LA NOUVELLE RENAULT MÉGANE : L’ÂGE DE RAISON !

RENAULT MEGANE -Photo : autonewsinfo

 

 RENAULT MEGANE


RENAULT MÉGANE -Photo : autonewsinfo

 

 

Quatrième du nom, cette Mégane 2016 est l’héritière d’une lignée née en 1995.

Forte de 6.600.000 exemplaires vendus (dans le monde), la Mégane fait partie intégrante de notre paysage automobile, mais il est vrai que son image n’a pas toujours été excellente, notamment en raison du design très particulier de la deuxième génération, tout en angle.

Les différentes versions sportives, siglées RS, ont, en revanche, réussi à améliorer de façon très nette la réputation de cette paisible berline du segment C.

Le segment C, est le segment le plus concurrentiel. Il représente quelques 30 millions de voitures vendues dans le monde en 2014, dont environ 6 millions en Europe.

Cette Mégane 4 sera commercialisée dans plus de 50 pays et constitue donc un enjeu crucial pour Renault, le droit à l’erreur étant interdit.

 

 RENAULT MEGANE -Photo : autonewsinfo


RENAULT MÉGANE -Photo : autonewsinfo

 

À priori, d’un premier regard, la nouvelle Mégane ne semble pas dépourvue d’atouts. D’un design agréable, dynamique et qualitatif, elle en impose !

Ses dimensions généreuses autant en longueur qu’en largeur, et ses porte-à-faux réduits, lui permettent d’être bien posée sur ses roues. Sa face avant ornée en son centre d’un énorme (trop énorme ?) losange, emblème de la marque, l’identifie immédiatement comme un membre de la famille.

Ce design avant, réellement apparu avec la dernière Clio, est depuis utilisé sur tous les nouveaux modèles, à l’instar, entre autre du Kadjar, de l’Espace et de la Talisman. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, bien sûr, mais ce logo nous semble un peu trop… présent, et comme disait un certain Coluche, « jusqu’où s’arrêteront-ils ? ».

 

 RENAULT MEGANE -Photo : autonewsinfo


RENAULT MÉGANE -Photo : autonewsinfo

 

La forme générale, deux volumes, est bien dans l’air du temps. Les galbes rebondis des ailes avant et arrière donnent à cette Mégane fière allure, et un brin de sportivité dont l’actuelle manque cruellement.

Les DRL (Day Running Light, ndlr) ou feux de jour, en bon français, reprennent la signature maison en forme de C. Ces DRL ornent également l’arrière, en figurant sur le hayon sous la forme d’un trait qui souligne les traditionnels feux arrière.

Que ce soit à l’avant ou à l’arrière, cette signature lumineuse ajoute de la personnalité à la Mégane. Il est à noter que cette 4ème édition de la Mégane ne sera a priori disponible qu’en version 5 portes, aucune version coupé ou cabriolet n’étant à l’étude. Le break fera son apparition courant 2016, et une tricorps sera proposée sur certains marchés, mais pas en France.

 

RENAULT-MEGANE-vue-interieure : Photo autonewsinfo

RENAULT-MÉGANE-vue intérieure : Photo autonewsinfo

 

À l’intérieur, notamment de nos voitures d’essais, la montée en gamme et en finition est évidente. Sellerie cuir, écran vertical de grande taille, des matériaux de qualité, une position de conduite pouvant convenir à tous les utilisateurs, des sièges avant procurant confort et maintien et un volume pour les places arrière très satisfaisant. Nous n’avons testé le confort arrière qu’à l’arrêt et ne pouvons donc qu’en avoir un aperçu.

L’ergonomie ne semble pas poser de problème avec, en outre, un affichage tête haute reprenant les informations de vitesse, du GPS et des panneaux indicateurs de vitesse.

Bref, de quoi donner envie de démarrer rapidement afin d’en savoir plus.

 

RENAULT-MEGANE-vue-tableau-de-bord. Photo : autonewsinfo

RENAULT-MÉGANE-vue-tableau-de-bord. Photo : autonewsinfo

 

Contact, ignition, go !

Nous prenons d’abord en mains la version DCi 130, équipée d’une boite mécanique à 6 rapports. Première impression, les vibrations du diesel sont particulièrement bien filtrées, et la boite semble d’une douceur jusque-là inédite dans la Mégane.

Au départ de notre lieu de rendez-vous situé en région parisienne à Rueil, dans les encombrements du matin, la Mégane se fraye son chemin sans problème, avertissant le conducteur des aléas pouvant survenir, grâce aux détecteurs d’angle mort et à de nombreux capteurs situés tout autour de la voiture.

Le seul bémol vient du moteur qui manque cruellement de souplesse dans cet exercice.

 

RENAULT-MEGANE-VUE-MOTEUR -Photo autonewsinfo

RENAULT-MÉGANE-VUE MOTEUR -Photo autonewsinfo

 

L’arrivée brutale de la puissance vers 1.500 tr/mn rend pénible la remontée de l’avenue Napoléon Bonaparte. Mais, l’autoroute arrive bientôt et avec lui la possibilité d’en savoir davantage. Et c’est là qu’on regrette de ne pas avoir pris davantage de temps pour comprendre le fonctionnement de l’écran. Son menu n’est pas du tout intuitif et demande un certain apprentissage, que tout futur client pourra suivre lors de la livraison de sa voiture.

Mais pour l’heure, il nous est difficile de changer la fréquence de la radio, de chercher des informations sur cet écran, qui semble pourtant pourvu de plein de qualités…

Alors, au lieu de vanter les mérites de telle ou telle application, nous allons nous contenter de conduire cette Mégane.

Avec un confort de très bon aloi, grâce notamment à d’excellents sièges, les kilomètres d’autoroute défilent qui plus est dans le plus grand des silences. Les suspensions filtrent à merveille les imperfections de la route, et au fur et à mesure que la vitesse augmente, la voiture semble survoler le bitume.

Premier bon point.

 

RENAULT-MEGANE- Photo autonewsinfo

RENAULT-MÉGANE- Photo autonewsinfo

 

À la sortie de l’autoroute, un premier rond-point permet de mettre en avant, l’agilité de cette berline de quelques 1.300 kilos. La direction est précise et réactive. Au fur et à mesure de notre trajet, la route se fait plus sinueuse, et la Mégane se révèle. Campée sur ses roues, elle reste collée sur sa trajectoire, n’étant absolument pas perturbée par trous et bosses.

Même au lever de pied, en courbe rapide, la Mégane reste fidèle à sa route. Et le tout avec un confort de suspension très au-dessus de la moyenne. Mais dans ces conditions de conduite un peu rapide, le manque de souplesse du moteur se fait vraiment sentir, et oblige de jouer avec une boite de vitesses, qui, si elle est très douce, n’en est pas moins un peu lente, et au guidage un peu élastique.

On aimerait un débattement du levier plus court, notamment sur les 3ème et 4ème rapports. Cela entache un peu un châssis aux réelles qualités de confort, de précision, d’efficacité et de tenue de route.

 

RENAULT-MEGANE- Photo autonewsinfo

RENAULT-MÉGANE- Photo autonewsinfo

 

Après ce premier test de la version Diesel DCi 130, qui sera à n’en pas douter un best-seller, nous passons à l’essai de la Mégane GT TCe 205 EDC 7 !

Un sacré nom à rallonge pour la plus puissante des Mégane 2016.

GT, pour la finition, TCe, pour essence, 205, pour la puissance en chevaux, EDC, pour la boîte de vitesses robotisée à double embrayage et 7 pour le nombre de rapport.

Ouf !

Extérieurement, rien ne distingue cette GT de la version diesel, sauf le design des jantes (également de 18’’), la calandre avant avec un motif en nid d’abeille, le bouclier avant aux larges ouvertures, et le bouclier arrière qui intègre un extracteur avec deux sorties d’échappement intégrées.

Deux sorties d’échappement pour un seul pot, qui sort à l’arrière gauche, la sortie droite étant factice. Quand on veut faire sport, on s’autorise des artifices à la limite du bon goût. Mais passons, puisque faute avouée est à moitié pardonnée !

À l’intérieur, mis à part quelques inserts bleus siglés Renault Sport, rien ne distingue le tableau de bord de la DCi 130. A part les sièges !! Nous avons droit à des semi-baquets, très enveloppants, monoblocs, qui procurent un maintien parfait.

Un homme averti en valant deux, nous essayons de faire fonctionner l’écran en étant arrêté. Ce n’est pas plus simple, mais j’arrive à trouver le mode sport, qui intervient sur la pédale d’accélérateur, la direction, la gestion de la boite EDC, et le bruit dans l’habitacle (via les hauts-parleurs).

Autres différences notables avec la Diesel, les freins de plus grand diamètre et le train arrière directionnel.

Les roues arrières tournent dans les sens inverse des roues avant jusqu’à 80 km/h afin de favoriser l’agilité et la maniabilité de la Mégane, et tournent dans le même sens au-delà de 80 km/h pour minimiser l’angle du volant en courbes rapides.

Dès la sortie du parking, on ressent immédiatement ce surcroit d’agilité. La voiture semble tourner sur place.

Au démarrage, le moteur, en mode sport, laisse entendre un ronronnement prometteur. Le sélecteur de vitesses sur Drive, puis sur Manuel, afin d’utiliser les palettes au volant, particulièrement bien placées sur la colonne de direction, et non sur le volant, afin d’être toujours à la même place. Les palettes sur le volant sont une hérésie pour un usage quotidien !

Le moteur se montre très souple en ville, bien aidé par la boîte de vitesses bien étagée. Toujours en mode manuel, les vitesses passent en souplesse et sans à-coups.

Le rythme s’accélérant, on s’amuse à monter les vitesses, à plus haut régime, prenant en main cette mécanique qui ne pense qu’à s’exprimer. Vivement sortir de cette zone péri-urbaine et d’attaquer une route sinueuse faites de virages lents et de courbes plus rapides. Hélas, notre parcours d’essai nous frustrera car ne comportant que des changements de direction et de longues lignes droites.

Dommage, car le potentiel de cette GT semble plus que prometteur, les ronds-points étant avalés à des vitesses incroyables, pour une voiture plus GT que véritablement sportive.

Mais comment juger une voiture sur des ronds-points et des lignes droites. Le confort est excellent, et le launch-control efficace !

Le launch-control, kesako ?

C’est une procédure de démarrage permettant de déposer tout ce qui roule !

Je m’explique : pied gauche sur le frein, il suffit de tirer sur les deux palettes en même temps, d’écraser la pédale d’accélérateur, et d’attendre l’affichage de 3 étoiles au centre du tableau de bord.

Au top, continuez d’écraser l’accélérateur et lâchez tout : la voiture démarre instantanément,  gérant la motricité et montant les rapports toute seule. C’est bluffant d’efficacité tout en étant complètement inutile. Marketing, quand tu nous tiens !

 

RENAULT-MEGANE- Photo autonewsinfo

RENAULT-MÉGANE- Photo autonewsinfo

 

Cette Mégane 4 semble vraiment bien née. Bien dessinée, bien construite, homogène, elle devrait remporter de nombreux suffrages et un grand succès commercial.

Il ne lui manque qu’une finition, bien que de très bon aloi, qui pourrait aisément être améliorée, les plastiques de la boite à gants et sous le tableau de bord n’étant pas dignes de ce nouveau positionnement.

Mais dès aujourd’hui, la concurrence est avertie, la Mégane is back !

La Mégane sera commercialisée à partir de la mi-janvier 2016. Elle sera déclinée en plusieurs versions de motorisation diesel et essence et 4 niveaux de finition :

Versions Diesel

DCi 90 BVM6, DCi 110 BVM6, DCi 130 BVM6, DCi 110 EDC6, DCi 165 EDC6

Versions Essence

TCe 100 BVM6, TCe 130 BVM6, TCe 130 EDC7, TCe 205 EDC7

 

Les finitions :

Life, Zen (et sa déclinaison Business), Intens, GT

La gamme de prix va de 18.200 € (TCe100 Life) à 31.900 € (TCe 205 GT)

 

On a aimé 

 

– Le design général

– L’équipement des modèles essayés

– L’agrément de conduite

– Le confort

– La sécurité ressentie

 

On a moins aimé 

 

– La complexité d’usage de l’écran multi-fonctions

– La commande de boîte de la DCi 130 BVM6

– L’étagement des rapports de la DCi 130 BVM6

– Quelques remontées de couple dans le volant (TCe 205 GT)

 

Gilles VIRMOUX

Photos : AutoNewsInfo

 

Renault

About Author

gilles