UNE LECON DE PILOTAGE AVEC SOHEIL AYARI ET MAXIME BAILLEUL POUR LES 20 ANS DE CARGLASS

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Une leçon de pilotage avec Soheil Ayari et Maxime Bailleul, c’est d’une part franchement sympa mais aussi d’autre part, tout particulièrement enrichissant !

Pour fêter ses VINGT ans, Carglass, la firme bien connue de réparation et de changement de pare-brise, avait convié tout récemment quelques journalistes dont autonewsinfo, sur le circuit de La Ferté Gaucher, à une centaine de km à l’est de Paris, pour une expérience peu commune.

En compagnie de notre Rédac-chef, l’ami Gilles Gaignault, nous nous sommes naturellement précipité pour gouter aux joies du pilotage de petits bolides sur une vraie piste, maintenant que la limitation vous interdit ces réels plaisirs de rouler à haute vitesse, sauf si vous bénéficiez du statut d’hommes politiques au pouvoir, et qui eux, escortés de brigades de motards de la gendarmerie, ne se genent pas et toutes sirénes hurlantes, de ne pas respecter cette loi qu’ils nous imposent pourtant !

 

 CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-SOHEIL-AYARI


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Exploitant son long partenariat avec le grand champion qu’est Soheil Ayari, les dirigeants de la firme, proposaient en effet de se perfectionner en conduite sur circuit.

Et alors que tout le monde pensait qu’il s’agissait de monter comme passager de Soheil, la vraiment surprise – et le challenge aussi – a été grande, lorsqu’il a fallu passer… derrière le volant. Soheil Ayari ou Maxime Bailleul, montant alors à bord à la place passager, pour indiquer les erreurs et les pistes de progrès au volant des ‘ apprentis-pilotes’ des deux Lamera Cup et de la Lamborghini Gallardo LP 560.

 

 CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-La-LAMERA-CUP-SOHEIL-AYARI


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A notre arrivée pour cette inoubliable journée, le box du circuit LFG, étant effectivement occupé par deux Lamera Cup et une Lamborghini Gallardo LP560.

Encore méconnues, les Lamera sont de véritables voitures de course, destinées à des gentlemen driver ou à des débutants.

Une saison de sept courses est d’ailleurs – trop confidentiellement – organisée en France dans lesquelles, nous a-t-on dit, une bonne trentaine de voitures se disputent les victoires.

 

CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-Patrick-MARTINOLI-LAMERA-CUP

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La Lamera est une voiture à châssis tubulaire, équipé de trains avant et arrière à double triangulation. C’est une voiture biplace, ce qui permet d’organiser des journées avec un moniteur comme pour cette opération Carglass.

Le moteur est un 5 cylindre Ford de 2 litres de cylindrée équipé d’un turbo compresseur. La puissance en course est d’environ 350ch et la boite est séquentielle et avec palettes au volant.

Tout est monté sur rigidement -pas de silent-blocs comme sur les voitures de série- et les vibrations à bord de la voiture se font sentir dès le ralenti.

Les freins sont à disques ventilés de 305 mm de diamètre avec des étriers à 4 pistons.

La direction est assistée électriquement.

Elle présente une ligne compacte avec des portes en élytres. Un gros aileron arrière permet de bénéficier d’un appui aérodynamique.

Comme dans certaines autres formules pour gentlemen drivers, les pneus sont de série, en l’occurrence des Continental, avec des sculptures, permettant de ne pas avoir à gérer des changements de gomme en fonction du temps.

 

 CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-Patrick-MARTINOLI-SOHEIL-AYARI


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UN PEU DE THEORIE…

 

Avant de monter en voiture, nous avons droit à un petit cours théorique dispensé par Soheil. Il commence par présenter le circuit de la Ferté Gaucher.

Ce magnifique site, se décompose en deux demi-circuits, l’un plutôt rapide, l’autre plus lent. Les deux réunis composant un long tracé de 3600 Mètres !

C’est la version rapide qui nous est proposé.

 

 LA-FERTE-GAUCHER-vue-aerienne


LA-FERTE-GAUCHER-vue-aerienne

 

Une petite ligne droite qui permet de prendre la 4éme, une série d’enchainements rapides, une épingle, un double droit compliqué avec deux points de corde sont au menu.

Mais Soheil va rapidement à l’essentiel

« L’objectif de cette journée tout au long des différentes séries de tours que vous pourrez faire, c’est d’apprendre à freiner. Je serai content en fin de journée si vous avez compris ce que l’on appelle le freinage dégressif. Lorsque l’on attaque le freinage, il faut bien taper dans les freins. Mais il faut garder du frein, tout en relâchant progressivement la pédale, presque jusqu’au point de corde. C’est ainsi que l’on garde du train avant pour inscrire la voiture dans le virage. Si on relâche les freins trop tôt, le nez se relève, le transfert des masse n’est plus assuré sur l’avant et la voiture ne s’inscrit pas dans le virage… D’où un sous-virage, qui entraine la voiture vers l’extérieur de la piste et ne permet pas de débraquer rapidement en sortie de virage et donc d’accélérer».

Facile à dire, Soheil, toi qui a plus de vingt saisons derrière toi et de multiples courses gagnées en monoplace en F3 et F3000, en endurance en LMP2 ou en GT !

 

CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-Patrick-MARTINOLI

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AU VOLANT, ON NE PEUT PLUS RECULER!

 

Une fois installé dans le baquet, volant en mains, on ne peut plus reculer…

Bénéficiant d’un tout petit passé bien modeste au volant de quelques voitures de courses de gentleman driver, on me fait grâce du premier roulage en passager réservé aux novices.

C’est  Maxime qui me coache dans la Lamera bleue. Ce dernier, spécialiste du Kart a eu à entraîner bien des Champions en devenir.

Les futures stars françaises, Pierre Gasly et Esteban Ocon, sont passés entre ses mains expertes, lors de leurs jeunes années en karting.

Vu le niveau actuel en 2014 des deux garçons – Pierre est Vice champion en WSR en Formula 3.5 et Esteban Champion d’Europe de F3 – tous les deux désormais positionnés dans l’antichambre de la Formule 1, on se laisse à penser de l’excellence des conseils de Maxime.

De plus, notre homme aligne non moins de  quatre voitures dans la Lamera Cup.

 

 CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER


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Il me confie, avant de s’installer dans la voiture :

« Deux voitures de gentlemen drivers et deux voitures pour la gagne. Et, on a perdu le titre de peu, l’an passé »

C’est donc un spécialiste de la voiture qui va me coacher.

L’accès à bord se fait très facilement, beaucoup plus que dans d’autres voitures fermées. Une fois enjambé les traverses basse de l’arceau, on se laisse glisser dans le baquet. Puis, le siège bien réglé en longueur pour atteindre correctement les pédales, je trouve le volant très haut et surtout très près de mon embonpoint… Un mécanicien viendra agir sur la colonne de direction pour que je me sente plus à l’aise. On est sanglé par des harnais six points et les casques mis à disposition sont équipés de radios permettant de se parler entre pilote et moniteur malgré le moteur.

Contact, lancement du moteur. Cela vibre un peu au ralenti, mais le bruit n’est pas énorme, premier effet du turbo.

« Tu utilises l’embrayage pour démarrer et tu cales ensuite ton pied sur le repose-pied ».

En avant…

On fait comme il a dit et j’arrive à lancer la Lamera sans caler… Premier succès !

 

 CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-


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Et on attaque la sortie des stands… Je déploie toute ma maigre science et mes certitudes, mais je me fais bien vite reprendre, dès la fin de la première épingle. Si l’attaque du freinage est correcte, je relâche beaucoup trop tôt. Du coup, je suis empêtré lors de ré accélération, mes roues restant braquées trop longtemps et les freins n’ayant pas aidé la voiture à pivoter.

Arrive le double gauche, et là c’est la trajectoire qui pèche. Mal positionné à l’entrée du virage, Je loupe la première corde, ne vais pas assez loin vers l’extérieur entre les deux virages –faut dire que pour mes yeux d’amateur, je n’en vois qu’un seul !- et m’extrait avec difficulté du deuxième tout en étant de nouveau au mauvais endroit pour attaquer pour le droite suivan

Et ainsi de suite. Il faut bien vite retrouver l’humilité et écouter les conseils prodigués dans son casque !

La puissance de la Lamera n’est finalement pas si impressionnante que j’en avais la crainte, mais le freinage et le grip mécanique en virage me semblent particulièrement excellents et ne vois pas comment aller chercher les limites.

Au fil des tours le freinage et les trajectoires s’améliorent –je n’irai pas jusqu’à dire s’affinent-, mais on rentre déjà au stand au bout de six tours pour assimiler tout cela.

 

 CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-Patrick-MARTINOLI-La-LAMERA-CUP-SOHEIL-AYARI


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ET QUAND C’EST FINI, CELA RECOMMENCE…

 

Deuxième expérience. Je demande à Soheil de me prendre comme passager pour que je regarde et observe bien comment il fait.

Et nous voilà parti dans la Lamera blanche. Et je peux vous dire que cela ne va pas au même rythme qu’avec votre serviteur, bien que Soheil soit plus dans un mode explication que performance !

Il décompose alors par exemple ce fameux freinage dégressif indispensable mais si difficile à exercer. Et je m’aperçois en fait qu’il ne freine que du pied gauche.

En souriant, Soheil, m’explique :

 « Ce n’est pas par nécessité ou recherche de la performance, mais par habitude. On reste plus performant en étant à l’aise avec son pied droit que malhabile avec le gauche.

Une habitude qui vient visiblement de loin, des années karting !

Après quelques tours d’explication, on inverse les rôles. L’élève se trouve bien petit face au Maître !

Durant cette nouvelle série de six tours, les conseils ne manquent pas :

« Pas tout de suite les freins, tiens les plus longtemps ; hop on accélère ; top, top, top on passe ses vitesses ; on vise la quille de sortie de virage pour élargir au mieux sa trajectoire ; on regarde loin et pas  le bout de son capot ».

Une nouvelle fois il est difficile de mettre bout à bout, tous les conseils sur ce petit circuit ou tout s’enchaine rapidement.

Mais petit à petit on s’améliore.

 

 CARGLASS-Journee-pilotage-Circuit-LA-FERTE-GAUCHER-Patrick-MARTINOLI-Essai-de-la-LAMBORGHINI


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C’est comment la Lamborghini ?

 

Avant une troisième série de tours dans la Lamera, je me repose par une série dans la Lamborghini.

Ambiance résolument différente : cuir à tous les étages, baquet moelleux, instrumentation raffinée…

Le casque fait d’ailleurs un peu incongru à bord…  La boite est aussi séquentielle avec des palettes un peu bizarres qui font plus penser à un commodo de clignotants. Le V10 de 560 ch ronronne agréablement aux oreilles.

Dès le départ l’ambiance est fondamentalement différente : un bruit agréable, une poussée franche et puissante, mais très peu de vibration et aucune réaction dans la direction.

Il convient de rappeler ici que la Lambo est une quatre roues motrices et que 20% de la puissance passe par les roues avant. En bout de ligne droite la voiture freine puissamment, mais les freins ont du boulot : la Gallardo pèse pas loin du double de la Lamera alors qu’on arrive sur le freinage quasiment à la même vitesse…

Les quatre roues motrices permettent de se sortir au mieux des virages, sans glissade exagérée, même si la voiture reste de nature survireuse. On se  prend rapidement au jeu et grâce à la puissance, on arrive à se disputer sur le circuit avec les Lamera…

 

CARGLASS - Journee pilotage Circuit LA FERTE GAUCHER -Patrick MARTINOLI -La LAMERA CUP

CARGLASS – Journee pilotage Circuit LA FERTE GAUCHER -Patrick MARTINOLI -La LAMERA CUP

 C’EST DEJA FINI!

 

Dernière série de tours, de retour au volant de la Lamera et pour tenter d’aligner tous les conseils reçus durant ces quelques heures intenses.

Cette voiture est un régal de puissance et de tenue de route. Je commence à arriver à ne plus me laisser dominer par elle. Bien que puissante elle reste parfaitement accessible aux amateurs de mon modeste calibre.

Reste à savoir si avec un peu plus d’entrainement, je pourrais aligner quelques temps corrects en course.

Impossible à savoir ce soir…

Et finalement, alors que je commençais à me prendre pour un bon pilote moyen, je remonte aux côtés de Maxime pour quelques tous en mode baptême, c’est-à-dire, suivant un rythme de course.

Et Maxime est tout aussi spectaculaire que Soheil. Freinage du pied gauche, mise en appui de la voiture, trajectoires…

Tout va très vite. On prend des accélérations longitudinales et latérales à tel point que… mon estomac s’est décroché et que j’ai dû aller le soulager en descendant de la voiture !

Après de telles expériences, on redevient plus tolérant en observant les courses. On ne se dit plus « quel âne celui-là, il rate sa corde de 3 mètres ».

Car une fois au volant, c’est totalement différent et finalement, tous les pilotes ont une certaine forme de talent…

Merci encore à la maison Carglass pour l’organisation de cette journée où bonne humeur et apprentissage ont fait particulièrement bon ménage.

Dis Monsieur Carglass, on refait pareil pour tes 21 ans ?

 

Patrick MARTINOLI

Photos : AUTONEWSINFO

 

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