LE JOURNALISTE AUTOMOBILE JACQUES FARENC EST DECEDE

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 Jacques Farenc en Sologne.j


Jacques Farenc en Sologne.j

Décès de Jacques Farenc

 

 

 Fils d’un garagiste de Mazamet, également agent Alfa Romeo et Lancia, Jacques Farenc était donc tout naturellement très jeune « tombé dedans », atteint par le virus de l’automobile et de la belle mécanique.

C’est ainsi que ce « fort en maths » était devenu élève de l’ETACA (devenue ESTACA), l’école d’ingénieurs de Levallois – qui s’installera en juin prochain dans de superbes et plus modernes locaux tout spécialement conçus et adaptés pour la formation ESTACA à St Quentin en Yvelines – et dont il sortit diplôme en poche.

C’est dans  le cadre d’un mémoire de fin d’études qu’il avait pris contact avec la revue CRA (Commerce et Réparation Automobile), organe de la CSNCRA, qui faisait locaux communs avec la toute jeune agence de photos DPPI, tout près de la mairie de Levallois.

S’en suivit une embauche qui allait faire du bruit puisque le jeune « ingeniere » sortit son Technicorama qui mettaient souvent à mal les calculs biaisés des fabricants d’équipements automobiles.

Son apport fit que la feuille syndicale devint rapidement un vrai journal automobile, très orienté produit et technique. La rigueur qu’il mettait dans les essais des nouveaux véhicules le fit remarquer, sans formation particulière il devint l’un des piliers d’AutoMoto, l’émission automobile télévisée créée par le regretté Jacques Bonnecarrère, un modèle du genre … à l’époque !

Cette exposition médiatique le propulsa au jury de La Voiture de l’Année, où il retrouva l’ingénieur Jean Bernardet, de l’Equipe, puis comme rédacteur du célèbre annuel suisse, l’Année Automobile.

Gros travailleur, pas avare de ses efforts, il collaborait aussi à la revue italienne Quattroruote et à une revue belge de pneumatiques, Le Pneu.

Doté d’un joli coup de volant, il s’était spécialisé dans les épreuves de consommation, les célèbres ‘Mobil Economy Run’, là où ses dons pour le calcul et la préparation des véhicules prenaient aussi beaucoup l’importance dans le résultat final.

Lorsqu’en 1979,  toute la rédaction du « CraCra » quitta Publi Inter, il se retrouva alors tout naturellement au Journal de l’Automobile naissant, dont le premier rédacteur en chef fut l’ancien Directeur Général u quotidien L’Equipe, depuis disparu, le      , Edouard Seidler, également président du COTY Français.

Il y reprit ses activités avec une nouvelle passion en plus, les statistiques automobiles, qui n’existaient alors pas vraiment : les tableaux fouillés de « l’homme qui sortait sa calculette dès qu’il avait un moment de libre » firent la joie des commerçants des constructeurs et importateurs.

Cette omniscience de tout ce qui concernait l’automobile le désignait comme un possible rédacteur en chef, titre qu’il refusa toujours même s’il l’occupa

parfois de facto. Il ne se sentait pas compétent pour diriger une équipe et ses méthodes de travail très personnelles – ses horaires très, très matinaux notamment – n’étaient guère adaptées au travail collectif.

Avec Jacob Abbou et plein de copains de la profession, il anima dès le départ le jury de « L’homme de l’année », il connaissait véritablement tout le monde de l’automobile en France !

Ses ennuis de santé débutèrent par un évanouissement spectaculaire au Salon de Genève. Les avis inquiets des médecins ne lui firent ni chaud, ni froid, il continua ses activités sans lever le pied mais les troubles neurologiques allèrent grandissant, jusqu’à la crise grave qui le terrassa et lui valut une retraite anticipée.

Se consacrant à sa belle maison de Sologne, il avait été un chasseur passionné, soutenu par son épouse Danièle et ses deux enfants, Jérôme et Cécile, il devint cependant évident qu’il se dirigeait vers une vie de plus en plus hors du monde, ce qui fut le cas ces dernières années.

Il s’est éteint dimanche dernier 12 avril 2015, dans sa 69 ème année.

 

Jean Pierre GOSSELIN

 

Ses obséques seront célébrées  le jeudi 16/04/15 en l’Eglise de Tour en Sologne

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