HYUNDAI i40 SW : LA BONNE ALTERNATIVE ?

HYUNDAI-i40-Photo-Gilles-VIRMOUX

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La nouvelle Hyundai i40SW :  bonne alternative ?

 

Le segment D, celui des berlines et breaks les plus répandus, et dans lequel on retrouve entre autres les Renault Talisman, Peugeot 508, Citroën C5, DS 5, VW Passat, Audi A4, BMW Série 3, Mercedes Classe C, Skoda Superb, Ford Mondeo, Kia Optima… et notre vedette du jour la Hyundai i40, représente un des enjeux majeurs pour les constructeurs automobiles. En effet, outre l’aspect véhicule image, ce segment est très prisé pour les véhicules de flottes d’entreprises dont les cadres dirigeants apprécient le confort, les performances et le côté statutaire.

Particulièrement concurrentiel, ce segment est dominé par les marques européennes, allemandes et françaises particulièrement, et ne laisse que peu de place à l’exotisme asiatique. Les japonais s’y sont cassé le nez, Toyota et Nissan en tête, les coréens, Hyundai notamment, tentent toujours de s’y immiscer.

Il est vrai que, si l’on ne considère que la seule image véhiculée par une marque, Hyundai ne dispose pas des mêmes armes que ses concurrents. Bien que sa notoriété augmente sans cesse, l’image de Hyundai est très loin de celle des valeurs sûres européennes telles que VW, Peugeot, sans parler des Premium Audi, BMW et Mercedes.

Cette i40 a-t-elle donc les moyens, si ce n’est de s’imposer, de s’y faire une place au soleil ?

 

HYUNDAI-i40-Photo-Gilles-VIRMOUX

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Tout d’abord, sur le plan purement esthétique, la version Sport Wagon de l’i40 ne manque pas d’élégance avec sa calandre hexagonale très germanique et son profil tendu et profilé souligné par une ceinture de caisse très marquée. Les belles jantes de 17’’ qui équipent notre voiture d’essai remplissent parfaitement des passages de roues très galbés. Une allure sportive renforcée par la ligne descendante du toit dans sa partie arrière, du meilleur effet.

Ajoutons à cet aspect extérieur, un design très étiré des feux avant et arrière qui contribue à la fluidité générale. Nul doute, sur le plan de l’aspect visuel, l’i40 est bien en phase avec les canons du segment : sportivité, élégance, dynamisme et un brin ostentatoire.

 

 HYUNDAI-i40-Photo-Gilles-VIRMOUX-


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À l’intérieur, si la qualité ne souffre d’aucun reproche tant par les assemblages que par les matériaux utilisés, le design général fera quant à lui moins l’unanimité. En effet, la partie centrale de la planche de bord n’offre pas la simplicité apparente des meilleures concurrentes. Toute en courbe, à plusieurs étages, cette planche de bord dispose de tout un tas de boutons divers et variés, qui s’éclairent d’une lumière bleue à la nuit tombée. Cela semble d’une ergonomie et d’un design d’un autre âge ! Mais n’oublions jamais que les coréens font des voitures pour le monde entier, à la différence des français notamment…

 

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Revenons à cette planche de bord et à cette ergonomie qui semble dépassée. Eh bien, à l’usage, c’est beaucoup plus facile et utilisable que tous ces écrans multifonctions qui envahissent nos voitures.

Point n’est besoin de rentrer dans un menu, puis un sous menu pour finalement trouver comment régler la climatisation : ici, on appuie sur un simple bouton, et chaque bouton a sa fonction !

Élémentaire finalement.

 

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Les passagers sont très bien lotis aussi bien à l’avant qu’à l’arrière où l’espace aux jambes ne souffre d’aucune critique. Les sièges avant sont confortables mais manquent de maintien latéral. Les réglages électriques dans tous les sens permettent d’obtenir une excellente position de conduite face à un volant réglable en hauteur et en profondeur. Les sièges arrière, rabattables 60/40, proposent une assise relativement ferme et un dossier à l’inclinaison réglable. Le troisième passager, assis au milieu, bénéficiera d’un plancher presque plat, mais comme de coutume, sera moins bien installé que ses deux voisins.

Du côté de l’équipement intérieur, tout y est ou presque. Navigation, radio, prise USB avant et arrière, prise jack, prise 12V avec allume-cigare et cendrier (de plus en plus rare de nos jours !), ordinateur de bord, connexion Bluetooth, limiteur et régulateur de vitesse, vide-poches partout, sièges chauffants, un grand toit panoramique ouvrant électrique… on y est bien dans cette i40. Et comble de la délicatesse, le volant est chauffant pour réchauffer les petits doigts du conducteur…

Bref, un équipement qui n’a rien à envier aux autres.

 

HYUNDAI-i40-Photo-Gilles-VIRMOUX-

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Du côté mécanique, notre i40 SW était équipée du moteur 1.7 diesel développant 141 ch pour un couple de 340 Nm accouplé à une boîte de vitesses à double embrayage DCT à 7 rapports, une première chez Hyundai. Très «rond» et fort bien aidé par cette transmission à 7 rapports, le moteur s’acquitte fort bien de sa tâche qui est de mouvoir ce break de plus de 1.500 kg. Bien sûr, sur le papier, Hyundai se devrait de proposer une motorisation plus «noble» pour rivaliser avec ses concurrents directs : une offre diesel de 170 à 200 chevaux est nécessaire pour attirer le chaland, mais le gros du marché se situe dans la fourchette 120-150 chevaux.

Pour revenir à la conduite de notre i40 et à son agrément, la boite de vitesses DCT se montre peu réactive en mode Eco, privilégiant comme son nom l’indique l’économie de carburant, alors qu’en mode « Normal » elle se montre beaucoup plus vive et agréable, allant même jusqu’à offrir une bien meilleure consommation de l’ordre de 0,5 à 1 litre en moins pour 100 km ! Comme quoi, le mieux est souvent l’ennemi du bien. Passons sur le mode Sport, qui n’apporte pas grand-chose, cette i40 n’étant pas destinée à remplacer l’i20 WRC ! De plus les palettes au volant ne sont pas idéalement placées et sont même trop petites. Le mode « Normal » gère vraiment très bien les montées et les descentes de rapports, pourquoi se compliquer la vie !

Sur autoroute, l’i40 SW se montre très sereine, avalant les kilomètres sans broncher, et amortissant les différences de revêtement et autres joints de dilatation. Jusqu’à 130 km/h, le silence à bord est excellent, sans aucun bruit d’air, preuve d’un aérodynamisme bien étudié. Au-delà, le bruit du moteur se fait davantage entendre, allant même jusqu’à obliger de monter très nettement le son de la radio. Mais ces vitesses étant prohibées, personne n’aura l’outrecuidance de s’en plaindre.

 

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Sur route plus sinueuse, le comportement reste très sain à défaut d’être sportif. La motricité n’est que très rarement prise en défaut, le roulis est bien maitrisé, et la filtration des trous et bosses garantit un confort de très bonne qualité. Les passagers arrière ne ressentent pas les effets de tangage inhérents à certains breaks. Un bon travail des suspensions et une tenue de route qui conviendra à tous les types de conducteurs.

Le seul point désagréable à la conduite de cette Hyundai vient de la visibilité vers l’avant et le ¾ arrière. Vers l’avant, les gros montants du pare-brise très incliné gênent la vision périphérique, notamment en ville, et lors des virages serrés. Les petites vitres de custode arrière perturbent le ¾ arrière. Dommage mais pas non plus rédhibitoire. Mais la sérénité au volant y gagnerait.

Cette i40 ne dénote vraiment pas dans ce segment D. Elle possède même d’excellents arguments dont entre autres, une garantie 5 ans, kilométrage illimité, particulièrement appréciée des gestionnaires de flottes. Hyundai n’a pas encore (?) l’image de ses principaux concurrents mais cette i40 peut l’aider à acquérir des lettres de noblesse sans lesquelles il n’est point de succès possible  dans cette catégorie.

 

Modèle essayé :

– Hyundai i40 SW 1.7 CRDI Blue Drive DCT-7 en finition UEFA EURO 2016 Plus

Moteur :

– 4 cylindres turbo Diesel

– Puissance maxi : 141 ch à 4.000 tr/mn

– Couple maxi : 340 Nm de 1.750 à 2.500 tr/mn

– Vitesse maxi : 200 km/h

 

Consommation et émissions (parcours mixte) :

– Carburant : 4,8 l/100 km

– CO2 : 125 g/km

Tarif :

37.450 € clés en mains

 

On a aimé :

– L’agrément général

– L’équipement complet et bien pensé

– La transmission DCT 7

– Le volume intérieur

– Le design extérieur

– La bonne adéquation moteur/transmission.

 

On n’a pas aimé :

 

– Le design intérieur (planche de bord)

– Les gros montants de pare-brise

– L’impossibilité d’éteindre un voyant « pression des pneus » après une crevaison !

– L’absence d’un moteur plus puissant

– Les palettes au volant peu utilisables

 

Texte et Photos :  Gilles VIRMOUX  

 

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