F1. LE GRAND PRIX DE MALAISIE VU PAR RENAULT F1

 

RENAULT-SPORT-F1

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Ce week-end se déroule le Grand Prix de Malaisie, seconde manche du Championnat du monde de Formule 1 millésime 2015

L’occasion de faire le point avec les responsables de Renault Sport F1

 

F1 GP DE MALAISIE 2015 le circuit

DÉTAILS SUR LE POWER UNIT

ICE

 

Le moteur à combustion interne tourne à plein régime pendant environ 60% du tour. Soit l’un des pourcentages les plus élevés observés durant la saison. À titre de comparaison, cette valeur atteignait 55% en Australie, tandis que Monza demeure la référence avec 75 % du circuit.

La ligne droite des stands et celle qui la précède, avant la dernière épingle, sont les deux portions les plus longues – approximativement 1 kilomètre chacune – où l’accélérateur reste ouvert. L’ICE est à fond pendant environ 10 secondes et les vitesses de pointe peuvent atteindre 310 km/h grâce aux effets du DRS.

Les courbes 5 et 6 constituent la portion la plus rapide du tracé. Le pilote la négocie à 200 km/h de moyenne en levant tout juste le pied entre les deux virages. Le changement de direction brutal soumet les éléments internes du moteur à de fortes pressions, tout particulièrement autour du système de lubrification puisque les fluides se retrouvent « plaqués » d’un seul côté en raison des g encaissés.

Le climat malaisien étant très humide, la quantité d’oxygène présente est réduite. L’ICE doit donc en théorie bénéficier, car plus l’air est riche en eau, moins il y a d’oxygène à brûler. En revanche, comme le moteur turbo régule en permanence les pressions dans l’ICE, les effets ne seront pas aussi perceptibles.

Le circuit de Sepang est également doté de courbes moyennes et lentes, à la corde et en sortie desquelles le moteur doit bénéficier d’une remise de gaz immédiate. Le premier enchaînement, notamment, nécessite une parfaite stabilité au freinage et une réponse optimale en sortie, car il précède une longue zone de pleine charge.

 

TURBOCOMPRESSEUR

Les deux grandes lignes droites font subir d’énormes contraintes au turbo. La météo ambiante est par ailleurs une source de stress supplémentaire pour ses composants internes ; si le turbo veut produire la même puissance, sa vitesse de rotation doit être plus élevée.

L’épingle reliant les deux lignes droites, puis dans l’enchaînement des virages 1 et 2, mettent en avant le temps de latence du turbo, qui doit être le plus réduit possible. Les forces encaissées au freinage abaissent le régime de l’ICE à environ 6500 tr/mn, tandis que la vitesse du turbo diminue simultanément de moitié.

 

MGU-K

 

La plupart des virages se négociant à des vitesses moyennes et élevées, Sepang n’est que modérément exigeant pour le MGU-K. Les opportunités de récupérer l’énergie dissipée au freinage sont donc minimes, au contraire de la consommation de carburant, élevée si on la compare à d’autres circuits, comme Silverstone, où les gros ralentissements sont fréquents.

La zone de freinage du virage 1 est l’une des plus appropriées pour faire le plein d’énergie. Dans la foulée de la longue ligne droite où les moteurs tournent à plein régime, le pilote rétrograde du 8e au 3e rapport et sa vitesse est de 80 km/h à l’entrée de la courbe.

L’épingle du virage 15, abordée à environ 90 km/h, est une autre portion propice au recouvrement de l’énergie par la génératrice électrique.

 

MGU-H

 

Environ un quart du circuit de Sepang est constitué de lignes droites. Le MGU-H dispose ainsi d’une certaine souplesse pour se recharger en énergie grâce aux gaz d’échappement. Cette piste est d’ailleurs l’une des plus efficaces dans ce domaine.

Dans les courbes moyennes et rapides des deuxième et troisième secteurs, les pilotes jonglent en permanence entre les pédales d’accélérateur et de freins. L’ICE tourne à plein régime pendant environ 40 secondes, offrant au MGU-H un temps de rechargement conséquent.

 

F1-2015-Cyril-ABITEBOUL-et-Remi-TASSIN.

F1-2015-Cyril-ABITEBOUL-et-Remi-TASSIN.

 

Avant cette deuxième épreuve du calendrier de la saison 2015, CYRIL ABITEBOUL, Directeur Général de  RENAULT SPORT F1, explique :

« Le week-end du Grand Prix d’Australie a été compliqué et n’a pas répondu à nos attentes, ni à celles de nos écuries partenaires. Nous devons travailler main dans la main pour comprendre nos faiblesses, tant autour du moteur que du châssis. Grâce aux données recueillies à Melbourne, nous avons pu constater que le déficit de performance entre Red Bull et Mercedes se répartissait équitablement entre la mauvaise « driveability », la puissance moteur et le châssis. C’est donc le package dans son ensemble qui se doit de progresser et c’est pourquoi, plus que jamais, notre collaboration doit être exemplaire pour aller de l’avant. Nous avons entrepris un développement agressif et devrions en recueillir les fruits en Malaisie, d’autant que nous avons pu profiter des données de l’Australie pour revoir nos réglages. Le travail suit son cours, mais nous sommes d’ores et déjà dans une situation très différente de celle dans laquelle nous nous trouvions au soir de la première course à Melbourne. »

De son côté RÉMI TAFFIN, Directeur des opérations, précise :

« Les véritables progrès réalisés durant l’hiver n’ont pas été visibles à Melbourne. Nous sommes donc particulièrement motivés pour relever le défi de la Malaisie. Nous considérons ce Grand Prix comme un nouveau départ de la saison. Notre équipe de développement travaille sans relâche pour trouver un moyen d’améliorer la « driveability » et la fiabilité, et ainsi corriger les soucis rencontrés en Australie. Notre Power Unit a tourné au banc à Viry et de nouveaux tests se poursuivront après Sepang. Il est néanmoins important de souligner que certains problèmes ont été amplifiés par les caractéristiques particulières du circuit de l’Albert Park, à commencer par la nature de son tracé ou les températures ambiantes en constante évolution. Sur ce point, la Malaisie doit se dérouler dans un autre registre car les conditions demeurent stables tout au long du week-end. Avec l’équipe, nous pourrons donc progressivement nous concentrer sur les réglages et démontrerons al

 

F1-2015-MONTMELO-Test-26-fevrier-DANIIL-KVYAT-en-interview-Photo-Max-MALKA

F1-2015-DANIIL-KVYAT-en-interview-Photo-Max-MALKA

 

Au vu des deux premières séances des essais libres de ce vendredi matin, Renault peut être soulagé. Lors de la première des deux séances des essais libres de ce vendredi, les monoplaces propulsées par le moteur Renault sont dans le rythme

Ainsi en première séance, on retrouve Carlos Sainz Junior, Daniel Ricciardo et Max Verstappen, aux cinquième, sixième et septièmes positions. Daniil Kvyat, pointant neuvième, soit les quatre monoplaces équipées par Renault dans le Top 10 !

Lors de la suivante, ce même Kvyat signe un beau quatrième chrono, cependant que Verstappen avec la seconde Toro Rosso et Ricciardo, se retrouvent eux, toujours dans le Top 10, huitième et dixième. Carlos Sainz Junior, pointant un peu plus loin.

Premier élément de satisfaction pour le clan Renault !

Lequel naturellement demande confirmation, d’abord aux qualifications, ensuite lors du GP.

Mais, visiblement, chez Renault, on semble sur la bonne voie.

 

Sam HORNETT

Photos : Max MALKA –  TEAM et PIRELLI

 

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