AFRICA RACE 2016 JOUR DIX, LE JUGEMENT DU DÉSERT : « AND THE WINNERS ARE »… GÉRARD, SHAGIROV, ULLEVALSETER.

 

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SHAGIROV INTRAITABLE

 

ULLE VALESTER A VOGUÉ SUR LES DUNES.

ULLEVALESTER A VOGUÉ SUR LES DUNES. GÉRARD A SPRINTÉ. SHAGIROV EST QUASI TITRÉ !

 

8 janvier 2016

ÉTAPE 10

AKJOUT- AKJOUT : 403 km

 

DÉPART DU BIVOUAC

SPÉCIALE : AKJOUJT / AKJOUJT : 379 KM

LIAISON : AKJOUJT / BIVOUAC AKJOUJT : 24 km

 

Cette boucle du dixième jour est 100% sable, et il y en a pour 370 bornes !

Je l’ai écrit hier, c’est probablement joué en moto, encore qu’un moteur plus un désert ça fait deux trucs ingérables…

En catégorie auto, c’est sur cette boucle que l’Africa Race 2016 va se jouer.

 

KANAT SHAGIROV

KANAT SHAGIROV

 

Depuis des jours et des jours, Pascal Thomasse, au volant de son buggy MD,  grignote le retard considérable qu’il avait sur le Kazakh Shagirov et son Toyota 4X4.

Il n’a plus que 8 minutes à lui reprendre, c’est peanuts dans ce décor inhumain où le moindre plantage, le plus petit raté moteur, la moindre crevaison, l’erreur infinitésimale sur la navigation sera un désastre.

 

PASCAL THOMASSE

PASCAL THOMASSE

 

Tout le monde va en baver des ronds de chapeau.

 

 

 

René Metge qui détaille l’étape :

« L’étape 100% sable de cette 8ème édition de l’Africa Race. Une spéciale absolument magnifique, alternant franchissements et portions rapides au cap entre les dunes. Peut être aussi le juge de paix du rallye car il y a dans cette boucle vraiment moyen de perdre beaucoup de temps en cas de plantage dans une cuvette, par exemple. Surtout sur la première dune qui est une des plus hautes de Mauritanie et que nous empruntons régulièrement. Lors des reconnaissances, le sable n’était pas très porteur mais nous avons tout de même réussi un sans faute. Gageons qu’il en sera de même pour tous aujourd’hui. Il faudra aussi penser à économiser les mécaniques déjà bien éprouvées car c’est sur cette même étape que Mathieu Serradori avait cassé le moteur de son buggy l’année dernière, à deux jours de l’arrivée. »

 

Voilà ce que cela donne en profil

 

 

Et le menu du jour à la carte

 

Et là où on est en Afrique 

 

 

Bigre !

Avant de lâcher les fauves quelques saluts à des pilotes méritants qui ont failli la veille, chute, accident, casse.

Le thème est évidemment la détresse.

« Séquence émotion » aurait dit mon ami Hulot à la grande époque..

La tristesse d’avoir perdu toute chance, tout espoir de finir la spéciale, peut être le rallye, car souvent, quand le grand pépin arrive, on est loin de tout.

Et on perd des heures et des heures.

 

DUBOIS VA PULVÉRISER SA MOTO DANS UNE CHUTE SANS BLESSURE

DUBOIS VA PULVÉRISER SA MOTO DANS UNE CHUTE SANS BLESSURE

 

L’exemple de Norbert Dubois, shooté à la fraîche du petit matin, avec un ciel glauque,  juste avant d’attaquer la spéciale, alors qu’il va en prendre une énorme et pulvériser sa moto est presque un signe du destin.

Le désespoir de Nastasiya Nifontova auprès de sa moto qui lui a claqué entre les mains est émouvant.

 

NIFONTOVA PERD SA SUPËRBE DEUXIÈME PLACE AU GÉNÉRAL

NIFONTOVA PERD SA SUPERBE DEUXIÈME PLACE AU GÉNÉRAL

 

La détresse de Yevgeniya Nesterova qui vient de chuter dans un endroit désolé est assez effrayante.

 

 

Le plantage de Shagirov est inimaginable, dire qu’il n’a perdu là que 40 minutes montre l’indestructibilité du personnage…

 

 

Et pourtant, son portrait ci-dessous montre à quel point il est physiquement détruit.

 

 

Et encore l’impuissance d’Anton Shibalov au milieu de nulle part, sur son Kamaz que l’on croyait indestructible, inattaquable, intouchable…

 

 

En fait son coéquipier est scotché jusqu’au pont, il l’a sorti puis a roulé avec lui, sacrifiant sa performance pour garder les deux premières places de la catégorie camions aux deux Kamaz, ce qui est le cas.

Au passage il a aussi remis Jean Noel Julien sur ses roues, en somme un bienfaiteur ce Shibalov…

18ème au scratch, il a perdu quatre places au général et le rêve de tous les pistards de voir un camion gagner le rallye le plus dur au monde.

Mais on arrête ici la tristesse car d’abord il n’y a pas eu de blessés, ensuite on vient ici en Mauritanie pour cela, se mesurer avec soi-même autant qu’avec les autres.

 

 

Ce n’est pas un titre que l’on cherche ici c’est qui on est…

Une dernière photo avant de lâcher les fauves : Sabatier et Serradori, troisième et quatrième au général, séparés de quelques minutes, vont se battre entre eux sur 380 km.

 

 

Et gros serrage de pince, avant la guerre, c’est assez bien aussi…

 

MOTOS : ULLEVALSETER A VOGUÉ SUR LES DUNES…

 

 

Lorsque Ullevalseter enclenche la première, ce matin à huit heures, et que le commissaire «starter» égrène les secondes de ses gestes magiques des doigts devant sa visière de casque,  certes le Norvégien a devant lui, sur quelques km, les traces du raid parti devant lui, mais quand même…

Faut en avoir » comme dirait l’autre…

Cela me rappelle Cyril Neveu, premier partant d’une fameuse étape Dirkou-Agadem où la trace était balisée par un pieu de bois chaque 500 mètres pour s’enfoncer dans les sables quasi tchadiens, la visi est médiocre car le vent souffle, et Neveu demande à Thierry Sabine s’il est sûr de son coup.

La réponse fut évidemment positive et d’ailleurs, tout se passa parfaitement, d’un piquet à l’autre…

Ce jour du jugement du désert aurait pu commencer comme ça sauf qu’à l’instar de quelques autres habitués du rallye, le Viking adore le sable, il n’y a pas de vent, les hélicos peuvent voler, et le road boook est beaucoup moins folklorique que ceux de la grande époque du Paris Dakar.

C’est donc parti sous de glorieux auspices.

 

FAMILLE DE SOUSA EN PLEIN FORME

FAMILLE DE SOUSA EN PLEIN FORME

 

Derrière lui, la famille de père et fils s’est attendue, comme d’habitude, perdant d’entrée deux minutes mais ils s’en foutent royalement, ils sont là pour le fun et rouler ensemble est une immense force dans un  terrain hostile et il l’est, terriblement !

Une demi-heure après être parti, l’ouvreur moto a déjà rattrapé les autos et la moto du raid, qui de toute façon rouleront sur un parcours light.

L’océan de sable est devant lui, et il est seul…

En début de spéciale, on n’est pas dans les dunes mais sur du sable, pas très rapide, on roule à 70 km/h, les dunes sont plus loin, en cordon comme toujours, avant le CP1.

Bonne nouvelle, Nifontova, qui a du abandonner dans la spéciale la veille sur casse mécanique, est au départ.

 

NIFONTOVA REPART!

NIFONTOVA REPART !

 

Ses mécanos, elle non plus d’ailleurs, n’ont pas dû dormir beaucoup et la course est foutue mais elle veut repartir, le règlement de l’Africa Race lui permet, avec pénalité bien sûr (8 heures 20).

Elle ne part pas derjo, il y a d’autres motards qui ont galéré la veille.

Et elle roule fort, elle a la rage le jeune russe, qui a perdu sa très belle deuxième place au général !

En revanche, pas de traces de Norbert Dubois, soit il n’est pas reparti parce que sa moto était vraiment pulvérisée, soit son mouchard GPS ne fonctionne pas…

Nesterova aussi est repartie, elle a cumulé 30 heures de pénalité au fil de ses galères, ces filles de l’est sont en béton armé côté mental…

D’ailleurs, en moins d’une heure, Nifontova a déjà repris cinq concurrents partis devant elle de deux minutes en deux minutes…

Au CP1, elle passera avec le neuvième chrono…

On roule d’ailleurs encore assez vite, pas loin de 100 km/h en tête, la fameuse première dune à franchir, la plus haute de Mauritanie selon Metge, est en vue…

Celle-là, les premiers la franchiront, à condition d’y croire et de ne pas envoyer les gaz déjà moralement battus…

Mais au fil du labourage, ce sera plus ardu pour les autos et les camions, les bonnes trajectoires étant bloquées par des véhicules ensablés, il faudra slalomer dans du sable retournée mille fois, les souvenirs du vrai Dakar remontent, ces fameux cols où qui passait gagnait l’étape…

Voilà on y est, Ullevalsetter progresse à 22 km/h, la montée infernale a commencé.

Et il passe comme une fleur, d’abord il est premier, donc pas de gêneur dans la montée, ensuite il est bon, enfin il aime ça.

Et le voilà au CP1, il a déjà roulé un peu plus de 100 km en 1 h 15.

 

NEWLAND PASSE DEUXIÈME TEMPS AU CP1

NEWLAND PASSE DEUXIÈME TEMPS AU CP1

 

Le CP2, avec le ravitaillement, est à 80 km.

Et oui, ça envoie, comme s’il était pressé de sortir de cette étape tellement redoutée mais adulée, à chacun son Everest !

Newland s’est arrêté, mais pas longtemps, la famille De Sousa monte, le sable st donc porteur… pour l’instant.

Les deux Portugais passent deux et trois au CP1 mais ils sont battus au chrono par Newland, notre anglais ami n’aime pas beaucoup la navigation mais il a trois traces devant lui, ce qui lui sied…

10h14, Ullevalseter arrive au CP2, avec ravito essence et petits remontants sucrés.

Suivent, au chrono, Newland, De Jesus Sousa, Hamard, Moreira de Sousa.

 

HAMARD TOUJPOURS RÉGULIER ET GUERRIER

HAMARD TOUJPOURS RÉGULIER ET GUERRIER

 

Nifontova est sept, elle en veut vraiment, c’est un cas cette nana !

Ullevalseter est aussi vraiment un cas…

Cette fameuse boucle infernale n’existe pas, il lui reste 190 bornes à se cogner, à se demander s’il ne sifflote pas en plus.

Non, bien sûr, il ne veut pas rater sa sortie du rallye raid, il sait que s’il finit normalement aujourd’hui, il sera premier à Dakar.

Il aura juste loupé le grand chelem, battu, sur une étape précédente, de quatre minutes par Newland à la suite d’une erreur de navigation.

Il roule superbement, à 110 km/h, vers le CP3, 50 km plus loin.

Quand il entre dans un cordon dunaire, il roule à 35 km/h, très régulièrement, un Viking qui aime à ce point le sable, on aura tout vu à l’Africa Race ! Il est au CP3 à 11h19, il a fait 246 km en 3 h 15, ce qui, compte tenu du paquet de dunes qu’il s’est cogné, représente une très jolie moyenne.

Le CP4 est soixante bornes plus loin.

 

NEWLAND, ENDURISTE DEVENU FANA DU RALLYE RAID

NEWLAND, ENDURISTE DEVENU FANA DU RALLYE RAID

 

Pas de changements entre le CP3 et le CP4, Ullevalseter devant Newland et la famille De Sousa, le Français Hamard est cinq.

Le Viking coupe en premier la ligne d’arrivée, il est 13 h 04, il a donc mis 5 heures pour faire les 379 km de la spéciale, dans une boucle où l’enfer était au rendez vous, c’est à croire que ce garçon vole au dessus des dunes !

Mais il y a une tradition avant lui.

Quand ses ancêtres viking ont découvert le Groënland et l’Amérique et conquis au passage la Normandie, ils traversaient mers et océans sur des drakkars, tous petits bateaux à peine couverts en cas de tempête.

Leur descendant, lui, traverse des océans de sable au guidon d’une moto, minuscule homme, minuscule véhicule dans une immensité inhumaine, c’est logique finalement, ce qui ne veut pas dire que ce soit facile, juste que les conquérants sont des costauds…

 

CHAPEAU LES NAVIGATEURS PORTUGAIS!

CHAPEAU LES NAVIGATEURS PORTUGAIS !

 

Newland est deuxième, la famille De Sousa trois et cinq, l’Italien Chiussi (on prononce quioussi) s’est glissé entre eux.

 

CHIUSSI

STEFANO CHIUSSI

 

C’est marrant d’ailleurs, j’évoquais les ancêtres maritimes d’Ullevalseter, mais les Anglais ont eu Nelson, Drake…  quand aux Portugais, ils ont été aux  XIIIème et XIVème siècles les meilleurs navigateurs au monde.

Et les Italiens ont eu Colomb, et un certain Amerigo Vespucci qui donnera son nom à l’Amérique…

Non, ces magnifiques pilotes n’ont pas volé sur les vagues de sable colossales de ce parcours, ils ont vogué…

Au fait : le Français Hamard est trois au général! Cocorico !

 

 

 

AUTOS : GÉRARD GAGNE LA SPÉCIALE,
SHAGIROV LE RALLYE !

DAVID GÉRARD, FINISSEUR DE GÉNIE

 

9 h 15, Jean Antoine Sabatier, vainqueur de l’étape de la veille, est lâché, la première auto est donc partie.

Derrière lui, Patrick Martin, Jean Pierre Strugo, Leal Dos Santos et Pascal Thomasse, celui qui joue le plus gros aujourd’hui, avec le Kazakh Shagirov, qui part neuvième suite à son énorme plantage de la veille, plantage vu ci-dessus dans notre séquence «émotions»…

En tête, on roule carrément à 170 km/h, ça met en forme de bon matin pour se réchauffer les muscles.

Pour le navigateur il y a des traces, pas encore de jardinage collectif chez les motards comme la veille…

 

TOMECEK ADORE LE SABLE ET ON LE VOIT !

 

Tomecek est le premier camion à partir, il a battu tout le monde la veille, Jacinto qui s‘est plantée une seule fois mais sévère et les deux Russes qui ont voulu rouler ensemble, s’entraidant l’un et l’autre, pour garder les deux premières places au général.

Dans le terrain très rapide du début de spéciale, Jacinto se fait une magnifique baston avec les deux Kamaz…

10 h 00 : Sabatier et Martin attaquent l’Everest.

Il y a quelques motards bloqués devant, c’est d’ailleurs un cauchemar  d’être motard et un peu lent quand on est repris par une auto ou un camion, regardez la photo ci-dessous, très effrayante…

 

LA MOTO EST VRAIMENT MINUSCULE DEVANT LE KAMAZ!

LA MOTO EST VRAIMENT MINUSCULE DEVANT LE KAMAZ !

 

Strugo, Thomasse, Gomez et Leal Dos Santos grimpent, lentement, 40 km/h, mais passent, derrière, Shagirov attaque cette dune monstrueuse comme une brutasse, à pratiquement 90km/h, c’est sûr que donner la puissance, en 4X4, c’est tentant.

Devant, Sabatier s’arrête, à priori planté, Martin est ouvreur des autos.

 

DÉPASSEMENTS TOUJOURS DÉLICATS DANS LES DUNES

DÉPASSEMENTS TOUJOURS DÉLICATS DANS LES DUNES

 

Au CP1, le chrono donne dans l’ordre Serradori, Choiseau, Sazonov, Gérard,  Thomasse.

Puis Thomasse, Shagirov et Strugo se plantent au même endroit !

Qui repart le premier va gagner beaucoup de temps et surtout coller le moral de l’adversaire.

C’est Shagirov qui reste planté, première erreur…

Strugo s’est également sorti de la mouise un peu tard, au moment où Tomecek arrivait.

Thomasse a repris dix minutes à Shagirov.

Mais il reste 280 km de spéciale !

Et Martin se plante !

Serradori aussi, Leal Dos Santos kif kif

Thomasse est passé, à 24 km/h, mais il est passé.

Sabatier est à nouveau ouvreur des autos.

 

SABATIER SOUVENT OUVREUR MAIS PAS LEADER

SABATIER SOUVENT OUVREUR MAIS PAS LEADER

 

Derrière, Shagirov fou furieux roule à 155km/h, ça calme…

Serradori arrive le premier au CP2, suivi de Choiseau, Grigorov, Thomasse,  et on attend Shagirov pour connaître l’écart avec Thomasse.

Au chrono, une minute en faveur de Thomasse, quand j’ai dit hier que cette spéciale allait être stressante, voire exaspérante, Shagirov a pratiquement repris tout son retard et sauve donc pour l’instant sa première place au Général, il a effacé sa première erreur.

Derrière, Tomecek et Jacinto sont toujours en tête des camions, les deux Kamaz sont plantés, ou l’un des deux et l’autre l’aide, dans l’énorme dune dont parlait Metge au briefing.

 

JACINTO DEVANT LES RUSSES

JACINTO DEVANT LES RUSSES

 

C’est juste avant le CP 3 que le destin et le désert décident.

Thomasse et Serradori sont plantés alors que quelques minutes en arrière, Shagirov, qui est encore en zone rapide,  roule à 155 km/h.

S’il passe le merdier où Thomasse et Serradori se sont enlisés, Shagirov aura fait un grand pas vers le triomphe à Dakar !

Et il passe.

Sabatier est reparti, pas Thomasse.

Le jugement du désert était donc là.

 

THOMASSE SE BAT FABULEUSEMENT MAIS C4EST SHAGIROV QUI GAGNE LA GUERRE

THOMASSE SE BAT FABULEUSEMENT MAIS C’EST SHAGIROV QUI GAGNE LA GUERRE

 

À vrai dire, il y avait eu un jugement en première instance, cette étape maudite où Thomasse se perd à cinq km de l’arrivée alors qu’il avait collé 50 minutes à Shagirov !

C’est donc une sorte de confirmation de jugement en appel !

Shagirov qui est troisième au chrono du CP3, derrière Serradori et Choiseau, sur lesquels il a plus d’une heure et demie d’avance au Général…

Il a collé quatorze minutes à Pascal Thomasse.

Plus loin, avant le CP4 cette fois, nouvelle zone pourave, et l’on constate que sur une distance de 300 mètres, on trouve plantés Leal Dos Santos, Choiseau, Serradori, Thomasse et Shagirov.

 

GOMEZ INCROYABLE BRETTEUR!

GOMEZ INCROYABLE BRETTEUR !

 

Qui repart le premier ?

Shagirov bien sûr, quand on la rage et le talent, et qu’en plus on arrive à être efficace, on est intouchable…

Devant Martin et Sabatier mènent le train, mais Shagirov s’en fout, il est reparti sous les yeux de son adversaire qui lui reste tanqué.

Une sorte d’hallali…

Devant, on s’approche de l’arrivée, on roule à 175 km/h… (Guillaume Gomez).

Le rallye est pratiquement joué, mais pas la spéciale…

C’est semble t’il Guillaume Gomez le sprinter du jour…

Je dis « semble t’il » parce que les arrivées vont se succéder et il peut y avoir des surprises, même carrément plus tard…

Ce qui est le cas, David Gérard vient coiffer Gomez…

 

MARTIN A FAIT PARTIE DU SPRINT EN TÊTE

MARTIN A FAIT PARTIE DU SPRINT EN TÊTE

 

Martin trois et Shagirov quatre, le vrai homme du jour, avec le Viking à moto, est le pilote Kazakh.

Pourtant les Kazakhs n’ont pas de navigateurs…

Non, ils ont des steppes…

Et des vainqueurs très probables de l’Africa Race 2016…

Thomasse n’a que 26 minutes de retard mais l’étape de demain ne fait que 200 km avec un seul cordon de dunes.

Bon, les miracles existent aussi…

 

SHIBALOV ENCORE BATTU

SHIBALOV ENCORE BATTU

 

En camions, nouvelle victoire de Tomecek, Jacinto pouvait viser à nouveau une jolie deuxième place mais elle s’est plantée une fois de trop.

Le plus malheureux est encore Kupriakov, resté en rade en pleine spéciale…

On saura pourquoi ce soir très tard.

Résultats sur: http://www.africarace-live.com/fr/cla-etp10.html

 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos Alain ROSSIGNOL et Jorge CUNHA/Desertrun

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