AUX 24 HEURES DU MANS MOTOS, ÉCLATANTE VICTOIRE POUR KAWASAKI.

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-TRIOMPHE-pour-les-pilotes-de-la-KAWASAKI-officille.

 

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Le-podium-avec-les-1ers-les-pilotes-de-la-KAWASAKI-N°11-Photo-Thierry-COULIBALY


24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Le-podium-avec-les-1ers-les-pilotes-de-la-KAWASAKI-N°11-Photo-Thierry-COULIBALY

 

Ce dimanche, l’écurie Kawasaki décroche aux très prestigieuses 24 Heures du Mans motos, une cinquième victoire devant Suzuki et Honda qui complètent le podium Sarthois de cette manche d’ouverture du Championnat du Monde d’Endurance 2016.

Incontestablement le froid aura marqué de son empreinte la course et plus particulièrement durant la longue nuit, où les hommes ont particulièrement souffert avec un thermomètre parfois proche de zéro degré !

Si le choix des pneumatiques fut assez vite stabilisé, les doigts engourdis des uns et des autres faisaient regretter une date aussi  avancée pour rouler au Mans. Pourquoi ne pas placer la course en mars, ironisaient certains pilotes, on pourrait rouler sur glace !

 

AU PETIT MATIN…

 24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-Team-manager-et-directeur-sportif-avec-les-pilotes-Yamaha-GMT-N°-94


24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-La course est finie Dans le stand de la YAMAHA GMT 94, le  Team-manager et le directeur sportif discutent avec les pilotes

 

Plus sérieusement, à 8 heures du matin, les troupes apparaissent quelque peu décimées.

Outre la Yamaha 94 du GMT qui a dû rendre les armes, après que Louis Rossi – venu des GP de vitesse et qui découvrait l’univers de l’endurance – lors d’une troisième chute, ait ramené la moto qui avait dû avaler quelques graviers…. La Kawasaki du Team Suisse Bolliger, fumait elle, ne présageant rien de bon pour la suite…

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-DA-CISTA-va-repartir-un-peu-desabusé-sur-la-Honda-navigant-en-25-ème-place.

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016- DA COSTA va repartir un peu désabusé-sur-la Honda-navigant-en-25-ème-place.

 

Quant à la Honda N° 111, on avait dû s’y prendre à quatre fois dans le stand pour identifier un capteur défaillant !

Bref, après l’abandon précoce en début de course de la BMW, cela sentait bon pour la Kawasaki officielle et son traditionnel N°11

Et ce même si la Suzuki de l’équipe SERT Championne du monde, et son équipe stoïque sous le choc de la chute d’Anthony Delhale, survenue peu après le départ était déjà remonté à la dixième place du classement, mais loin.

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Raviraillement-pour-la-KAWASAKI-de-tête-Photo-Thierry-COULIBALY.


24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Raviraillement-pour-la-KAWASAKI-de-tête-Photo-Thierry-COULIBALY.

 

En tête donc au petit matin, la Kawasaki N°11, semblait alors inoxydable mais si les pilotes de la Suzuki N° 50, handicapée en début de course par un axe de roue récalcitrant et qui pointait pourtant déjà à dix tours de la Kawa, ne désespèraient pas de voir le leader trébucher…

La réflexion était identique chez R2CL d’essayer de tenter de pousser hors du podium la Honda usine N°5.

En Superstock, la bagarre faisait aussi rage et la Yamaha Viltalis Expériences , au prix de relais incisifs et constants avait repris la tête devançant la Yamaha N° 36 et une BMW coriace, la N° 48. La vaillante Suzuki du LMS N° 72, avait  été dans l’obligation de passer un bon moment au stand par suite d’une rupture, tout à fait inexplicable, de deux boulons de carter !

 

COUP DE THÉÂTRE EN SUPERSTOCK

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-On-ausculte-la-YAMAHA-dans-le-stand-VILTALIS-Photo-Thierry-COULIBALY.

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-On-ausculte-la-YAMAHA-dans-le-stand-VILTALIS-Photo-Thierry-COULIBALY.

 

Et puis, coup de théâtre dans cette catégorie, quand la Yamaha qui occupait la tête, la N° 333 rentrait soudainement  et directement dans son stand.

Mouvement de panique , branle-bas de combat, supputations… on change les freins, les roues, pendant que d’autres mécaniciens tentent de déceler d’où provient le mal.

Il faudra bien finir par s’y résoudre : C’est le moteur qui a lâché !

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016- YAMAHA Viltais - Sa course fut hélas écourtée !

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016- YAMAHA Viltais – Sa course fut hélas écourtée !

 

Yannick Lucot, le manager des larmes plein les yeux, nous confiait alors :

« Nous déplorons une casse moteur, ça fait partie des sports mécaniques. Nous n’avons pas été épargnés l’année dernière et l’on ne l’est pas encore cette année… Pourtant on va continuer, on est pugnace et déterminé. C’est très frustrant. On s’est battu. En début de course nous avons été pendant de nombreuses heures devant. Olivier chute. On revient de la chute. On est à nouveau devant et, l’on avait bien l’intention de gagner. Bon voilà! On va prendre tout le temps nécessaire pour analyser ce qui s’est passé. »

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-La-YAMAHA-Louis-BULLE-repartira-en-tete-des-SUPERSTOCK-apres-labandon-de-la-YAMAHA-N°333-Photo-Thierry-COULIBALY.


24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-La-YAMAHA-Louis-BULLE-repartira-en-tete-des-SUPERSTOCK-apres-labandon-de-la-YAMAHA-N°333-Photo-Thierry-COULIBALY.

 

Dans l’affaire on voyait donc de façon inattendu, apparaître en tête, une très régulière Yamaha, la N° 36 du team 3 ART Yam’Avenue. Partie en 50ème position au général, elle pointait en cinquième place à quatre heures de la fin de course. Pour une seconde expérience au Mans avec des jeunes pilotes, toute l’équipe de copains entendait bien porter jusqu’au bout leur moto.

Même si les spectateurs s’égaillant dans le village ou se regroupant dans les tribunes en prévision de l’arrivée, ont souvent tendance à croire qu’en endurance, une fois le petit matin passé, la course est jouée, nous savons combien les dernières heures donnent lieu à des batailles grandioses pour arracher parfois une petite place, ou pour se maintenir à celle occupée de haute lutte depuis plus de vingt heures.

Pour mesurer l’intensité de la lutte qui n’a cessé de faire rage à aucun moment, nous sommes allés à la rencontre des teams Honda N° 5 et Suzuki N° 50.

Chez l’un, comme chez l’autre, il semble bien que l’on ait acté le fait que la Kawasaki N° 11 caracolant devant avec près de dix tours d’avance, était intouchable, sauf coup du sort  toujours envisageable en sport mécanique !

La seconde place constituait donc un objectif premier que l’on s’efforçait de réaliser.

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Stratégie-maxumim-dans-le-srtand-de-la-HONDA-N°5-pour-FUJI-MASAKASU-Photo-Thierry-COULIBALY


24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Stratégie-maxumim-dans-le-srtand-de-la-HONDA-N°5-pour-FUJI-MASAKASU-Photo-Thierry-COULIBALY

 

Fuji Masaku, manager de la Honda Japonaise N°5 qui découvrait les 24 Heures pour la toute première fois, nous semblait bien concentré sur les feuilles de temps et encourageait ses mécaniciens avant un ravitaillement. Ceux-ci mentalisent tous leurs gestes à venir, un peu comme les pilotes de la Patrouille de France avant un show. Les techniciens Nippons de Bridgestone veillant sur les pneumatiques, avec un soin jaloux.

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Le-Team-HONDA-N°5-a-fait-venir-ses-pneumatiques-BRIDGESTONE-directement-du-JAPON-Photo-Thierry-COULIBALY.

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Le-Team-HONDA-N°5-a-fait-venir-ses-pneumatiques-BRIDGESTONE-directement-du-JAPON-Photo-Thierry-COULIBALY.

 

Tout le monde est bien en place. Le manager nous confirmait que tout est bien prêt et va, d’une tape sur l’épaule, encourager chacun des mécaniciens. Le ravitaillement n’est pas aussi rapide que chez les Teams Français comme le SERT ou chez Kawasaki.

On se veut précis et l’on souhaite, plus que tout terminer… au moins sur le podium.

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Hervé-MOINEAU-surveillant-les-chronos-de-sa-SUZUKI-N°2-Photo-Thierry-COULIBALY

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Hervé-MOINEAU-surveillant-les-chronos-de-sa-SUZUKI-N°2-Photo-Thierry-COULIBALY

 

À quelques mètres de là, Hervé Moineau, l’ancien multiple Champion du monde, qui manage l’équipe Suzuki April, ne quittait guère la cabine de chronométrage. Il en sort toutefois pour nous raconter interrogations et espoirs.

«  Les japonais maitrisent tellement leur consommation qu’ils font trois ou quatre tours de plus que nous par relais. Le problème c’est que sur la course nous aurons un arrêt de plus qu’eux. Nous tentons de pousser un peu mais leur équipage est solide. Gregg Black arrive à leur reprendre du temps et les autres pilotes équilibrent bien les choses. De toute manière les choses seront très serrées jusqu’à l’arrivée. Une seconde place nous comblerait. »

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Gilles-STAFLER-et-Madame-Team-KAWASAKI-SRC-Photo-Thierry-COULIBALY


24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Gilles-STAFLER-et-Madame-Team-KAWASAKI-SRC-Photo-Thierry-COULIBALY

 

La première place pour la Kawasaki N°11, à la passerelle de commandement, les époux Stafler semblent commencer à y croire un peu avec un léger sourire commençant à poindre aux coins des lèvres.

Gilles nous confirme même:

« Fabien Foret a bien retrouvé son rythme ça n’est pas le grand Fabien  que l’on a pu connaitre , mais il tient tout à fait sa place »

Chez Suzuki, ce qui étonne à chaque fois que le team connait des aléas sérieux, c’est bien la faculté à rebondir que toute l’équipe du SERT sait mobiliser pour se raccrocher aux branches.

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Au-coeur-de-la-nuit-le-CHEF-Dom-MELIAND-pas-trop-optimiste-Photo-Thierry-COULIBALY


24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Au-coeur-de-la-nuit-le-CHEF-Dom-MELIAND-pas-trop-optimiste-Photo-Thierry-COULIBALY

 

Une fois encore, une remontée de légende va auréoler la Suzuki N°1. Du fin fond de grille où elle se retrouva reléguée après une chute payée cash, cette Suzuki  Championne du monde en titre, aligna de nuit des temps hallucinants par rapport à la concurrence !

Pourtant le très expérimenté Vincent Philippe – neuf fois sacré Champion du monde –  pestait contre ses pneus.

« On n’a pas de constance dans les gommes et avec le même type de pneu, on peut attaquer ou bien  se vautrer. Non je n’ai pas vraiment retrouvé la foi. On a d’ailleurs eu recours aux gommes de l’an dernier… »

 

TRIOMPHE KAWASAKI

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-La-KAWASAKI-N°11-a-lattaque

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-La-KAWASAKI-N°11-a-lattaque

 

Décidément cette édition 2016 des 24  heures du Mans aura été celle de tous les changements…. de conditions météorologiques.

Après la pluie du départ, le froid de la nuit, c’est enfin une brève ondée qui a rappelé à la prudence les 46 rescapés d’une épreuve, encore une fois dominée par Kawasaki.

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-La-SUZUKI-Team-APRIL-avec-GREG-BLACK.

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-La-SUZUKI-Team-APRIL-avec-GREG-BLACK.

 

Ce sera donc la cinquième fois, non consécutive, que cette Kawasaki N° 11 du SRC, triomphe dans la Sarthe. Ses adversaires les plus coriaces sont relégués à neuf tours, avec dans l’ordre la Suzuki April Motors Events, la N°50 et la Honda FCC TSR N°5, habituée des très célèbres Huit Heures de Suzuka et venue pour la toute première fois du lointain Japon.

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-LUCAS-MAHIAS-SUZUKI-N°2-Photo-Thierry-COULIBALY.

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-LUCAS-MAHIAS-SUZUKI-N°2-Photo-Thierry-COULIBALY.

 

Quant à la Suzuki N°2, elle fut sujette à des problèmes récurrents de freins, l’obligeant à de nombreux arrêts – cinq de plus que ses concurrents – ce qui l’éjecta du podium.

Chez les favoris, outre la Kawa victorieuse, la Suzuki N° 1 qui semblait avoir perdu toutes ses chances de marquer de gros points au Championnat est finalement revenue à une inespérée cinquième position, alors que la BMW N° 13 … a perdu une roue, la Yamaha N° 94 a vu ses chances ruinées par trois chutes de Louis Rossi et la Honda N° 111 perdre tous ses espoirs légitimes de bien figurer, à cause de la défaillance d’un capteur.

Les Suisses de Bolliger et leur Kawasaki N° 8 n’ont pas réussi à venir s’intercaler en haut du classement suite à une défaillance moteur.

En Superstock, la bataille fut royale et laissa on l’a dit, sur le carreau, la Yamaha  N° 333 sur casse moteur après qu’elle ait démontré, une supériorité impressionnante de ses pilotes. C’est donc, une autre Yamaha, la N° 36, qui cueille les fruits d’une première place dans la catégorie assortie d’une excellente sixième place au classement scratch.

Après une course aussi technique et forcément tactique il était intéressant de recueillir des témoignages éclairant sur ce que peut représenter le rôle déterminant des managers.

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-La-KAWASAKI-N°11-Photo-Thierry-COULIBALY-


24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-La-KAWASAKI-N°11-Photo-Thierry-COULIBALY-

 

Gilles Stafler tu étais vraiment en colère, tu as puisé dans quelles ressources pour mener encore une fois ton équipe à la bataille et à la victoire ?

« C’est vrai que je suis un peu connu pour ça. Je suis quelqu’un qui peut vite péter un câble quand on ne fait pas le travail comme je le demande. En début de course effectivement ce fut un petit peu compliqué mais je sais aussi redresser la barre et faire confiance aux gens qui sont avec moi pour réaliser la meilleure performance possible. »

La force de cette performance, elle est dans la moto ou dans les hommes?

« Je pense que c’est un ensemble. En endurance c’est aussi bien l’équipe, la moto, les pneumatiques. voilà c’est un compromis de tout ça qui fait qu’on arrive à gagner. »

Lors des essais du pré Mans, tu m’avais dit ‘on a reçu les pièces très tard et comme sur la moto 2016 tout, absolument tout est nouveau, nous aurons bien du mal à être prêts pour les 24 heures’. Et là vous gagnez à nouveau, alors ?

« C’est vrai que nous avons dû beaucoup travaillé avant de venir ici au Mans  pour la course de Superbike. L’ACO a été suffisamment sympa pour nous permettre de rester ici pendant pratiquement trois semaines. En fait, on a fini les motos ici sur place et on les a bien finies puisque finalement on a gagné. »

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Les-pilotes-de-la-KAWASAKI-N°11-victorieux-LAGRIVE-FORET-LEBLANC-Photo-Thierry-COULIBALY.

24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Les-pilotes-de-la-KAWASAKI-N°11-victorieux-LAGRIVE-FORET-LEBLANC-Photo-Thierry-COULIBALY.

 

Chez les pilotes Kawasaki,  il en était un ému aux larmes à côté de son père au moment du podium victorieux. Notre pote Matthieu Lagrive, a enfin décroché une victoire au Mans, qui semblait se refuser à lui depuis trop longtemps.

Cette nuit, tu as réalisé des temps tout à fait exceptionnels et tu sembles dire, oh c’était tout simple. Vrai ou faux?

« Exceptionnels, non pas vraiment, bien sur la moto, bien dans sa tête et tout qui fonctionne bien, voilà. Moi je gérais l’écart par rapport au précédent, je n’essayais pas d’en faire plus. Quand ça marche, il suffit de garder une petite marge de sécurité par rapport aux adversaires. Je crois qu’on finit avec dix tours d’avance alors qu’on était parti avec … quelques tours de retard. »

La Kawasaki, tu la connaissais mais celle de 2016, constitue un step important ?

« Oui, oui au niveau perfo, c’est vraiment supérieur, sauf qu’on n’a pas pu faire beaucoup de roulage avec, c’est pourquoi on est sûr qu’elle sera encore bien plus performante à l’avenir. »

Ou ça se joue surtout ?

« Sur le moteur, sur le châssis beaucoup, sur l’électronique en fait c’est un ensemble et avec le travail de Pirelli, ça fait que ça marche. »

Alors maintenant tu vas viser le titre de Champion du Monde ?

« J’aimerais bien. » 

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-Gregg-Black-Suzuki-N°-50-et-le-team-manager-Hervé-Moineau-


24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-Gregg-Black-Suzuki-N°-50-et-le-team-manager-Hervé-Moineau-

 

Hervé Moineau, manager de la Suzuki N° 50 classée seconde se plait à rappeler que nous fumes son premier manager en endurance et se plait à répondre à nos questions après une course haletante.

Comment as-tu pu maîtriser cette gestion stratégique par rapport à la Honda N° 5 ?

« C’est un team qu’on ne connait pas, alors on a commencé par observer. Cette Honda s’est retrouvée sur notre route et devant, aux premières places. On l’a eu en point de mire, mais notre premier point de mire, c’était surtout la Kawasaki N° 8, la Bolliger, une moto privée efficace avec de très bons pilotes. Et puis il y avait aussi la Suzuki N° 2 que nous ne tenions pas forcément à voir devant nous au même titre qu’elle d’ailleurs. Il ya eu une bataille toute la nuit qui a fait que nous avons eu en permanence des objectifs de progression. j’ai placé un objectif nouveau toutes les quatre heures de manière à ce que nos pilotes ne prennent pas trop de risques. Surtout que les choses avaient mal commencé avec un petit loupé dans nos réglages sur une piste compliquée. Nous étions 42 ème! Ensuite ça nous a obligés à aller au charbon… »

Cette seconde place c’est un peu un couronnement ?

« Oh non, nous sommes surtout heureux pour Marc Mothré qui a initié cette structure de Motors Events et qui arrive à maturité avec un tel résultat. »

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-TRIOMPHE-pour-les-pilotes-de-la-KAWASAKI-officille.


24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-TRIOMPHE-pour-les-pilotes-de-la-KAWASAKI-officille.

 

Après la cérémonie protocolaire du podium, du côté des vainqueurs, Gilles Stafler, team manager du Kawasaki SRC, lâchait ;

«  C’est la 13éme victoire Kawasaki au Mans et la 5éme pour notre team. Si on m’avait annoncé ça jeudi, je n’y aurais pas cru. Il faut vraiment remercier Pirelli de nous avoir donné les moyens de gagner malgré les conditions ».

Chez, ses pilotes, Greg Leblanc, le plus heureux était naturellement le plus souriant et pour cause :

« Maintenant que j’ai égalé le record de victoires – cinq – aux 24 Heures d’Alex Viera, il va falloir que je le batte ».

Matthieu Lagrive, ajoutant :

« C’est ma première victoire au Mans. J’ai partagé ça avec émotion dans les bras de mon père. C’est lui qui m’a lancé dans la compétition moto ».

Cependant que le troisième larron, Fabien Foret, concluait :

« Deux super coéquipiers, une bonne moto et des pneus qui vont bien, c’est la recette de la victoire ».

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-YAMAHA-GMT-94-de-David-CHECA-et-HONDA-111-de-Julien-COSTA


24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-YAMAHA-GMT-94-de-David-CHECA-et-HONDA-111-de-Julien-COSTA

 

En conclusion de cette édition passionnante il faut bien souligner  le côté ingrat des courses de 24 heures. Chez les teams officiels, le cru 2016 restera comme une vraie déconvenue pour Yamaha, Suzuki, Honda, et BMW.

Bien sûr, Honda avec la structure Japonaise annonçant sans doute une vraie volonté de gagner enfin en endurance, aura montré de très belles choses avec sa N°5 et ses trois pilotes très à l’écoute des consignes et ravis d’avoir pu démontrer la complémentarité de leurs talents. Un Japonais, un Australien et un Français qui rêvent de voir l’usine s’engager à fond dans le championnat comme a semblé le confirmer le manager, Masakasu Fujii.

 

 24 HEURES DU MANS MOTO 2016 - HONDA N°5 de DAMIEN CUDLIN - Photo Thierry COULIBALY


24 HEURES DU MANS MOTO 2016 – HONDA N°5 de DAMIEN CUDLIN – Photo Thierry COULIBALY

 

En tout cas la moto a surpris plus d’un spécialiste en raison de ses performances certes mais de son endurance et aussi et surtout de la frugalité du moteur. La Honda N°5 pouvait rouler trois ou quatre tours de plus que ses concurrentes !

 

 24 HEURES DU MANS MOTO 2016 - KAWASAKI N° 3 de KEVIN DENIS - Photo Thierry COULIBALY.


24 HEURES DU MANS MOTO 2016 – KAWASAKI N° 3 de KEVIN DENIS – Photo Thierry COULIBALY.

 

Une fois encore la catégorie Superstock aura révélé bien des talents émergents avec en tête la Yamaha N° 36 de Bulle-De Boer-Trautmann, devant la Kawasaki N° 3 et la BMW N°48.

 

 24 HEURES DU MANS MOTO 2016 - BMW N°48 Bastien MACKELS - Photo Thierry COULIBALY


24 HEURES DU MANS MOTO 2016 – BMW N°48 Bastien MACKELS – Photo Thierry COULIBALY

 

À l’arrivée, treize abandons étaient dénombrés sur cinquante-sept équipages au départ. Il faut dire que le dernier classé, termine à….200 tours du premier, ce qui souligne la grande différence de niveau qui ajoute à la difficulté d’une course où les amateurs sont les plus nombreux et les enjeux des officiels très importants.

Mais, fort heureusement, aucun accident sérieux ne fut à déplorer.

 

Alain MONNOT

Photos: Thierry COULIBALY et Alain MONNOT

 

 24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Le-podium-avec-les-1ers-les-pilotes-de-la-KAWASAKI-N°11-Photo-Thierry-COULIBALY


24-HEURES-DU-MANS-MOTO-2016-Le-podium-avec-les-1ers-les-pilotes-de-la-KAWASAKI-N°11-Photo-Thierry-COULIBALY

LE CLASSEMENT GENERAL FINAL

http://www.24h-moto.com/wpphpFichiers/1/1/ressources/Pdf/2016/24-heures-motos/classification/24-heures-motos-2016-classifcation-after-24h.pdf

 

 24 HEURES DU MANS 2016 - Mathiu Lagrive Kawasaki N° 11 au ravitaillement.


24 HEURES DU MANS 2016 – Mathiu Lagrive Kawasaki N° 11 au ravitaillement.

24-HEURES-DU-MANS-2016-SRC-KAWASAKI-N°11-Grégory-LEBLANC

24-HEURES-DU-MANS-2016-SRC-KAWASAKI-N°11-Grégory-LEBLANC

4 HEURES DU MANS MOTO 2016 - KAWASAKI N°111 Gregory LEBLANC - Photo Thierry COULIBALY

4 HEURES DU MANS MOTO 2016 – KAWASAKI N°111 –  Gregory LEBLANC égale Alex VIERA avec cinq victoires au MANS! – Photo Thierry COULIBALY

 24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2016-Gregory-Leblanc-Kawasaki-N°-11-attend-son-heur


24 HEURES du MANS Motos 2016-Gregory- Greg Leblanc dans le stand au cœur de la nuit, il attend son heure! Avec cinq succès à 15 Heures ce dimanche 10 Avril 2016, il égale Alex VIERA !!!

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