SUBARU OUTBACK : LE 5éme DU NOM

SUBARU-OUTBACK- Cinquième génération

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  SUBARU-Outback-2.0D-EyeSight


SUBARU-Outback-2.0D-EyeSight

 

Subaru Outback, le 5ème du nom !

20 ans, l’âge de raison ?

 

En 1995, Subaru allait créer la surprise en proposant à ses clients, un break Legacy surélevé portant le nom évocateur d’Outback, le fameux désert australien et ses grands, que dis-je, immensément grands, espaces.

Subaru, le spécialiste incontesté de la transmission intégrale, a ainsi ouvert la voie à ce qui allait devenir un must pout tous les constructeurs, à savoir la présence dans leur gamme de véhicules polyvalents, aussi à l’aise sur la route que sur les chemins, voire même proliférant au cœur des villes, les SUV et autres Crossover.

 

 SUBARU-OUTBACK-2-DS-


SUBARU-OUTBACK-2-DS-

 

Si cette nouvelle catégorie a avantageusement supplanté les monospaces devenus péjoratifs, il n’en demeure pas moins que nombre de SUV ou Crossover n’en ont que le nom !

En effet, le gros avantage d’un SUV est de pouvoir s’aventurer hors des sentiers battus et pour cela il est impératif de disposer de quatre roues motrices.

Or, en France, la grande majorité des SUV et Crossover vendus, le sont en traction, étant donc réduits à l’immobilisme rien qu’à la vue d’une route enneigée comme une vulgaire berline « de base ».

Mais, en cette époque de communication à outrance, avoir l’air suffit au bonheur et semble prendre le pas sur l’être !

Mais revenons à notre Outback saison 5 !

 

 SUBARU-OUTBACK-2-DS-


SUBARU-OUTBACK-2-DS-

 

S’il reprend les formes générales de grand break haut perché des versions précédentes, et notamment la dernière, ce nouvel Outback affiche une ligne plus dynamique et plus harmonieuse. La calandre hexagonale, très prisée actuellement du côté d’Ingolstadt (Audi) ou Séoul (Hyundai), est ornée en son centre du logo aux 6 étoiles cher à Subaru.

Le profil est souligné par une ligne de caisse du meilleur effet, ligne accentuée par le vitrage latéral qui donne une sensation de légèreté à cette voiture somme toute imposante avec ses 4,81 mètres de longueur.

 

 SUBARU-Outback-2.5i-S-EyeSight-interieur


SUBARU-Outback-2.5i-S-EyeSight-interieur

 

A l’intérieur, le client est roi !

Traditionnellement, l’Outback propose beaucoup d’espace à ses occupants, et celui-ci n’échappe pas à la règle. A l’avant ou à l’arrière, l’espace aux jambes est remarquable, seul le cinquième passager arrière assis au milieu sera un peu dérangé par le tunnel central, bien nécessaire pour laisser passer la transmission aux roues arrière.

Du côté du conducteur, il est très aisé de trouver sa position grâce aux très nombreux réglages du siège et du volant. Un grand américain, un européen du nord ou du sud, un petit japonais, tout le monde y trouvera son bonheur.

L’instrumentation est très lisible, sans fioriture, l’essentiel est là, sous les yeux. Le seul bémol viendrait de l’affichage de l’heure, de la température extérieure et des réglages de climatisation qui devient quasiment illisible en raison d’un reflet persistant par forte luminosité.

Le désormais indispensable écran multifonctions trône en bonne place au centre et intègre bien sûr les commandes audio, le téléphone, l’ordinateur de bord et la fonction Starlink qui permet de connaitre les informations locales, la météo et j’en passe. Cet écran intègre également le système de navigation GPS en option.

 

 SUBARU-Outback-2.5i-S-EyeSight-interieur


SUBARU-OUTBACK-2-D-S

 

Du côté mécanique, rien de vraiment neuf mais chez Subaru on cultive sa différence avec ses fameux moteurs Boxer, 4 cylindres essence ou diesel. Si le Boxer 2.5i essence ne peut être accouplé qu’à une boite de vitesses Lineartronic à variation continue, le Boxer 2.0D peut quant à lui être utilisé soit avec une boite de vitesses manuelle à 6 rapports, soit également avec la boite Lineartronic.

Notre version d’essais disposait donc du 2.0D et de la  boite Lineartronic. Dès les premiers tours de roues, la douceur de fonctionnement de cette transmission surprend : les changements de rapports se font sans aucuns à-coups, à peine perceptibles. Cela contribue au confort général d’un très haut niveau. Les filtrations des imperfections de la route sont étonnantes. On se croirait sur un tapis volant.

La version essayée était équipée de roues de 17’’ avec des pneus de section 65, et cet équipement renforce encore cette impression de douceur de conduite.

Du côté du comportement, on est dans une Subaru, à n’en pas douter : le toucher de route est unique, la neutralité quasi parfaite, avec une pointe de sous-virage si on accélère un peu trop tôt en sortie de courbe, mais rien de grave, bien au contraire.

Le petit moteur 2.0D de 150 chevaux à fort à faire pour tirer les 1620 kg de l’Outback, mais s’attèle à la tâche de façon honorable, grâce à son excellent couple de 350 Nm dès 1.600 tr/mn, et ce, malgré une boite Lineartronic un peu castratrice. La version en boite manuelle doit être plus vive. Mais de toute façon, la vocation de l’Outback, n’est pas d’être une sportive, il laisse ce rôle à sa petite sœur, la débridée, si l’on ose ce qualificatif pour une japonaise !, WRX STI.

 

  SUBARU-OUTBACK-Eyesight


SUBARU-OUTBACK-Eyesight

 

La grande nouveauté, proposée pour la première fois en Europe par Subaru, est l’apparition de l’EyeSight sur cet Outback.

L’EyeSight est constitué de deux caméras qui fonctionnent en stéréo et qui scrutent la route devant vous en permanence, prêtes à intervenir en cas d’urgence si le conducteur ne semble pas sur ses gardes.

L’EyeSight intervient sur les freins, sur l’accélérateur, sur la répartition du couple lors des cas d’urgence, et gère également le cruise-control adaptatif en régulant l’écart avec la voiture qui précède.

 

SUBARU-OUTBACK-Etesight-Les-deux-caméras-en-Stéreo

SUBARU-OUTBACK-Etesight-Les-deux-caméras-en-Stéreo

 

A l’usage, c’est bluffant : vous roulez à 130 km/h ou un peu plus (chut, il ne faut pas le dire !), cruise-control en fonctionnement, et tout à coup l’EyeSight capte une cible sur la même voie que vous qui roule moins vite. Si vous ne décidez pas de doubler en changeant de file, ou si vous ne pouvez pas, votre Outback prend en compte cette cible et ralentit en douceur jusqu’à rouler à la même vitesse, en gardant un espace de sécurité que l’on peut ajuster à sa guise.

Dès que la voiture devant change de file, votre Outback reprendra sa vitesse initiale. Si la voiture qui vous précède continue de ralentir, voire de freiner, vous ralentirez au même rythme jusqu’à l’arrêt complet.

Et suprême confort, lors du redémarrage de votre cible, votre Outback vous préviendra du mouvement et une simple pression sur le bouton du cruise-control vous permettra de vous remettre en route et suivre à nouveau cette satanée voiture qui précède.

Fonction très agréable dans les bouchons… Mais rassurez-vous, à tout moment, c’est le conducteur qui reste maître à bord et qui peut reprendre les commandes par une simple pression de l’accélérateur, des freins ou du bouton EyeSight.

L’EyeSight apporte une solution pour vaincre l’absence de vigilance au volant, mais ce n’est pas la solution. Et il sera toujours préférable d’être attentif à son environnement, à sa conduite, les sens en éveil, prêt à intervenir, être une sorte d’EyeSight de l’EyeSight…

 

SUBARU-OUTBACK-Etesight-Les-deux-caméras-en-Stéreo

SUBARU-OUTBACK-Etesight-Les-deux-caméras-en-Stéreo

 

Avec cette cinquième génération, l’Outback semble avoir atteint l’âge mûr. Pour être une vraie alternative aux premiums allemands, il ne lui manque qu’une offre d’un moteur plus puissant, afin de coiffer la gamme car, à part cela tout y est : le confort, l’équipent, le design, la qualité de fabrication, la finition, et le comportement supérieur cher à Subaru.

Qu’on se le dise, la marque Tokyoïte est injustement méconnue. Cet Outback a droit à toutes les ambitions…

 

On a aimé :

 

-Le concept de l’Outback, à l’aise partout

-Sa transmission intégrale permanente et ultra efficace

-Le comportement routier magistral

-Le confort

-L’équipement pléthorique,

-L’agrément général

-L’EyeSight pour son côté ange gardien

 

On a moins aimé :

 

-Le manque de punch du moteur 2.0D

-L’EyeSight pour le risque de déresponsabiliser le conducteur

-Le design général un peu passe-partout bien qu’élégant

-EyeSight uniquement disponible sur les versions Lineartronic

 

Les tarifs :

 

-2.0D Boxer Diesel – 150 ch

-Premium : 38.350 €

-Premium EyeSight : 40.350 € (version essayée)

-Luxury : 41.350 €

-Luxury EyeSight : 43.350 €

-Exclusive EyeSight : 45.350 €

 

2.5i Boxer – 173 ch

 

-Luxury EyeSight : 43.350 €

-Exclusive EyeSight : 45.350 €

 

Gilles VIRMOUX

Photos : CONSTRUCTEUR

 UN PEU D’HISTOIRE…

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