un pneu mais j’ai réussi à continuer. Quelques virages plus tard, la voiture a soudainement …sauté, et j’ai tout simplement perdu une roue. J’ai essayé de rentrer mais sur trois roues, ce n’était pas possible. »

Du coup, la Morgan se voit donc contrainte à l’abandon !

 

LOGO PEGASUS

 

 

Néanmoins, chez Pegasus, on se montrait globalement satisfait des performances de la bonne ‘vieille’ Morgan, toujours au niveau, face à la meute des nouvelles voitures, les Ligier, BR-01 et autres ORECA 05.

En témoigne, le 3éme chrono de Léo Roussel, lors de la séance des qualifications!

Maintenant, place à la deuxième manche du Championnat ELMS qui se déroulera, le 15 mai  prochain sur le circuit Italien d’Imola, au cœur de l’Emilie-Romagne, la région par excellence de la compétition automobile Transalpine, s’il en est, avec les usines Ferrari, Maserati et autres Lamborghini !

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Max MALKA

 

 

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