MARK BLUNDELL FÊTE SES 50 ANS ET REJOINT LE CERCLE DES ‘QUINQUAS’.

Mark-BLUNDELL-Brabham-1991-©-Manfred-GIET

 

 Mark BLUNDELL à ses débuts en F-1 en 1991-© Manfred GIET.


Mark BLUNDELL à ses débuts en F-1 en 1991-© Manfred GIET Publiracing

 

Ce vendredi 8 avril 2016,
l’ancien pilote Britannique Mark Blundell fête un demi-siècle et peut donc souffler 50 bougies.

Né le 8 avril 1966, à Barnet, au nord de Londres, en cette année marquée par la révolution culturelle en Chine, conduite par Mao et du genre musical, avec la Pop Music qui prenait le dessus sur le Rock,
Mark Blundell s’orienta dès son plus jeune âge vers les Sports Mécaniques.

À 14 ans, il enfourchait déjà des motos de cross avant de passer aux quatre roues, 3 ans plus tard.

Rapidement, il devint la terreur des pistes de karting avant de passer à la Formule Ford 1600 étape incontournable à l’époque en Angleterre et sur le Continent pour gravir les échelons vers la catégorie Reine, la F-1.

Dans cette catégorie, il parvint à monter à 25 reprises sur la plus haute marche des podiums, dans la même année, avant de passer à la Formule Ford 2000, où il laissa également largement ses empreintes en croisant le fer avec ses compatriotes Johnny Herbert et Damon Hill.

 

 Mark BLUNDELL-F3000 1988-© Manfred GIET.


Mark BLUNDELL-F3000 1988-© Manfred GIET.

 

En 1987, il décida de faire l’impasse sur la F3, en passant directement à l’anti-chambre de la F1 de l’époque,
la F3000, dans le Team Fleetray sur une Lola Cosworth, avec comme seul résultat une deuxième place à Zolder,
en Belgique.
1988 et 1989 ne furent guère meilleures au sein du Team Middlebridge, sur des Reynard Cosworth cette fois, puisqu’il ne parvint à récolter que respectivement 18 et 11 points et des 6 èmes et 11 èmes places finales
au Championnat.
Déçu, il passa alors en endurance, chez NISSAN MOTORSPORT, pour rejoindre ses compatriotes Julian Bailey et Martin Donnelly. Et tenter de sauver sa saison au volant du proto Japonais R89C en récoltant deux podiums à Donington et à Spa, mettant ainsi un trait final à la F3000.

 

24 HEURES DU MANS 1990 la NISSAN en pole avec Mark BLUNDELL

24 HEURES DU MANS 1990 la NISSAN en pole avec Mark BLUNDELL

 Mark-BLUNDELL-24-Heures-du-Mans-1990-Nissan-©Publiracing


Mark-BLUNDELL-24-Heures du Mans 1990-Nissan-©Publiracing

 

L’année 1990 le vit conserver son volant chez NISSAN MOTORSPORT, et il signe la pôle aux 24 Heures du Mans
et engrange une deuxième place à Montréal ainsi qu’à Mexico et une 3 ème à Dijon, chaque fois associé à Gianfranco Brancatelli avec la NISSAN R90CK, performances qui lui ouvrent une porte chez WILLIAMS en F1, où il est recruté comme pilote-essayeur.

L’année suivante, il fit ses grands débuts en F1, non pas chez WILLIAMS, mais malheureusement pour lui, dans l’équipe moribonde BRABHAM où il rejoint un autre pilote Britannique Martin Brundle, ce qui provoquera souvent des confusion de noms.

 

 Mark-BLUNDELL-Brabham-1991-©-Manfred-GIET


Mark-BLUNDELL-Brabham-1991-©-Manfred-GIET

 

Là, il réussira néanmoins à ouvrir son compteur « points » à l’occasion du GP de Belgique, à Spa, en y inscrivant
le point de la 6 ème place, avant d’être remercié en fin d’année et que BRABHAM ne retire définitivement la fiche de la prise, au cours de l’année suivante.

Faisant l’impasse sur 1992, si ce n’est un job comme pilote d’essai chez Mc LAREN et une pige chez PEUGEOT,
mais qui lui permet de remporter les 24 Heures du Mans avec son compatriote Derek Warwick
et le Français Yannick Dalmas et qui restera le plus beau succès de sa carrière.

 

 Mark BLUNDELL-Ligier 1993-© Manfred GIET


Mark BLUNDELL-Ligier 1993-© Manfred GIET

 

En 1993, il retrouve embauché en F1 chez LIGIER cette fois en compagnie de son compatriote Martin Brundell
avec la JS 39 qui lui permet de monter deux fois sur le podium, à Kyalami et Hockenheim et à marquer deux autres points à Sao Paulo ce qui lui fera dix points  et une dixième place finale en fin d’année.

 

Mark-BLUNDELL-Tyrrell-1994-©-Manfred-GIET..

Mark-BLUNDELL-Tyrrell-1994-©-Manfred-GIET..

 

Suit un nouveau changement d’écurie en 94, année où il se retrouve chez TYRELL aux côtés du Nippon
Ukyo Katamaya mais où, mis à part une troisième place au GP d’Espagne à Barcelone la TYRRELL 022,
ne sera qu’un poisson avec beaucoup d’arêtes !

 

 Mark BLUNDELL-Mc-Laren 1995-© Manfred GIET.


Mark BLUNDELL-Mc-Laren 1995-© Manfred GIET.

 

 

Croyant avoir enfin trouvé le Graal au sein de la prestigieuse écurie Mc LAREN désormais motorisée
par MERCEDES en ’95 avec Mikka Häkkinen comme équipier, sa récolte de points se limita à 13 contre 17
pour son compagnon d’écurie.

L’espoir de pouvoir rouler pour SAUBER en 1996 est tombé à l’eau, Blundell décida alors de quitter la F1
par la petite porte et poursuivre sa carrière aux États-Unis, dans le Championnat de monoplaces Américain 
CHAMPCAR, pour le compte du Team US, PAC-WEST RACING, où il retrouva un autre ancien de la F1,
le Brésilien Mauricio Gugelmin.

Ses meilleurs résultats durant ses trois saisons outre-atlantique y furent des victoires à Portland, à Toronto
et à Fontana ainsi que des classements  dans le Top 6 à Detroit, à Michigan et aussi aux 500 Miles, à Indianapolis.

Mais un grave accident début 1999, contraria sérieusement la suite de sa carrière pour le faire revenir sur le Vieux Continent, où il disputa encore des épreuves en Sports-Protos pour les Teams MG-LOLA et BENTLEY jusqu’au terme définitif de sa carrière, à la fin 2003.

 

Mark-BLUNDELL-Podium-au-GP-dEspagne-en-1999-avec-Michael-SCHUMACHER-et-Damon-HILL-deux-champions-du-monde-©-Manfred-GIET.

Mark-BLUNDELL-Podium au GP d’Espagne en 1999 avec Michael SCHUMACHER et Damon HILL deux Champions du monde-©-Manfred-GIET.

 

Depuis, Mark Blundell n’a toutefois pas tourné définitivement le dos au Sport Automobile, au travers
de son entreprise de management sportif  dénommé « MB Partners », ayant comme principaux clients,
les pilotes Conway (WEC et Formule E ) Mehri (F1 et WEC) Tom Blomqvist (DTM) et Pafett (DTM)
en plus d’exercer occasionnellement un job pour Steward FIA lors des GP de F1.

Du temps où il était encore actif,
son casque était orné de la devise : The will to win (la volonté de vaincre)
et à chaque fois qu’il prenait un départ, il a toujours fait honneur à cette devise.

En Angleterre, à ses débuts, il a souvent été considéré comme le pendant de Nigel Mansell et Damon Hill.

Malheureusement pour lui, il est toujours arrivé au mauvais moment dans des teams aussi réputés que BRABHAM-TYRRELL-Mc LAREN ou LIGIER, c’est-à-dire à des périodes où ceux-ci connaissaient un sérieux mou et ou étaient sur le point de disparaître, sans quoi avec ses qualités et sa pointe de vitesse, une fort belle carrière lui aurait assurément tendu les bras…

 

Happy Birthday Mark!

 

Manfred GIET

Photos : Publiracing

 

 Mark-BLUNDELL-Mc-Laren-1995-sa-dernière-année-en-F-1-©-Manfred-GIET


Mark-BLUNDELL-Mc-Laren-1995-sa-dernière-année-en-F-1-©-Manfred-GIET

 

Histoire des Glorieux anciens

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