LES 24 HEURES DU MANS ET L’INDUSTRIE AUTOMOBILE

 

LES 24 HEURES DU MANS ET L’INDUSTRIE AUTOMOBILE…

 

 ACO-2015-Presentation-Presse-Affiche-24-H-DU-MANS-Photo-Max-MALKA

ACO-2015-Presentation-Presse-Affiche-24-H-DU-MANS-Photo-Max-MALKA

 

En préambule à la conférence de presse de présentation des 24 Heures du Mans 2015, qui s’est tenue le jeudi 5 février à Paris, l’ACO (Automobile Club de l’Ouest) avait convié les médias généralistes et de l’industrie automobile à une conférence débat concernant l’impact du sommet de l’endurance mondial en termes industriels pour les grands constructeurs.

Devant la vingtaine de représentants de la presse ayant répondu à l’invitation, Pierre Fillon Président de l’ACO, Vincent Beaumesnil Directeur sport de l’ACO et en charge des règlements, Pascal Couasnon, Directeur de la compétition de Michelin, Darren Cox, Directeur de Nissan Motorsport Global, Wolfgang Ullrich, Directeur d’Audi Sport et Pascal Vasselon, Directeur technique de Toyota Motorsport Group, ont répondu aux questions des journalistes en présence de Frédéric Lénart, Directeur Général de l’ACO.

 

ACO-2015-Presentation-Presse-24-H-DU-MANS-jeudi-5fevrier-Photo-Max-MALKA

ACO-2015-Presentation-Presse-24-H-DU-MANS-jeudi-5fevrier-Photo-Max-MALKA

 

Après avoir initié le débat rappelant les nombreuses innovations automobiles testées et validées dans la grande histoire des 24 Heures du Mans évoquant au passage la roue démontable, les freins à disque, les essuie-glaces ou encore les phares à iode, Pierre Fillon, Président de l’ACO n’a pas manqué de rappeler le bond technologique important initié avec l’application du nouveau règlement des 24 Heures du Mans en 2014, incitant les constructeurs à consommer jusqu’à 30 % de carburant en moins et ce tout en roulant avec des pneumatiques, de plus en plus étroits en phase avec les besoins routiers actuels.

Une considération totalement en adéquation avec les défis que l’industrie automobile doit relever, notamment liés à la problématique du développement durable.

Pendant plus d’une heure, Pascal Vasselon, Wolfgang Ullrich, Darren Cox et Pascal Couasnon, ont donc énuméré les nombreux bénéfices que retirent les grands constructeurs automobiles de leur présence au Mans – au-delà de l’aspect purement sportif – en terme de marché, de technologie, de marketing, et d’images.

 

 ACO-2015-Presentation-Presse-24-H-DU-MANS-ELMS-WEC-jeudi-5fevrier-Le-Dr-ULLRICH-pose-devant-AUDI-Photo-Max-MALKA


ACO-2015-Presentation-Presse-24-H-DU-MANS-ELMS-WEC-jeudi-5fevrier-Le-Dr-ULLRICH-pose-devant-AUDI-Photo-Max-MALKA

 

Evidemment l’image que s’est créée la marque Audi à travers son implication en endurance et aux 24 Heures du Mans depuis… 1999, était au cœur du discours de Wolgang Ullrich qui insista sur le slogan cher à la marque d’Ingolstadt du « progrès par la technique » traduction de l’allemand « Vorsprung Durch Technic ».

Les innovations ainsi menées sur l’injection directe en 2001 et dont tous les moteurs essence du groupe Volkswagen bénéficient aujourd’hui, la puissance et la sobriété des moteurs Diesel de ce géant de l’automobile depuis l’avènement du moteur TDI, vainqueur en 2006, l’avènement des technologies hybrides… illustraient son propos.

Une donnée imposante marqua les esprits : En 2014, l’Audi victorieuse consomma 25 % de carburant en moins par rapport à 2013 – progression sidérante sur un an – tout en affichant des performances équivalentes!

Autre chiffre révélé alors : Entre 2006 et 2014, les Audi consomment au Mans … 62 % de carburant en moins… et cela ne les empêche pas de toujours gagner les 24 Heures !

Sans oublier, non plus,  la démarche mondiale du constructeur Allemand qui communique auprès de ses différents importateurs, en les invitant à découvrir la force de conviction de l’évènement sur tous les marchés mondiaux.

 

  PASCAL-VASSELON-TOYOTA


PASCAL-VASSELON-TOYOTA- Photo Patrick MARTINOLI

 

Pour Toyota, Pascal Vasselon, a lui précisé que les ingénieurs travaillant sur le groupe motopropulseur hybride des TS040 Hybrid, étaient les mêmes que ceux oeuvrant sur les véhicules de route et retournaient régulièrement au Japon dans les départements Recherche et Développement de Toyota Motor Corporation, forts des enseignements de la compétition.

D’ailleurs, la filiale compétition du géant Japonais? travaille actuellement sur  la bagatelle de 64 projets de recherches et développements purs, le programme ‘Le Mans’ étant l’un d’entre eux mais rejaillissant sur tous!

C’est ainsi par exemple que les travaux généraux d’équilibre inertiel des amortisseurs menés en endurance, bénéficient directement aux voitures du marché, tout comme la méthodologie aérodynamique, ou les outils de simulation employés pour amener les prototypes LM P1, au top de la performance.

 

 NISSAN-NISMO-DARREN-COX-portrait.jpg 9 février 2015


NISSAN-NISMO-DARREN-COX-portrait

 

Darren Cox, Directeur de NISMO (Nissan Motorsport Globa), a insisté, lui, sur le sommet de l’édifice marketing que constitue l’arrivée de Nissan en catégorie reine aux 24 Heures du Mans et ce face à des constructeurs d’une telle envergure, que sont Audi, Toyota et Porsche. La mythique épreuve Sarthoise, véritable vitrine mondiale du sport et des technologies de pointe.

Nissan, dont le retour aux 24 Heures du Mans s’effectue cette année, apprécie particulièrement l’ouverture d’esprit du règlement manceau, permettant d’aligner en course, des voitures très différentes.

Ce qu’est assurément la nouvelle Nissan LM GTR présentée de manière très spectaculaire lors du dernier Super Bowl aux Etats-Unis à Phoenix, il y a huit jours.En terme de marketing aussi, Nissan se différencie mais tire profit de la fabuleuse notoriété Worlwide, des 24 Heures du Mans.

 

Pascal-COUASNON-Mercredi-16-avril-2014-circuit-ISSOIRE-Photo-GREG

Pascal-COUASNON-Photo-GREG

 

Pascal Couasnon, Direceur du Département Compétition chez Michelin, n’a pas manqué de préciser que la technologie pneumatique employée aux 24 Heures du Mans, se retrouvait sous trois ans, dans les gommes proposées à la vente pour les particuliers, détail particulièrement concret, ou que les secrets de la préparation physique des pilotes et des techniciens de compétition, menés avec l’équipe de rugby de Clermont-Ferrand, étaient au fur et à mesure introduits au profit des employés des usines du Groupe.

Le responsable de la compétition de Michelin, stigmatisant le climat autophobe ambiant, rappelait aussi avec justesse que le sport automobile est le plus formidable accélérateur de progrès qui soit. Au bénéfice de tous.

 

Vincent-BEAUMESNIL-photo-Max-MALKA

Vincent-BEAUMESNIL-photo-Max-MALKA

 

En conclusion, Vincent Beaumesnil, Directeur Sport de l’ACO et en charge des règlements a donné quelques orientations sur les futurs progrès comme l’optimisation du confort du pilote, donc par transposition du conducteur, et le développement des voitures connectées, indiquait.

« L’innovation et le développement technologique dans une fourchette de coûts maîtrisés constituent les clés de mobilité du futur »

C’est l’une des raisons ayant fédéré les 263.000 spectateurs présents aux 24 Heures du Mans en 2014, au-delà de la fantastique confrontation sportive dans les différentes catégories.

 

Aurélie ELBAZ

Photos : Max MALKA -GREG -Patrick MARTINOLI

 

 

Sport

About Author

gilles