JOHANN ZARCO, UN HONNEUR NATIONAL

LE SALTO DE VICTOIRE DE ZARCO, UN GESTE DEVENU CULTE

LE SALTO DE VICTOIRE DE ZARCO, UN GESTE DEVENU CULTE

 

Nous l’avons dit ce matin vers cinq heures, Johann Zarco est donc champion du monde Moto2 pour cette saison 2015, un titre équivalent à l’ex 250 que la France n’avait pas décroché en GP depuis Olivier Jacque en 2002.

Il a obtenu ce titre avec un paquet considérable de points d’avance, quatre GP avant la fin, avant même le GP du Japon où son rival Tito Rabat, blessé à l’entraînement quelques jours auparavant, n’a pas pu rouler.

2015 est sa septième saison en GP.

Johann Zarco est de Cannes.

Il a commencé en Italie, en Minibike, avec de beaux résultats, il est deuxième en 2005 et 2006, puis il rejoint l’antichambre des GP, la Red Bull Rookies cup en 2007, il la remporte d’ailleurs, avec sept podiums dont quatre victoires en huit courses !

Il attaque le championnat du monde 125 deux ans plus tard, il termine de façon discrète, vingtième.

En 2010, il rejoint le team Ajo (celui avec lequel il est champion du monde cette année 2015 en Moto2, mais pour l’instant nous sommes toujours en 125), il, fait dix podiums, il gagne au Motegi (prémonitoire !) mais il ne décroche pas le titre mondial, qu’il laisse à l’Espagnol Nico Terol, un pilote aujourd’hui inexistant.

Il passe donc en Moto2, et là les débuts sont laborieux.

Il termine quand même dans le Top 10 mais de façon très discrète.

Il change de team, passe chez Came, qui roule avec un cadre Suter, deux podiums, mais pas de victoires.

Nouveau changement de team en 2014, il roule chez Caterham, avec encore un cadre Suter, quatre podiums mais aussi un nombre de chutes record, à ce moment là, on ne croit plus guère à la naissance d’un nouveau gros talent français…

Fin 2014, Ajo monte un team Moto2, et Zarco sera son unique pilote.

Cette fois le châssis est un Kalex, le nec plus ultra du Moto2, cylindrée où les moteurs sont tous les mêmes, seuls les châssis sont différents.

Il est en tête de course dès la première manche au Qatar mais il a un problème de changement de vitesses et il rate un peu son GP.

Puis au Texas, il termine deux et il gagne en Argentine.

Sa première victoire en Moto2.

Il est sur le podium les dix courses suivantes, avec cinq victoires, il bat donc ainsi le record français de victoires sur une saison, il a alors 78 points d’avance au général avant le GP du Japon, il lui  reste quatre GP à courir, mais son rival Tito Rabat se blesse à l’entraînement et ne peut rouler à Motegi.

Quinze ans après Olivier Jacque, c’est une très grande victoire pour la vitesse française, où les champions du monde se comptent sur les doigts…

N’ayant pas trouvé de bonne moto en Moto GP, il courra en 2016 une nouvelle saison en Moto2 avec le même team, il fera aussi quelques piges de mise au point de la future KTM de Moto GP.

Gilles Gaignault, rappelant que Johan Zarco devient donc ce vendredi, le treizième Champion du monde Français de l’histoire, en catégorie vitesse, car en tout terrain et en endurance, il y a à la pelle des dizaines !

Avant lui, furent en effet sacrés :

Jean-Louis Tournadre (1982), Christian Sarron (1984) et Olivier Jacque (2000), déjà titrés dans cette catégorie, à l’époque des 250 cc 2 temps.

Dans la catégorie 125 cc, aujourd’hui dénommée Moto 3, Arnaud Vincent (2002) et Mike Di Meglio (2008), ont eux aussi été également couronnés.

Quant à Raymond Roche (1990) et Sylvain Guintoli (2014), ils ont été sacrés Champions du monde en Superbike

Stéphane Chambon (1999), Fabien Foret (2002) et Sébastien Charpentier (2005-2006), l’étant en Supersport.

Deux autres pilotes tricolores furent aussi sacvrés

En 750cc, le regretté Patrick Pons tout 1er pilote Français couronné en sport mécaniques, en 1979, toutes disciplines autos et motos confondues.

Et, enfin le sid cariste Alain Michel, sacré, lui en 1990 !

 

Jean Louis BERNARDELLI

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