AFRICA RACE 2015: L’ATTENTE… LE CIEL GLAUQUE… LE DESERT DIT NON

ON A INSTALLÉ UN ABRI DE FORTUNE POUR S'ABRITER DU VENT ET DU SABLE

ON A INSTALLÉ UN ABRI DE FORTUNE POUR S’ABRITER DU VENT ET DU SABLE

 

Il n’y a rien de pire, pour un pilote, que d’attendre.

 

 

Surtout quand il est prêt à en découdre, quand il attend la Mauritanie avec envie et un peu d’appréhension.

 

 

Alain Rossignol m’envoie une série de photos qui montrent toute la frustration d’une journée perdue dans un ciel jaune et improbable.

 

 

Alain Rossignol m’envoie aussi son rapport de la situation.

« Pas de problème de vent, mais piège pour les hélicos… Obligés de se poser à Nouadhibou pour la douane mais là, pas les minima réglementaires de visi sur un aéroport international pour pouvoir redecoller… Pas de vent mais brume de mer plus poussière dans l’air soulevée par la tempète des jour précédent, et NON définitif de la tour de controle à tout redécollage… Sur la zone de la spéciale, la visi n’était pas terrible mais elle était volable… Il n’y a plus de vent, juste de la poussière qui stagne. Aucun problème pour des raiders, mais pas de course dans le désert sans hélico pour la sécurité…Les joies de l’administration de l’aviation civile… résultat SNAFU comme on disait dans les squadrons de P47 d’attaque sol, en Normandie en juin 44 (situation normal all fucked up) »

Avec Alain, outre le désert, nous avons des passions communes, la musique, et l’aviation ancienne, il est un fana du meeting de la Ferté Alais.

D’où cette référence au fameux « Snafu », dans l’aviation on adore les abréviations,  en français cela donnerait « Situation normale, c’est le bordel… »

 

 

Et ce jour où l’Africa Race entre en Mauritanie, après un temps infini passé à la douane, tout le monde se retrouve au départ de la spéciale… à ne pas pouvoir prendre le départ, parce que d’abord certaines motos arrivent tard, à cause de la douane, ensuite parce que l’on attend que la visibilité glauque s’améliore.

 

 

Il ne s’agit pas d’une tempête de sable, qui oblige même les caravaniers à s’arrêter et s’abriter derrière leurs dromadaires, mais d’un vent fort qui la veille a soulevé une sorte de brouillard jaunasse, peu agréable mais roulable, en revanche, la visibilité verticale n’est pas suffisante pour une surveillance aérienne par hélicos.

 

CERTAINS EN PROFITENT POUR TRAVAILLER, NIFONTOVA EST UNE VRAIE STAR

CERTAINS EN PROFITENT POUR TRAVAILLER, NIFONTOVA EST UNE VRAIE STAR

 

Un hélico ou un avion peuvent décoller dans des conditions effroyables parce qu’ils sont en puissance.

L’atterrissage est en revanche toujours délicat, même par grand beau temps,  sans vent et avec de la visi, alors avec le vent et pas de visi vers le bas, difficile de faire dans le léger…

 

QUAND LE CIEL EST JAUNE? LE PORTUGAL ET LA RUSSIE PEUVENT FRATERNISER

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Et les autorités aériennes n’ont pas donné l’autorisation de décoller de l’aéroport de Nouadibou…

La décision d’annuler était logique, attendre encore signifiait qu’en cas de pépin, les concurrents finiraient les spéciales de nuit et qu’en plus, en cas de blessure, si le repérage est facile avec le GPS Iritrack,  l’atterrissage est parfois impossible.

 

 

Demain, grosse étape de plus de 400 km,  la Mauritanie, on va l’attaquer très fort, au lieu de commencer par une petite étape prévue aujourd’hui.

René Metge parle d’un océan de dunes, ça va être une reprise très dure, colossale.

On l’a dit, le désert ça se mérite, là il va falloir l’aimer très fort pour admettre d’en baver à ce point là…

JEAN LOUIS BERNARDELLI

PHOTOS ALAIN ROSSIGNOL ET JORGE CUNHA/DESERT RUN  

 

 

 

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