F1.A SILVERSTONE : DU SPECTACLE… UN VRAI PUBLIC ET … ENCORE DES RUMEURS !

F1-2015-SILVERSTONE-LEWIS-HAMILTON-un-vainqueur-HEU-REUX

 

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Après le GP de Grande-Bretagne, à Silverstone : Du spectacle (enfin), un (vrai) public et (encore) des rumeurs…

Neuf !

Il aura fallu attendre le neuvième Grand Prix de la saison (sur 19) pour que la Formule 1 offre enfin une course digne de ce nom.

Même si c’est toujours Mercedes (et encore Hamilton) qui gagne à la fin, au moins la procession dominicale habituelle a-t-elle été évitée dans le jardin anglais de Silverstone.

 

F1-2015-SILVERSTONE-NICO-ROSBERG-et-LEWIS-HAMILTON-MERCEDES

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Il faut donc remercier en premier lieu les deux leaders placés en 1ére ligne, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, pour avoir … loupé et raté leurs départs, ainsi que Felipe Massa et Valtteri Bottas, pour leurs démarrages  et envols fulgurants.

N’oublions pas aussi les participations actives de Ricciardo, Grosjean, Maldonado, Alonso et Button dans le bazar du premier tour, qui aura entrainé ensuite au commandement la formation d’un doublé des Williams, devant les Mercedes, et pendant une vingtaine de tours.

Certes, l’issue paraissait quand même inéluctable. Visiblement plus rapides, les flèches d’argent allaient prendre les commandes après les arrêts au stand. Ce qui s’est  effectivement produit avec Lewis Hamilton.

La messe semblait dite. Mais en Angleterre, il ne faut jamais oublier de regarder le ciel !

Ajoutons donc à la liste des remerciements, le jardinier céleste qui a eu la bonne idée d’ouvrir ses vannes d’arrosage pour le dernier tiers de l’épreuve…

 

 F1-2015-SILVERSTONE-FELIPE-MASSA-WILLIAMS-MERCEDES

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Si, d’un côté, il a précipité la perte des pilotes Williams, d’un autre côté, il a offert à Nico Rosberg l’occasion de montrer qu’il est beaucoup mieux qu’un faire-valoir pour Lewis Hamilton.

Ces quelques tours sur une piste à l’adhérence très incertaine où il a avalé successivement Bottas et Massa, puis est revenu sur les talons d’Hamilton, en lui reprenant plus de deux secondes au tour, ces tours-là valent de l’or pour le pilote Allemand.

Qu’importe si la pluie a, alors, transformé son espoir de victoire en illusion perdue…

 

F1-2015-SILVERSTONE-NICO-ROSBERG-MERCEDES

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Ces quelques boucles de grâce prouvent, aux autres et surtout à lui-même, qu’il possède les capacités pour battre le Champion du monde en titre, à la régulière.

Ce dont la majorité des observateurs et Nico Rosberg lui-même doutaient très fortement pendant le premier tiers de la saison.

Il doit donc puiser là toute la confiance qui lui a fait défaut précédemment pour s’accrocher et apporter le spectacle du duel indispensable au lustre de la Formule 1.

 

F1-2015-SILVERSTONE-LEWUS-HAMILTON-saluant-ses-fans

F1-2015-SILVERSTONE-LEWUS-HAMILTON-saluant-ses-fans

 

Il se dit aussi qu’il n’est pas de bon spectacle sans bon public. A ce point de vue, les 140.000 spectateurs présents à Silverstone ont donné une belle démonstration, eux aussi.

En particulier à l’adresse de la FOM et de Bernie Ecclestone qui tendent à éliminer au fur et à mesure les Grands Prix Européens, au profit de destinations de plus en plus exotiques, parce que plus juteuses en termes de contrats.

Aucun des pays entrés au calendrier ces dix dernières années, que ce soit en Asie ou dans les Emirats, ne draine un vrai public parce que cela ne fait, simplement, pas partie de leur culture et aussi parce qu’aucun pilote ne défend leurs couleurs.

La ferveur des Britanniques ce dimanche à Silverstone, en dépit de tarifs d’entrée prohibitifs, a ainsi apporté une dimension supérieure au show de la F1. Une valeur ajoutée, à laquelle la FOM, doit penser avant de signer l’arrêt de mort du Grand Prix d’Italie…

 

RUMEUR… RUMEUR. OU L’ON CAUSE DE LA      VENUE D’ASTON MARTIN !

F1-2015-RED-BULL-RING-RED-BULL-RENAULT

F1-2015-RED-BULL-RENAULT-INFINITI  :  CELA SENT LA FIN…

 

Enfin, ce Grand Prix de Grande-Bretagne 2015, a été aussi le théâtre de nouvelles rumeurs.

Toujours autour de la « famille » Red Bull. Comme nos révélations, la semaine dernière, sur la reprise de Lotus par Renault, le présagent, le divorce avec le constructeur Français, laisse la firme Autrichienne sans moteur au-delà de 2016.

L’option Audi, paraissant désormais sur une voie de garage, une rumeur de fourniture… Ferrari, a surgi il y a deux semaines !

Sans suite, apparemment, pour l’instant.

A Silverstone, donc, notre confrère Britannique, le très sérieux Autosport, s’est fait l’écho d’une négociation en cours entre Red Bull Racing et … Aston Martin, avec la fourniture du groupe propulseur Mercedes en filigrane.

Dans l’opération, Aston Martin interviendrait en tant que commanditaire principal, remplaçant la marque japonaise Infiniti (le haut de gamme de Nissan).

A première vue, l’attelage a une allure un peu bizarre.

Mais surtout, sa crédibilité prend du plomb dans l’aile lorsqu’apparait le nom du personnage à l’origine de ce rapprochement : Andy Palmer.

L’ancien directeur général de Nissan s’est  rappelons-le, couvert de gloire l’an dernier, avec ses propos arrogants et matamoresques et annonçant le retour et une victoire de Nissan aux 24 Heures du Mans en 2015…

Ayant depuis quitté la firme Japonaise un peu précipitamment, fin 2014, Palmer a trouvé le moyen de rebondir comme patron … d’Aston Martin !

Il aurait ainsi utilisé ses liens antérieurs (via Infiniti) avec Red Bull  pour initier ce montage, avec l’assentiment de Mercedes, qui détient 5% d’Aston Martin et cherche de nouveaux clients en F1 pour diminuer les coûts de production de ses groupes propulseurs.

Néanmoins, comment accorder du crédit à cette opération, autrement qu’à l’échelle de la communication et d’un coup marketing ?

Red Bull Racing peut-elle se contenter d’un moteur client, fut-il un Mercedes ?

Ce serait juste la garantie de terminer les courses derrière la maison-mère et le fabricant de boissons énergisantes de Fuschl am See, près de Salzbourg, supporte très mal de ne pas gagner. De ne plus gagner…

Auquel cas, les critiques virulentes ne tarderaient pas à se déverser sur Mercedes et la firme à l’étoile, n’a assurément, aucune envie de tomber dans un tel lisier.

Conclusion, malgré certains éléments cohérents, cette annonce au pays de Shakespeare pourrait se résumer dans le titre d’une de ses pièces :

 « Beaucoup de bruit pour rien ».

La suite ?

Naturellement très vite au prochain épisode !

Car il se passe toujours quelque chose dans l’univers de la F1 !

 

François DAURÉ

Photos : TEAMS et PIRELLI

F1 Sport

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